Art et culture
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L’HOMME ÉLÉPHANT

Jusqu’au 3 mars 2018
Une ode au courage et à la dignité humaine
Une pièce de BERNARD POMERANCE
Traduction et mise en scène JEAN LECLERC
Avec BENOÎT MCGINNIS, ANNICK BERGERON, DAVID BOUTIN, SYLVIE DRAPEAU, CHANTAL DUMOULIN, GERMAIN HOUDE, ROGER LA RUE, HUBERT PROULX
Assistance à la mise en scène ALAIN ROY
Décors OLIVIER LANDREVILLE Costumes SUZANNE HAREL Accessoires ALAIN JENKINS Éclairages CLAUDE ACCOLAS Musique GUILLAUME ST-LAURENT
Maquillages et coiffures AMÉLIE BRUNEAU-LONGPRÉ Perruques RACHEL TREMBLAY

L’INTRIGUE
En 1884, Joseph Merrick était exploité comme phénomène dans les théâtres itinérants pour pouvoir survive. Il rencontre alors le Dr. Treves dans une boutique de Whitechapel Road en face du Royal London Hospital. Peu de temps après, quand l’Angleterre victorienne décide d’interdire les exhibitions de phénomènes humains, il est contraint de quitter Londres pour l’Europe. Son retour en 1886 cause une émeute à la gare de Liverpool. Il sera sauvé par la police qui contacte le Dr. Treves, qui le prend en charge au Royal London Hospital. Grâce au directeur de l’hôpital, Francis Culling Carr-Comm, qui fit paraître dans le Times une annonce pour recueillir des fonds afin de subvenir aux besoins et au logement de l’Homme éléphant, Joseph Merrick peut vivre des derniers jours comme résident permanent de l’Hôpital de Londres jusqu’ à sa mort accidentelle à l’âge de 27 ans.

CRITIQUE
Un décor assez inusité mais joli, la pièce située à l’arrière de l’immense horloge du Royal London Hospital. C’est là qu’on a hébergé Joseph Merrick jusqu’à sa mort. Le pauvre Merrick est joué magnifiquement par Benoît McGinnis. On ne l’a pas rendu éléphantesque mais son corps est complètement tordu, Même torse nu et en shorts, il ne perd pas cette démarche claudicante et maladroite. Les maquilleurs lui ont probablement ajouté quelques bosses au visage mais c’est sa démarche qui rend son corps difforme. Jouer un être aussi mal en point physiquement pendant une heure trente minutes est en soi un exploit, mais qu’il nous fasse ressentir en plus l’intelligence, la délicatesse, la tendresse de Joseph Merrick, c’en est un autre que Benoît McGinnis réussit avec magnificence. Bien sûr, chacun des autres personnages est très bien rendu et je pense que la qualité de leur jeu a aidé Benoît McGinnis à s’acquitter si parfaitement de la tâche difficile qu’on lui a confiée.

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0 Au secours, 1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément

Au Théâtre du Rideau Vert
4664 rue Saint-Denis
(métro Mont-Royal ou Laurier)
Billetterie : 514.844.1793 ou sur le site http://www.rideauvert.qc.ca

Crédit photo: Jean-François Hamelin