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Les 4, 7, 9 et 12 février 2009 à 20 h

L’Opéra de Montréal
présente
MACBETH de Giuseppe Verdi

NOUVELLE PRODUCTION
une coproduction Opéra de Montréal / Opera Australia

MACBETH OU L’OBSESSION DU POUVOIR
René Richard Cyr revisite l’oeuvre de Verdi

L’histoire de Macbeth, ambitieux et impitoyable général écossais, qui s’empare du trône avec l’aide de son épouse, a fait le tour du monde. Dans une nouvelle production, coproduite avec Opera Australia, l’Opéra de Montréal présente MACBETH de Giuseppe Verdi dans une version revisitée par René Richard Cyr qui signe ici sa troisième mise en scène à la compagnie. « De tout temps, ce ne sont pas les exemples de tyrannie qui manquent, précise M. Cyr. Il nous a semblé, à l’équipe des concepteurs et à moi, que notre représentation se devait de signifier la malheureuse éternité de ce drame. » L’oeuvre qui transcende le temps est campée dans une sombre forêt de symboles, lieu de toutes les infamies, et intense écrin pour la poignante musique de Verdi.

C’est une distribution entièrement canadienne qui fera vivre cette oeuvre touffue sur les thèmes de l’ambition et du pouvoir, où le drame, accentué de folie et de fantastique, sème partout son odeur de mort. Le baryton John Fanning incarne Macbeth, alors que Michele Capalbo chante Lady Macbeth, l’un des rôles les plus éprouvants du répertoire pour une soprano dramatique. Le ténor Roger Honeywell incarne Macduff et le baryton-basse Brian McIntosh, Banquo. Le chef américain Stephen Lord dirige l’Orchestre symphonique de Montréal et le Choeur de l’Opéra de Montréal. À la mise en scène, René Richard Cyr est entouré d’une équipe de création entièrement québécoise : décors, Claude Goyette ; costumes, François St-Aubin ; éclairages, Étienne Boucher. Il s’Agit là d’une troisième coproduction avec Opera Australia (après les précédents succès de Lakmé et Madame Butterfly), qui cette fois-ci exportera les talents canadiens sous le grand dôme de Sydney.

Portrait de meurtriers

Deux êtres sans scrupule, Macbeth et son épouse, tuent et massacrent la dynastie rivale pour conquérir le trône d’Écosse. Leurs victimes? Le roi Duncan, puis le général Banquo. Rien ne peut se dresser contre leur irrépressible soif de pouvoir. Et quand un nouveau rival, Macduff, se présente à Macbeth, Lady Macbeth fait brûler son château entraînant la mort de la femme et des enfants de ce dernier, ni plus ni moins (version de 1865). Verdi, sur le livret de Piave, compose l’opéra dans une première version, créée en 1847 à Florence au Teatro della Pergola. Il modifiera encore certains tableaux pour mieux approcher le drame originel de Shakespeare : ainsi une seconde version est présentée en français en 1865, au Théâtre Lyrique, avec le nouvel air « La luce langue… ». Mais la culpabilité ronge peu à peu Macbeth. Son épouse meurt après une scène hallucinée de somnambulisme (le célèbre air « Una macchia è qui tutt’ora »… à l’acte IV). Au terme de ce voyage dans la barbarie, Macbeth meurt assassiné, sur l’ordre du fils (Malcolm) du roi Duncan qu’il avait lui-même poignardé.

Inspiré par Shakespeare qu’il aborde alors pour la première fois, comme il le sera aussi avec Otello et Falstaff, oeuvres de la pleine maturité, le compositeur italien, n’oublie aucun des effets qui plaisent au public contemporain, en particulier les choeurs en souffrance implorant le retour à l’âge d’or, fustigeant l’ordre politique (choeur des Écossais exilés au début de l’acte IV). Sur le plan musical, le compositeur s’intéresse au couple des meurtriers, en particulier au personnage de Lady Macbeth, un rôle réputé « inchantable » pour une soprano dramatique.

M A C B E T H
de Giuseppe Verdi

A R G U M E N T

Dans un bois sauvage, au retour d’une bataille, des sorcières prédisent à Macbeth qu’il sera roi d’Écosse. Poussé par sa femme, l’impitoyable Lady Macbeth, il tue le roi Duncan de passage à leur château. Devenu roi à son tour, Macbeth accumule les crimes pour se maintenir au pouvoir. Mais ses ennemis se soulèvent contre lui. Sa femme, rongée par le remords, hante les couloirs du château la nuit, victime de crises de somnambulisme… Les époux maudits finiront par mourir, victimes de leur ambition dévorante. Avec une partition qui réussit plusieurs facettes narratives – fantastique et surnaturelle (présence récurrente des sorcières qui sont les ambassadrices du destin), action martiale et primitive (l’action se déroule au Moyen Âge), force et violence psychologique des protagonistes –, Macbeth incarne parmi les premiers opéras de Verdi ( Due Foscari, 1844; Giovanna d’Arco, 1845; Alzira, 1845) un premier équilibre sur le plan dramatique. En plus d’une action riche en tableaux visuels contrastés, l’auteur soigne aussi la typologie des rôles : les caractères y relèvent le défi de l’expression et même l’hallucination macabre et tragique digne du grand Shakespeare.

Opéra : Macbeth de Giuseppe Verdi
Structure : En quatre actes
Langue : En italien avec surtitres français et anglais
Livret : Francesco Maria Piave d’après William Shakespeare
Création : Florence, Teatro della Pergola, le 14 mars 1847
Production : nouvelle production en coproduction avec Opera Australia
Dernière production à la compagnie : novembre 1995

DISTRIBUTION

Macbeth
John Fanning
, baryton (Canada)
Il a récemment été fait membre de l’Ordre du Canada. Il chante au Metropolitan depuis maintenant huit saisons et ses rôles incluent John Plake (Sly), Mandryka (Arabella), Le Père (Hänsel und Gretel) et Almaviva (Les noces de Figaro). La saison dernière, il chantait Tonio (I Pagliacci) pour le Vancouver Opera, Horace Tabor (The Ballad of Baby Doe) pour le Calgary Opera, le rôle-titre dans Falstaff pour Opera Ontario et l’Edmonton Opera et Iago (Otello) à l’Opéra de Québec. Dernière présence à la compagnie : Ariane à Naxos (2004)

Lady Macbeth
Michele Capalbo
, soprano (Canada)
Sa présence sur les scènes internationales s’est considérablement intensifiée au cours des dernières années, surtout dans les rôles véristes et verdiens. En Amérique du Nord, on l’entend au Houston Grand Opera, au New York City Opera, au Palacio de Bellas Artes; en Europe, elle se produit au Deutsche Oper am Rhein, au Maggio Musicale et au Théâtre du Capitole de Toulouse. Reconnue comme l’une des grandes interprètes d’Aida, ses autres rôles de prédilection sont Tosca, Desdemona (Otello), Leonora (Le trouvère), Violetta (La traviata), Manon Lescaut, Mimì (La bohème), le Choeur de femme (Le viol de Lucrèce) et la Gouvernante (Le tour d’écrou). Dernière présence à la compagnie : Gala(2002)

Macduff
Roger Honeywell
, ténor (Canada)
Le magazine Opera Now parle de Roger Honeywell comme possédant «la bonne dose de fougue héroïque dans sa voix». Récemment, il chantait James Nolan (Doctor Atomic) avec le Lyric Opera of Chicago et le Metropolitan Opera, Cavaradossi (Tosca) au Florida Grand Opera, Troilus (Troilus and Cressida) à l’Opera Theatre of Saint Louis, Rodolfo (La bohème) à l’Opera Company of Philadelphia et Dick Johnson (La fanciulla del West) à Glimmerglass. Il participait également à la création américaine de Tea: A Mirror of Soul au Santa Fe Opera et à la création mondiale de The Grapes of Wrath au Minnesota Opera et Utah Symphony and Opera. Dernière présence à la compagnie : Gala (2003)

