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Les Productions Cormoran et La Poesia présentaient lundi dernier, le 13 juin, la dernière de la saison au Café Sarajevo.

Sept conteurs étaient en scène ce soir-là, sept façons bien différentes de voir les choses et de raconter.

Yves Robitaille nous a raconté une histoire d’âne qui au fond n’était pas si âne que ça.

Jean-David Morneau y est allé d’un conte climatisé de Sibérie, fort rafraîchissant en cette journée de canicule.

Le conte d’Éric Gauthier était particulièrement original. Toute son histoire était inventée autour d’une salle de lavage dans une résidence d’étudiants, l’histoire d’un dieu nommé Inglis, ayant la dualité laveuse/sécheuse; une vraie histoire de religion, sans oublier les sacrifices mensuels qui doivent être faits pour apaiser ce Dieu vorace.

Isabelle Saint-Pierre nous a raconté l’histoire de Rose-Hélène qui jouait de finesse avec la mort mais qui se rend finalement au rendez-vous.

Julie Turconi nous a offert un conte érotique avec un petit chaperon rouge très moderne et une finale bien différente de l’histoire originale. Très réussi.

Eric Chalifoux est né dans Lanaudière et il fait dans le conte plus traditionnel. Il nous a raconté l’histoire de la p’tite jument noire qui a cassé son « baccul ». Il me semblait entendre mon grand-père raconter ses souvenirs d’enfance.

François Xavier Liagre trouvait que ça manquait de diable et nous a offert l’histoire de celui qui met la zizanie dans un village. Une jolie façon de raconter la réalité.

Des conteurs qui s’amusent et un public qui en fait autant.

Les conteurs reviendront cet automne. Je vous en reparlerai très certainement.

0 Au secours, 1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément