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Les 23, 27, 30 mai, 1er et 4 juin 2009 à 20 h


L’Opéra de Montréal
présente
Lucia di Lammermoor
de Gaetano Donizetti

Aimer à la folie
L’Opéra de Montréal clôture sa 29e saison avec une production éclatante, véritable chef-d’œuvre du bel canto, Lucia di Lammermoor de Gaetano Donizetti. Œuvre tragique la plus célèbre du compositeur italien, Lucia di Lammermoor remporte toujours les suffrages des amants de l’art lyrique. Pour faire vivre ce drame amoureux, lieu des émotions exacerbées – qu’on pense à la scène de folie délirante de Lucia –, l’Opéra de Montréal a réuni une distribution pétillante avec, dans les rôles-titres, deux étoiles montantes de la scène lyrique internationale : la soprano colorature cubaine Eglise Gutierrez dans le rôle de Lucia et le ténor américain Stephen Costello dans celui de son amant Edgardo. S’illustrant dans la peau des héroïnes belcantistes, Eglise Gutierrez, pour qui le rôle de Lucia est devenu une signature, recevait notamment le titre d’« Artiste de l’année 2009 » au Savonlinna Opera Festival en Finlande. Dans cette production du Dallas Opera, le baryton Jorge Lagunes (Enrico), la basse Alain Coulombe (Raimondo), le ténor Antoine Bélanger (Arturo), le baryton-basse Pierre-Étienne Bergeron (Normanno) et la mezzo Sarah Myatt (Alisa) complètent la distribution. La mise en scène est signée David Gately; les éclairages sont d’Anne-Catherine Simard-Deraspe. Le chef américain Steven White dirige l’Orchestre Métropolitain et le Chœur de l’Opéra de Montréal.

À l’affiche depuis 1835 !

Lucia di Lammermor est certes un opéra spectaculaire et l’on peut comprendre que l’œuvre n’ait jamais quitté l’affiche depuis sa création en 1835 obtenant les grandes faveurs des mélomanes du monde entier malgré son sujet sombre et fantastique. Toute l’action se déroule sur fond de luttes entre familles rivales et dans le contexte des guerres entre catholiques et protestants. Le livret est une habile adaptation du roman de Walter Scott La fiancée de Lammermoor (1819), lui-même inspiré d’un fait divers réel qui s’était déroulé en Ecosse au XVIIe siècle au cours duquel une noble jeune femme avait assassiné, la nuit de ses noces, son époux détesté, et était devenue folle à la suite de ce crime.

Dans Lucia di Lammermoor, le génie de Donizetti se décline tant par une solide construction dramatique que par une somptueuse richesse mélodique. Donizetti réussit, par sa musique, à caractériser à la perfection les personnages devenus des archétypes de l’opéra à la fois belcantiste et romantique italien. Écrit en six semaines, dans une période très prolifique du compositeur, Lucia di Lammermoor concilie avec beaucoup d’équilibre un chant d’une très grande virtuosité et un dramatisme soutenu. Et bien que le sommet de l’œuvre culmine au troisième acte dans la célèbre scène dite « de la folie » de Lucia, qui requiert de l’interprète technique, souplesse et agilité, Donizetti maintient l’intensité dramatique au fil d’ensembles vocaux (notamment le célébrissime sextuor au final du deuxième acte) et de choeurs. Le rôle d’Edgardo, l’amoureux enflammé qui rejoint Lucia dans la mort, illustre de façon poignante le maelström d’émotions du héros romantique.

Plus d’une interprète ont immortalisé le rôle de Lucia et chanté la partition exigeante de l’héroïne de Donizetti, qu’on pense à Nelly Melba (1889), Lily Pons (1935), et plus près de nous, Maria Callas (1952) et Nathalie Dessay (2002 – version française).

L U C I A D I L A M M E R M O O R
de GAETANO DONIZETTI

A R G U M E N T

En Écosse, à la fin du 17e siècle, un château dans des landes brumeuses. Enrico veut donner sa sœur Lucia en mariage à Arturo, union qui pourrait rétablir la situation financière précaire de sa famille. Mais Lucia aime l’ennemi juré de son frère, Edgardo, avec qui elle a échangé des serments d’amour éternel. Enrico fait pression sur sa sœur qui, désespérée, finit par céder. Mais au beau milieu de la célébration du mariage, Edgardo surgit pour accuser Lucia de l’avoir trahi. Devenue folle, Lucia assassine Arturo pendant la nuit de noces et meurt de douleur. Edgardo ne peut vivre sans elle et se poignarde sur la tombe de ses ancêtres.