Banquo
Brian McIntosh
, baryton-basse (Canada)
Il se produit régulièrement sur les principales scènes et avec les principaux orchestres nord-américains, sans oublier un bon nombre de scènes et festivals européens. Au cours des récentes saisons, il a chanté Bartolo (Le barbier de Séville) au Schlossfestspiele Zwingenberg, Bartolo (Les noces de Figaro) au New Orleans Opera, Alidoro (La Cenerentola) au Calgary Opera, Peneios (Daphne) au Pacific Opera Victoria et Lodovico (Otello) à Opera Lyra Ottawa et au Manitoba Opera. La saison dernière, il a chanté Haly (L’Italienne à Alger) au Vancouver Opera, Luther et Crespel (Les contes d’Hoffmann) au Virginia Opera et le Sacristain (Tosca) à Calgary. Dernière présence à la compagnie : Gala (2007)

Malcolm
Luc Robert
, ténor (Canada)
Il chante au Canadian Opera Company le rôle-titre dans Albert Herring, Arturo et Edgardo (Lucia di Lammermoor), Pang (Turandot), Borsa (Rigoletto), Rodolfo (La bohème), le Narrateur (La cantate du café), Steva (Jenufa), Pinkerton (Madame Butterfly, Cavaradossi (Tosca) et le Duc de Mantoue (Rigoletto). À ces emplois s’ajoutent Nemorino (L’élixir d’amour) à l’Opéra de Rennes, l’Opéra de Nantes et l’Opéra de Québec, Malcolm (Macbeth) au Vancouver Opera et Mylio (Le roi d’Ys) à l’Opéra de Rennes. Prochainement, il retournera à l’Opéra de Rennes et à Opera Lyra Ottawa pour chanter Macduff, et Hoffmann (Les contes d’Hoffmann) au Tampa Bay Opera. Fait ses débuts à la compagnie.

Un Docteur
Alexandre Sylvestre
, baryton-basse (Canada)
En 2005, il fait ses débuts à l’Opéra de Montréal dans les rôles de Zalzal et du Chef de police (L’étoile), en plus de participer au Gala. Au cours des deux dernières saisons, il a chanté Figaro (Les noces de Figaro) avec le Opera Centre à Sulmona, Italie, Pausanias (Une éducation manquée) pour l’Institut canadien d’art vocal, le Duc de Vérone (Roméo et Juliette), le Prince Yamadori (Madame Butterfly), Jake Wallace (La fanciulla del West) et Nourabad (Les pêcheurs de perles) à l’Opéra de Montréal. Il a aussi participé à la création d’une oeuvre fondée sur les écrits de Jacques Cartier et produite dans le cadre du 400e de la Ville de Québec. Dernière présence à la compagnie : Les pêcheurs de perles (2008)

Une Servante
Mireille Lebel
, mezzo-soprano (Canada)
Mireille Lebel termine cette année son stage à l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal. On a récemment salué sa prestation dans A Chair in Love en tournée au Pays de Galles et ses débuts au Royal Opera House – Covent Garden de Londres dans The Midnight Court. Elle a fait ses débuts à l’Opéra de Montréal dans Flora (La traviata), puis a chanté Mallika (Lakmé) et Kate (Madame Butterfly). Au cours de la présente saison, elle chante dans le Stabat Mater de Haydn avec Les Violons du Roy, Cupid (Venus and Adonis) au Boston Early Music Festival, le Messie avec le San Antonio Symphony, Dorabella (Così fan tutte) dans la production de l’Atelier lyrique, Myrtale (Thais) au Pacific Opera Victoria et Messagiera (Orfeo) au Edmonton Festival of Ideas. Dernière présence à la compagnie : Madame Butterfly (2008)

