Art et culture
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Le jeudi 4 décembre 2014 – 20 h
et dimanche 7 décembre 2014 – 14 h 30

Masaaki Suzuki
Les grandes voix de Bach et de Mendelssohn
Bach et Mendelssohn sont à jamais liés, l’aîné ayant servi de révélateur au cadet, qui allait plus tard tirer de l’ombre les Passions et d’autres pages de Bach… Sous la direction du chef d’orchestre japonais Masaaki Suzuki, l’OSM interprétera la populaire Suite pour orchestre no 3, dont on reconnaîtra le célébrissime « Air sur la corde de sol », et le Magnificat, entendu pour la première fois pendant la période de l’Avent en 1723. De Mendelssohn, le programme propose le Psaume 115, op. 31, « Nicht unserm Namen, Herr », et la Symphonie no 4, dite « Italienne », qu’un critique de l’époque décrivit comme « une composition qui résistera au passage des ans ». L’histoire, on le constate, lui a donné raison. En 2012, Masaaki Suzuki a reçu le prix Bach de la prestigieuse Royal Academy of Music de Londres ainsi que la Bach Medal de la ville de Leipzig. Après l’enregistrement d’une intégrale des cantates sacrées du compositeur saluée par la critique et qui fait aujourd’hui référence, Masaaki Suzuki se consacre actuellement à l’enregistrement de ses cantates profanes. Outre celles du Choeur de l’OSM, on entendra les voix de la soprano Hélène Guilmette, le contre-ténor Robin Blaze, le ténor Colin Balzer et le baryton Christian Immler.

CE QUE J’EN AI PENSÉ

Concert intéressant présenté en clôture du Festival Bach de Montréal. L’OSM était dirigé avec beaucoup de souplesse par le chef d’orchestre japonais Masaaki Suzuki. La première partie du concert n’est qu’instrumentale et commence avec la suite no 3 de Johann Sebastian Bach dont on reconnaît l’air immédiatement. Suit alors la symphonie no 4 de Mendelssohn dont on reconnaît aussi la mélodie. Les voix ne se font entendre qu’après l’entracte. Tant le psaume 115, op. 31 de Mendelssohn que le Magnificat, BWV 243 de Johann Sebastian Bach sont réussis. Le choeur nous émeut. La voix d’Hélène Guilmette est claire et parfaitement posée. La partition d’alto est chantée superbement par le contre-ténor Robin Blaze et le baryton Christian Immler se fait entendre surtout en sonorités basses. Le ténor Colin Balzer n’a pu donner sa performance et c’est Le choriste Bernard Cayouette qui l’a remplacé et a donné une bonne prestation.

Je me demandais quelle sorte d’instrument accompagnait les voix d’une douce musique et c’est en fouillant dans le programme que j’ai constaté qu’il s’agissait d’un célesta. Le résultat était très agréable à l’oreille. Maestro Suzuki savait doser parfaitement l’intensité des instruments et laisser place aux voix.

Pour plus de détails

Maison Symphonique
1600 rue Saint-Urbain

Pour consulter la programmation complète de la 81e saison et réserver vos billets en ligne : www.osm.ca