Opéra : Lucia di Lammermoor de Gaetano Donizetti
Genre : Drame tragique
Structure : En trois actes
Langue : En italien avec surtitres français et anglais
Livret : Salvatore Cammarano (d’après The Bride of Lammermoor de Walter Scott)
Création : Naples, Teatro San Carlo, le 26 septembre 1835
Production : Dallas Opera
Dernière production à la compagnie : février 2001

DISTRIBUTION

Lucia
Eglise Gutierrez, soprano (Cuba)
Étoile montante de la scène internationale, Eglise Gutierrez fait de plus en plus sa marque sur les scènes européennes et américaines notamment dans le bel canto. Nommée «Artiste de l’année 2009» par le Festival d’opéra Savonlinna en Finlande, ses débuts en 2009-2010 comprennent le Royal Opera House Covent Garden, le Teatro del Maggio Musicale Fiorentino, le Teatro Real de Madrid, le Ravinia Fesitval, le Vancouver Opera et l’Opéra national de Grèce. Parmi ses rôles-clés, Lucia dans Lucia di Lammermoor, rôle qu’elle a tenu entre autres au Teatro Colón et sur les scènes de Bogotá, Hartford, Mexico City et Savonlinna. Débuts à la compagnie.

Edgardo
Stephen Costello, ténor (États-Unis)
Ses débuts lors de l’ouverture de la saison 0708 du Metropolitan Opera annonçaient l’arrivée d’un nouveau grand ténor. Son Arturo (Lucia di Lammermoor) lui a valu l’invitation à chanter Edgardo la même saison. Parmi ses autres engagements : des débuts au Royal Opera House Covent Garden en 2009-2010, un retour au Met pour l’ouverture de la saison 2011-2012, des débuts au Lyric Opera de Chicago, au San Francisco Opera, au Festival de Glyndebourne, au San Diego Opera et à l’Opéra d’État de Vienne. Aussi cette saison : Rodolfo (La bohème) au Deutsche Oper Berlin et au Cincinnati Opera. Dernière présence à la compagnie : Le Gala (2006).

Enrico
Jorge Lagunes, baryton (Mexique)
Il fait ses débuts internationaux au New York City Opera en 1998 dans le rôle d’Escamillo (Carmen). La même année, il fait ses débuts européens dans Luisa Fernanda au Teatro La Zarzuela de Madrid. En 2001, il chante Germont (La traviata) au LA Opera; en 2002, Franco Zeffirelli l’engage pour chanter dans sa production de La traviata. Récemment : Lescaut (Manon Lescaut) et Escamillo (Carmen) au Teatro dell’Opera de Rome, des emplois au Washington National Opera (La traviata et Andrea Chénier), et ses débuts au Tel Aviv Opera House dans le rôle-titre de Rigoletto. Débuts à la compagnie.

Raimondo
Alain Coulombe, basse (Canada)
Au cours des récentes saisons, Alain Coulombe a chanté Sarastro (La flûte enchantée), Doctor Grenvil (La traviata) et Zuniga (Carmen) pour le Canadian Opera Company, Collatinus (The Rape of Lucretia) à l’Opéra de Montréal, Sparafucile (Rigoletto) avec le Pacific Opera Victoria, Sénèque (Le couronnement de Poppée) au Cleveland Opera, Comte Horn (Un bal masqué) au Vancouver Opera, Colline (La bohème) à Edmonton et à l’Opéra de Québec et Créon (Médée) au Toronto Opera Atelier. Il chante Masetto dans le film Don Giovanni Unmasked, gagnant d’un prix Gémeau. Au disque, on le retrouve sur étiquettes Centrediscs et CBC. Dernière présence à la compagnie : Le Gala (2007).

Lord Arturo Bucklaw
Antoine Bélanger, ténor (Canada)
Prix du Conservatoire de musique de Montréal, Antoine Bélanger a fait ses débuts à l’Opéra de Montréal dans le rôle de l’Amant (Il tabarro), interprétant par la suite le Commissionnaire (La traviata), un Juge (Un bal masqué) et Tybalt (Roméo et Juliette). Il s’est également produit avec l’Atelier lyrique de l’OdM en incarnant Cecco (Le monde de la lune) et Gonzalve (L’heure espagnole). Parmi ses autres rôles, on note Spalanzani (Les contes d’Hoffmann) et Don José (La tragédie de Carmen) à l’Opéra-Théâtre de Rimouski, Eisenstein (La chauve-souris) en tournée avec les Jeunesses Musicales du Canada et Don Ottavio (Don Giovanni) au Vermont International Opera Festival. Dernière présence à la compagnie : La fanciulla del West (2008).