PRODUCTION

Chef
Stephen Lord
(États-Unis)
Stephen Lord a récemment été choisi par Opera News comme l’un des 25 noms les plus influents du milieu lyrique américain. Anciennement directeur musical du Banff Festival Opera et du Boston Lyric Opera, il est présentement directeur musical de l’Opera Theatre of Saint Louis. Au cours de la présente saison, il dirige La traviata au Portland Opera, Madame Butterfly à Opera Colorado et L’élixir d’amour au Michigan Opera Theatre. Récemment, il dirigeait Les contes d’Hoffmann à l’Opera Theatre of Saint Louis, le concert des grandes finales du Metropolitan Opera National Council et L’élixir d’amour au Boston Lyric Opera. Fait ses débuts à la compagnie.

Metteur en scène
René Richard Cyr
(Canada)
Comédien, metteur en scène, auteur, réalisateur, animateur, René Richard Cyr fut directeur artistique et codirecteur général du Théâtre d’Aujourd’hui de 1998 à 2004. Il a également assumé la codirection artistique du Théâtre PÀP/Petit à Petit de 1981 à 1998. Au cours des vingt-cinq dernières années, il a signé plus d’une centaine de mises en scènes au théâtre, création et répertoire confondus, à l’opéra et dans le domaine du show-business, dont récitals, galas et spectacles télévisés. Il a de plus signé plusieurs réalisations pour la télévision. Il a co-écrit et co-mis en scène le spectacle Zumanity présenté depuis 2003 à Las Vegas révélant une autre facette du Cirque du Soleil. Ses talents de comédien l’ont aussi fait apparaître au théâtre, à la télévision et au cinéma. Ses créations et interprétations lui ont valu plusieurs distinctions et plus d’une quinzaine de prix prestigieux. Dernière présence à la compagnie : Don Giovanni (2007)

Concepteur des décors
Claude Goyette
(Canada)
Claude Goyette a conçu les décors pour la plupart des théâtres de répertoire et expérimentaux du Québec. Fondateur de l’Association des professionnels des arts de la scène du Québec (APASQ), il en a également été le premier président. Il a travaillé avec de nombreux créateurs importants tels René Richard Cyr, Martine Beaulne et Roger Blay. Sa rencontre avec Denis Marleau fut marquante, l’amenant à concevoir l’environnement scénique de plusieurs productions du Théâtre UBU dont Les maîtres anciens (1995) et Catoblépas (2001). Claude Goyette enseigne à l’École supérieure de théâtre de l’Université du Québec à Montréal. Dernière présence à la compagnie : La traviata (2006)

Concepteur des costumes
François St-Aubin
(Canada)
Depuis son diplôme de l’École nationale de théâtre du Canada en 1984, François St-Aubin a signé les costumes de quelque 70 productions théâtrales, une douzaine d’opéras et spectacles de danse. Il oeuvre principalement à Montréal auprès de la plupart des compagnies théâtrales importantes de la ville. À l’été 2004, il faisait ses débuts au prestigieux Stratford Festival, en signant les costumes de The Count of Monte Cristo. En 2000, il remportait le prix des Meilleurs costumes à La Soirée des Masques. Il enseigne la conception des costumes depuis 1994. Dernière présence à la compagnie : Carmen (2005)

Concepteur des éclairages
Étienne Boucher
(Canada)
Étienne Boucher a collaboré à quelque 60 productions de danse, d’opéra et de théâtre; il a été nominé quatre fois par l’Académie québécoise du théâtre. Il a travaillé avec René Richard Cyr sur plusieurs spectacles dont les comédies musicales Les Parapluies de Cherbourg et L’Homme de La Mancha, et avec le chorégraphe Sylvain Émard en signant les éclairages de toutes ses productions depuis 2001. Depuis 2004, il travaille avec Ex Machina et Robert Lepage, une collaboration qui a commencé avec La Celestina présentée en Espagne, pour se poursuivre avec Lipsynch et The Rake’s Progress. Ils travaillent présentement sur The Nightingale et La tétralogie de Wagner. Fait ses débuts à la compagnie.

