Art et culture
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Les 26, 28, 29, 31 mars 2008 à 20 h
et 30 mars 2008 à 14 h


L’heure espagnole de Maurice Ravel
et
Le secret de Suzanne
de Ermanno Wolf-Ferrari

Une présentation de L’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, en collaboration avec l’École nationale de théâtre du Canada et le Monument-National

Pour une quatrième année, les jeunes chanteurs de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal et les finissants de l’École nationale de théâtre du Canada (ENT) proposeront leur propre production, deux comédies lyriques en un acte : L’heure espagnole de Maurice Ravel, au ton à la fois subtil et truculent, et Le secret de Suzanne d’Ermanno Wolf-Ferrari, opéra bouffe qui annonce sur une note enjouée l’émancipation des femmes. Ces deux comédies s’attardent à la vie conjugale après le mariage, où les amants se cherchent et se désirent. Ici pas de héros éthérés et d’héroïnes évanescentes, les personnages ne parlent plus d’amour, ils le font !

Pour leurs débuts à la compagnie, le chef Alain Trudel dirigera l’Orchestre de l’Opéra de Montréal et Gilbert Turp assurera la mise en scène. Moïka Sabourin (ENT) a imaginé un décor unique pour les deux opéras, transposé en 1910, et Cynthia Saint-Gelais (ENT) a conçu les costumes et accessoires et Alexis Rivest (ENT) les éclairages. Une production de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal en collaboration avec l’École nationale de théâtre du Canada et le Monument-National.

Scènes de vie conjugale chantées sur fond de jalousie et d’émancipation

L’heure espagnole

Comédie musicale en un acte de Maurice Ravel (Ciboure , 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937)
Livret de Franc-Nohain – Création le 19 mai 1911, Opéra-Comique, Paris
Chanté en français avec surtitres français et anglais

Distribution
Concepcion, épouse de Torquemada : Mireille Lebel/Sarah Myatt (mezzo-sopranos) en alternance ;
Gonzalve, poète et amant de Concepcion : Antoine Bélanger (ténor) ; Torquemada, horloger : Thomas Macleay (ténor) ; Ramiro, muletier : Pierre-Etienne Bergeron (baryton) ; et Don Inigo Gomez, banquier : Stephen Hegedus (baryton-basse).

Une boutique où les horloges ont des oreilles
et une horlogère qui a du ressort !

L’action se déroule dans la boutique de l’horloger Torquemada. Concepcion (qui n’a rien d’Immaculée !) rappelle à son mari Torquemada, qu’il doit aller, comme chaque jeudi, régler les pendules municipales. Celui-ci prie le muletier Ramiro, venu faire réparer son indispensable montre, de l’attendre dans sa boutique, ce qui contrarie fort Concepcion, qui avait prévu un rendez-vous galant avec son amant, le poète Gonzalve. Concepcion aura fort à faire pour se débarrasser de visiteurs importuns. S’en suit un jeu de déménagements et de cachettes à l’intérieur des horloges où se dissimulent les prétendants. À cela s’ajoutent la ruse du riche banquier Don Inigo, venu faire sa cour à l’horlogère, et la rentrée inopinée du mari. Aucun de ses amants ne répondant à ses attentes, Concepcion découvrira les charmes rustiques du muletier Ramiro, son poète étant plus fort en parole qu’en acte… Coucou, cocu, il faut (bien) vivre sa vie !

Ravel, maître des sonorités raffinées et du renouvellement du langage musical

Ravel compte avec Debussy parmi les compositeurs français les plus importants de sa génération. Il a contribué au renouvellement du langage orchestral, en donnant vie à de nouvelles impulsions musicales. Dans L’heure espagnole, la présence de cloches, de carillons, fouets, célesta, sarrussophone… d’instruments « nouveaux » ainsi que le traitement particulier des autres instruments (cors en sourdine, glissandi de trombone…) transmettent un riche vocabulaire sonore qui sera très prisé par les compositeurs contemporains. Malgré sa renommée mondiale, ce premier opéra de Ravel, composé en hommage à son père, ne reçu pas les louanges du public et de la critique qui jugèrent l’œuvre trop osée, voire «pornographique».

Le secret de Suzanne (Il Segreto di Susanna)
Opéra bouffe en un acte de Ermanno Wolf-Ferrari (Venise, 12 janvier 1876 – 21 janvier 1948)
Livret de Enrico Golisciani – Création en 1909 à Munich
En italien avec surtitres français et anglais

Distribution
Les jeunes mariés, Suzanne : Caroline Bleau/Leticia Brewer (sopranos) et le comte Gil : Patrick Mallette/Sébastien Ouellet (barytons) en alternance . Santa : Oriol Tomas (comédien – rôle muet).