Normanno
PIERRE-ÉTIENNE BERGERON, baryton-basse (Canada)
Pierre-Étienne Bergeron a interprété Ramiro (L’heure espagnole), Ernesto (Il mondo della luna) et Guglielmo (Così fan tutte) avec l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal. Parmi ses engagements dans les saisons récentes : Truman (A Chair in Love) au Festival de Buxton et au Millenium Centre de Cardiff, le Festival Orgue et Couleurs au Jardin botanique de Montréal, le festival Bel Canto OSM à Knowlton, Siméon (L’enfant prodigue) avec l’Orchestre de la francophonie canadienne, le Comte Almaviva (Les noces de Figaro) au Centre for Opera à Sulmona en Italie, et Papageno (La flûte enchantée) et Dr Falke (La chauve-souris) en tournée pancanadienne avec les Jeunesses musicales du Canada. Dernière présence à l’OdM : La fanciulla del West(2008).

Alisa
Sarah Myatt, mezzo-soprano (Canada)
Sarah Myatt a été membre de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal. Parmi ses prestations sur la scène lyrique, elle compte Berta dans Le barbier de Séville et Stefano (Roméo et Juliette) avec l’Opéra de Montréal; Erika (Vanessa), la Tasse chinoise et la Chatte (L’enfant et les sortilèges), Radamisto (Radamisto) et le Compositeur (Ariane à Naxos) avec Opéra McGill et Dinah (Trouble in Tahiti), Mastrilla (La périchole) et la mère (Les contes d’Hoffmann) avec Opera Nuova. En tant que soliste, elle a été invitée par le Studio de musique ancienne de Montréal, le St. Cecilia Concert Series, le Theatre of Early Music, le Festival International de musique baroque de Lamèque, le Symphony Nova Scotia, l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières et le Newfoundland Symphony Orchestra. Dernière présence à la compagnie : Madame Butterfly (2008)

PRODUCTION

Chef
Steven White (États-Unis)
Il compte parmi les chefs lyriques les plus en demande en Amérique du nord. Directeur artistique de Opera Roanoke, il y a dirigé presque toutes les productions de la compagnie depuis 1999. Il dirigeait récemment Rolando Villazon et le Greek National Radio Symphony Orchestra dans une série de concerts diffusés à l’échelle internationale provenant des Nations-Unies et du Alice Tully Hall. À cela s’ajoutent Le siège de Corinthe avec le Baltimore Opera, Les puritains au Vancouver Opera, L’enlèvement au sérail au Michigan Opera Theatre, des concerts au Spoleto Festival USA,Lucia di Lammermoor au Syracuse Opera et Les noces de Figaro au Naples Philharmonic. Débuts à la compagnie.

Metteur en scène
David Gately (États-Unis)
Il mettait récemment en scène L’élixir d’amour au Dallas Opera, Madame Butterfly au Seattle Opera, La bohème au Florida Grand Opera, Les contes d’Hoffmann à Edmonton, La flûte enchantée aux Cincinnati et Vancouver Operas, A Midsummer Night’s Dream aux Florentine et Glimmerglass Operas et Rigoletto au Utah Opera. Plusieurs compagnies lyriques aux États-Unis et au Canada ont présenté sa remarquable mis en scène de Don Pasquale au far west dont l’Opéra de Montréal en 2005. Au cours des récentes années : Carmen aux Opéras Austin Lyric et Vancouver, Angels in America à Fort Worth et Don Pasquale à Opera Colorado. Dernière présence à la compagnie : Don Pasquale (2005).

Concepteur des décors
HENRY BARDON† (Tchéquie/États-Unis)
Le tchèque Henry Bardon a été l’un des plus éminents concepteurs de décors d’Europe, laissant en héritage des décors pour l’opéra, le ballet et le théâtre musical. Il signe sa première scénographie lyrique américaine avec le Dallas Opera en 1972 : Lucia di Lammermoor. Il a aussi signé des scénographies pour l’Opéra royal de Suède, le Teatro Nacional de São Carlos de Lisbonne, l’Opéra d’État de Vienne et le De Nederlandse Opera d’Amsterdam. Pour le Royal Opera House Covent Garden, il a dessiné les décors des ballets Cendrillon et La belle au bois dormant et de l’opéra Cosi fan tutte; au théâtre musical, il conçoit les décors de Who Killed Santa Claus? et d’Anne of Green Gables.

