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Le dimanche 11 décembre 2011 à 16 h

Oratorio de Noël de Saint‐Saëns | Cantate 191 de Bach
Des oeuvres chorales évoquant la Nativité
avec l’Ensemble vocal Les Jongleurs

L’Ensemble vocal Les Jongleurs présentera pour son concert de Noël l’Oratorio de Noël (opus 12) de Camille Saint‐Saëns et la Cantate 191 de Jean‐Sébastien Bach. Le concert se tiendra le dimanche 11 décembre 2011 à 16 h à l’église Saint‐Denis de Montréal.

Comme pour Haendel et son Dixit Dominus, l’Oratorio de Noël, achevé en 1858, est l’oeuvre d’un tout jeune compositeur; Camille Saint‐Saëns n’avait alors que 23 ans. Il est vrai que ce jeune compositeur surdoué affichait une feuille de route impressionnante : Prix d’Orgue du Conservatoire de Paris, Prix de Composition de Bordeaux, organiste à l’église de la Madeleine, il faisait déjà l’admiration d’Hector Berlioz et de Franz Liszt qui le décrivait comme « le premier organiste du monde ». Toujours très mélodique, cet Oratorio évoque par dix mouvements contrastés les images marquantes de la nativité. Des tableaux sonores si vivants qu’on y voit presque les bergers rassembler leurs troupeaux ou les anges nous annoncer la naissance du Christ. N’oublions pas que Saint‐Saëns sera plus tard un des premiers compositeurs pour le cinéma. Cinq solistes, un appareil orchestral important, un piano, un orgue, et bien entendu un choeur seront à l’oeuvre pour nous replonger dans l’ambiance de Bethléem il y a plus de 2000 ans.

À l’inverse, c’est un Jean‐Sébastien Bach à la fin de sa vie, mais au sommet de son art qui écrira la Cantate191. Présentée en 1745, soit 5 ans avant le décès du compositeur, cette seule cantate en latin de l’oeuvrede Bach est préfixée «J.J. Festo Nativit: Xsti », célébration pour la naissance du Christ. Composée en 1742, elle reprend presque intégralement une messe de 1733 et sera intégrée trois ans plus tard parmi les 27 mouvements de sa grandiose Messe en Si Mineur. L’oeuvre s’ouvre sur un Gloria in exclesis deo preoratoriem (avant le sermon) que livre le choeur. Vient ensuite un duo (Gloria Patri et Filio et Spiritui sancto) destiné à suivre le sermon, puis le choeur conclu avec un brillant Sicut erat in principio . La forme fuguée et l’écriture contrapunctique caractéristique de Bach sont omniprésentes, une dentelle sonore mettant les choristes à rude épreuve, mais ravissant toujours le public.

L’Ensemble vocal Les Jongleurs explore, à chaque nouvelle saison, des oeuvres classiques et baroques toujours plus complexes. Présenter des oeuvres de qualité adaptées à la maturité grandissante du groupe, c’est le défi du directeur musical, Andreï Bedros, qui se donne pour mission de diversifier la palette musicale montréalaise !

Originaire de Roumanie, Andreï Bedros est diplômé du Conservatoire de musique de Bucarest. Il est choriste au sein de l’Ensemble de l’armée roumaine, dans la chorale de la radio‐télévision de Bucarest, puis professeur de musique et
maître de chapelle de la cathédrale de Bucarest. À son arrivée au Québec en 1979, il se spécialise en direction chorale à la faculté de musique de l’Université de Montréal où il fait également partie du Petit Ensemble sous la direction de Jean‐François Sénart. De 1985 à 1987, il est directeur artistique du Choeur symphonique de Sherbrooke et assume, pendant 12 ans (1981‐1993), les fonctions de maître de chapelle à la cathédrale Saint‐Antoine de Longueuil. Il dirige
actuellement plusieurs chorales dont l’Ensemble vocal Les Jongleurs depuis 1981.

Oratorio de Noël op. 12de Saint‐Saëns /
Cantate 191 de Bach
par l’Ensemble vocal Les Jongleurs
sous la direction de Andreï Bedros
avec solistes, orgue et orchestre

Dimanche 11 décembre 2011 à 16 h

Église Saint‐Denis
454, avenue Laurier Est
(Métro Laurier, sortie Laurier)

Prix à la porte : 20 $
(entrée gratuite jusqu’à 14 ans)

Renseignements : 514 523‐6376
www.lesjongleurs.ca