« Si l’œil est trompé, le nez lui ne l’est point » … et encore !

À l’heure de l’ère anti-tabac, Le secret de Suzanne se reporte à une époque où fumer pour les femmes relevait de l’interdiction. Si une odeur de fumée se répandait dans une pièce, elle ne pouvait venir que d’un homme, sauf que… Convaincu d’avoir vu son épouse Suzanne dehors malgré son interdiction de sortir, Gil, un jeune comte marié depuis peu, soupçonne sa femme d’avoir un amant. Ses suspicions sont renforcées par l’odeur de tabac qui flotte dans l’appartement… et même sur les vêtements de Suzanne ! Gil finira par découvrir un tout autre secret… Et l‘objet de discorde deviendra alors un calumet de paix.

Wolf-Ferrari, maître du burlesque et de la résurrection de l’opera buffa

Compositeur fécond et grand défenseur du patrimoine lyrique italien, Ermanno Wolf-Ferrari, musicien cultivé, n’adhérait pas aux courants avant-gardistes de son temps (pas plus qu’à la politique culture du Troisième Reich). Il aimait distraire et s’opposait au monumentalisme sonore de son époque, préférant les petits orchestres, assurant ainsi plus de transparence. Le secret de Suzanne mêle dialogues parlés, récitatifs et ariosos. Maître en matière de rythme, il s’impose ici comme un orchestrateur né, doué d’un sens aigu de la comédie, créant maints contrastes entre l’agitation des échanges entre les protagonistes et le calme et la sensualité du plaisir solitaire.

Distribution

Les chanteurs de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal
Les finissants de l’École nationale de théâtre du Canada

CHEF D’ORCHESTRE – Alain Trudel (Canada)
Il dirige orchestres symphoniques et chambristes sur trois continents, dans des œuvres couvrant toutes les époques. En 2006, il devient chef titulaire de l’Orchestre de la Radio de Radio-Canada et de l’Orchestre symphonique de Laval. Le Manitoba Chamber Orchestra vient de le nommer conseiller artistique pour les saisons 2007 à 2009. Depuis 2004, il est chef du Toronto Symphony Youth Orchestra. Il a dirigé la plupart des orchestres canadiens, de même que des orchestres internationaux : Orchestre de chambre de Hong Kong, Orquesta Sinfonica de Guatemala, Orchestre de chambre métropolitain de Tokyo, Northern Sinfonia de Grande-Bretagne et plusieurs autres. Au disque Alain Trudel apparaît comme tromboniste et chef d’orchestre sous étiquettes Naive, ATMA, Warner et Naxos.

METTEUR EN SCÈNE – Gilbert Turp (Canada)

Comédien, écrivain et professeur d’art dramatique depuis maintenant 30 ans, Gilbert Turp a mis à profit son amour de la musique depuis 2006 en mettant en scène deux spectacles d’opéra. Une version pour enfants des Noces de Figaro de Mozart, qu’il a adaptée et mise en scène en décembre 2006 pour l’Orchestre symphonique de Laval, sous la direction d’Alain Trudel, avec les chanteurs de l’Atelier d’opéra de l’Université de Montréal et en mars 2007, l’Atelier d’opéra du Conservatoire de musique de Montréal, qui présentait Les mamelles de Tirésias, de Francis Poulenc, précédé d’une courte farce de Jacques Ibert, Angélique. À l’automne 2006, il a publié un essai portant sur l’art dramatique : La culture en soi (Leméac).

Salle Ludger-Duvernay du Monument-National

Billets à la pièce à partir de 35 $

Billetterie : Monument-National (514) 871-2224 | PdA (514) 842-2112 / 1 866 842-2112

InfOpéra : www.operademontreal.com

Prochaine production de l’Opéra de Montréal

Madame Butterfly de Puccini
24, 28 mai, 2, 5, 7 juin 2008 à 20 h & 31 mai 14 h, salle Wilfrid-Pelletier de la PdA
l’Orchestre Métropolitain du Grand Montréal et le Chœur de l’Opéra de Montréal,
sous la direction de Yannick Nézet-Séguin – Production de Opera Australia

En collaboration avec La Presse – The Gazette – Fondation Jacqueline Desmarais – Société musicale André-Turp – Conseil des arts et des lettres du Québec – Patrimoine canadien