Conceptrice des éclairages
Anne-Catherine Simard-Deraspe (Canada)
Au théâtre, elle a conçu les éclairages pour Les fourberies de Scapin (Théâtre Denise-Pelletier), Le caillou de Saturne (Théâtre du p’tit loup), Le père Léonidas et la Réaction (Montréal Arts Interculturel), Ce fou de Platonov (Théâtre Prospero); Molière en hiver (Bain St-Michel) et Théâtre sans animaux (Théâtre La Licorne). À l’opéra, elle a réalisé les éclairages pour Il tabarro/Suor Angelica (Opéra de Montréal, 2006) et était assistante aux éclairages pour Thaïs (Palm Beach Opera). Directrice technique et conceptrice pour I Musici de Montréal, elle est présentement directrice technique au Centre d’Arts Orford. Dernière présence à la compagnie : Le barbier de Séville (2008).

Chef de chœur
Claude Webster (Canada)
Lauréat de nombreux concours canadiens et américains, le pianiste Claude Webster a effectué plusieurs tournées au Canada, aux États-Unis, au Japon, en France, en Suisse et en Grèce. Comme soliste, il se produit avec l’Orchestre symphonique de Montréal, l’Orchestre Métropolitain, l’Orchestre de chambre Radio-Canada et l’Orchestre du Centre National des Arts d’Ottawa. Ses débuts au Carnegie Recital Hall de New York ont suscité les éloges du New York Times. Il compte trois enregistrements avec chanteurs et flûtiste (ATMA/SNE, Radio-Canada/Dobermann et Analekta) et un enregistrement de Nocturnes de Chopin. Inscrit en 1994 comme stagiaire à l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, il y œuvre à titre de chef de chant principal. Dernière présence à la compagnie : Starmania Opéra (2009).

Salle Wilfrid-Pelletier,
Place des Arts

PréOpéra– conférence sur l’œuvre, donnée par le musicologue Pierre Vachon avant chaque représentation, à 18 h 30, au Piano Nobile de la PDA.

MétrOpéra – événement urbain présenté dans le métro, en collaboration avec la STM, les 19, 20 et 21 mai 2009 aux stations Berri-UQAM et Place des Arts à 16 h 30.

Opéra de Montréal | Saison 0910

Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts (PDA)
Puccini – Gianni Schicchi/Leoncavallo – Pagliacci
(Programme double) | 26 et 30 septembre 2009, & 3, 5, 8 octobre 2009 à 20 h
Mozart – La flûte enchantée | 7, 11, 14, 16, 19 novembre 2009 à 20 h & 2 novembre 2009 à 14 h
Puccini – Tosca | PRODUCTION 30e ANNIVERSAIRE | 30 janvier, 3, 6, 8, 11 février 2010 à 20 h & 13 février 2010 à 14 h
Verdi – Simon Boccanegra | 13, 17, 20, 22, 25 mars 2010 à 20 h
Massenet – Cendrillon | 22, 26, 29, 31 mai 2010 & 3 juin 2010 à 20 h
Le Gala | 14e édition, le 6 décembre 2009 à 14 h
Monument-National
Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal
Gagnon-Tremblay – Nelligan
| 6, 8, 10, 11 mars 2010 à 20 h & 13 mars 2010 à 14 h
** Tous les opéras sont présentés en langue originale, avec surtitres bilingues projetés au-dessus de la scène.

Vente de Billets
Abonnement

OPÉRA : abonnement à 4 productions (Pagliacci/Gianni Schicchi, La flûte enchantée, Simon Boccanegra, Cendrillon)
OPÉRA PLUS : abonnement à 5 productions (OPÉRA + Tosca OU Nelligan)
OPÉRA PLUS + : abonnement à 6 productions (OPÉRA + Tosca + Nelligan)

NOUVEAUTÉ DU 30e : le lundi, les abonnés bénéficient d’une réduction allant jusqu’à 30%.

Pour s’abonner
– Opéra de Montréal uniquement : 514-985-2258 / 1 877 385-2222
– Offert à partir de 151 $, du 1er avril au 8 octobre 2009

Abonnement pour les 18 à 30 ans : La banque TD t’emmène à l’opéra
Grâce au soutien de TD Canada Trust, l’Opéra de Montréal poursuit son offre spéciale d’abonnement destinée aux jeunes de 18 à 30 ans : 30 $ le billet avec l’abonnement ! Achat minimal requis de deux opéras de la saison régulière. Abonnements offerts dès le 10 août 2009 à la billetterie de l’Opéra de Montréal, et dès le 9 octobre 2009 à la billetterie de la Place des Arts.

Billets à la pièce
Billetterie de la Place des Arts : 514-842-2112 • 1 866 842-2112¸www.laplacedesarts.com

À partir de 46 $ et en vente dès le 5 août 2009.

www.operademontreal.com

Pour obtenir plus de renseignements sur les productions, les événements spéciaux et les programmes éducatifs, les formules d’abonnement, le prix des billets simples et de groupe, les forfaits PRIMA et corporatifs.