Pour ne rien perdre de l’intrigue, tous les opéras sont présentés en langue originelle, avec surtitres bilingues projetés au-dessus de la scène.

Ce que j’en ai pensé

Macbeth a régné sur l’Écosse de 1040 à 1057 mais René-Richard Cyr a choisi de transposer l’histoire à une époque plus actuelle. Sa mise en scène est minimaliste, suggérant les lieux sans les définir clairement, nous laissant imaginer ce qui nous convient; une façon de faire très efficace. On sent les chanteurs bouger aisément dans la peau de leur personnage. Le chœur des sorcières et le choeur des exilés écossais participent activement au drame.
Les costumes des sorcières ressemblent à tout ce que les jeunes d’aujourd’hui pourraient porter, jupes longues romantiques, mini-jupes et collants aux couleurs des années 60 en passant par la superposition des pelures du style grunge. Les longues redingotes grises à poignets rouges des soldats rappellent les armées slaves. Les robes de Lady Macbeth sont ou longues, légèrement moyenâgeuses, ou un savant mélange de long à l’arrière et de court sur le devant, alliant romantisme à modernisme.

Tout l’opéra est chanté dans le décor d’une forêt composée de grands arbres ressemblant à ceux des bandes dessinées, aux immenses racines, donnant à certains moments l’impression que la forêt est en marche.

L’éclairage à lui seul crée l’atmosphère désirée. En arrière-plan complètement, on perçoit des rochers gris où apparaissent les fantômes venant hanter Macbeth. Une légère pente sur la scène ajoute à la perspective.

Un opéra dramatique à souhait, où l’on se trucide à tout venant. Une lady Macbeth dont les ambitions se réalisent à travers son mari sur qui elle exerce un ascendant à toute épreuve.

Michele Capalbo, soprano, est parfaite dans son rôle de Lady Macbeth. Elle joue de sa voix de façon tout à fait dramatique et avec la fougue de son personnage. Verdi a créé le rôle de Macbeth pour un baryton, le timbre de la voix ajoutant davantage à la dramatique qu’il voulait créer. John Fanning y est excellent. Le rôle de Macduff, sauveur du peuple, est chanté à merveille par le ténor Roger Honeywell.

Verdi a fait beaucoup de place aux chœurs. Les chants des sorcières étaient particulièrement envoûtants et ceux des exilés dans la forêt de Birnam très émouvants.

0 Au secours, 1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément

Salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts

Renseignements et réservations : Billetterie de la Place des Arts 514-842-2112 ou 1-866-842-2112 ou sur le www.laplacedesarts.com

Écoutez un extrait sur le site de http://www.operademontreal.com

PréOpéra – conférence sur l’oeuvre, donnée par le musicologue Pierre Vachon avant chaque représentation, à 18 h 30, au Piano Nobile de la PDA.

MétrOpéra – événement urbain présenté dans le métro, en collaboration avec la STM, les 20, 21 et 22 janvier 2009 à la station Berri-UQAM à 16 h 30

À partir de 46 $.
OPÉRATION 18-30 : l’abonnement pour les 18-30 ans
L’Opéra de Montréal poursuit son offre spéciale d’abonnement destinée aux 18-30 ans : 35 $ pour un premier opéra et 25 $ pour les productions suivantes de la saison régulière, 35 $ pour Starmania et 20 $ pour la production de l’Atelier lyrique. Achat minimal requis de deux opéras de la saison régulière. Abonnements offerts à la Place des Arts.

Pour avoir des renseignements sur les productions, les événements spéciaux et les programmes éducatifs, les formules d’abonnement, le prix des billets simples et de groupe, les forfaits PRIMA et corporatifs, http://www.operademontreal.com