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Le mercredi 10 janvier 2007, 20h

Montréal démasquée ou la dérive des âmes tourmentées aux Contes du Bedon Rond

Montréal est la seule ville au monde où le soleil se couche au nord. Son âme tourmentée se trouve sous la neige et le verglas. Elle se dévoile au printemps en éclats de peaux et d’ébats. Montréal parle à travers le désordre blanc de ses rafales qui s’apaisent durant la canicule estivale. Une ville où l’humidité tropicale succède au froid polaire, où l’on passe de -30C en janvier à +30C en juillet n’alimente que les humeurs les plus extrêmes. Les personnages du conteur sont à l’image de sa ville, tous d’étranges caractériels masquant leurs neurones délinquants. De l’éternel Capitão, esclave africain fondateur occulté de l’île de Montréal, à l’inquiétant Raoul, Montréalais à la personnalité trouble, en passant par l’inénarrable Andréanne, androgyne primordial à la beauté universelle, Jean-Marc Massie explore les rues et ruelles de sa ville en suivant la mascarade de ces âmes à la dérive.

Jean-Marc Massie

L’animateur masqué des Contes du Bedon Rond, Jean-Marc Massie, est né à Montréal d’un père bio généticien et d’une mère androgyne. Enfant hyperactif, ses parents l’ont déporté dans «l’incroyable» banlieue de La Prairie. Adolescent, il s’en est évadé. Exilé «tout écartillé dans Paris aux sept péchés», il a finalement retrouvé son chemin sur les marches de L’Oratoire Saint-Joseph. Avant d’être Québécois, Jean-Marc Massie est Montréalais de coeur et d’humeur. De Rosemont à Outremont, de Saint-Henri à la Petite-Patrie en passant par le Centre-Sud, le Plateau-Mont-Royal et le Mile-End, l’auteur de Delirium tremens (Éd. Planète rebelle, 2002) continue à métisser au gré de son verbe démultiplié différentes formes d’écriture et d’oralité. Sa parole est au carrefour des univers du conte urbain, du monologue éclaté, du récit de vie affabulé et du One man show déjanté. Par ses histoires fantastiques, il poétise l’espace et le temps sur le rythme d’une narration à géométrie variable.

Ce que les médias en ont dit :

Jean-Marc Massie réenchante nos dimanches

«Poète intello, l’ex-chanteur du groupe rock Los Guidounos cultive juste ce qu’il faut de charme et de nonchalance pour exciter les foules. Guidoune un jour […] Ce bourreau des coeurs sait bouger, captiver, mais, surtout, il sait conter, un atout majeur dans son parcours ludique semé d’excès et de détours dans des chemins de traverse peu fréquentés.»
Josée Blanchette, Le Devoir, 23 septembre 20005.

Les livres parlants de Planète rebelle. Massie et les autres…

«Celui qui illustre le mieux le côté subversif du renouveau du conte québécois, c’est Jean-Marc Massie, dont Planète rebelle a publié le Petit manifeste à l’usage du conteur contemporain […] Des livres-disques, comme Delirium tremens, de Jean-Marc Massie, Portraits en blues de travail, de Jocelyn Bérubé, Terre des pigeons, d’Éric Gauthier, font éclater avec fulgurance le conte traditionnel sans toutefois en renier la sève. Ils nous prouvent que Planète rebelle est loin d’être un nom futile.»
Michel Lapierre, Ici (Montréal), 4 août 2005.

Et la parole est née

«Jean-Marc Massie tient une place particulière dans la poussée du conte au Québec et de ces conteurs qui gravitent autour de la maison Planète rebelle. […] Le plaisir d’inventer, sans jamais se donner de balises, emporte tout. […] Massie est un conteur à l’imaginaire foisonnant et débridé. […] Il faut entendre Jean-Marc Massie, l’écouter, le suivre. Nous rencontrons alors un magicien, un inventeur de mondes, un explorateur du langage qui ne cesse de suspendre et de dérouter.»
Yvon Paré, Lettres québécoises, n° 111, automne 2003.

Le conteur anéanti

«Chose certaine, avant de mourir en 1985, Ferron, écrivain-médecin désabusé de la Rive-Sud, se méfiait trop de l’avenir pour prévoir qu’aujourd’hui un Jean-marc Massie pourrait, à son tour, réussir à « réenchanter la banlieue tant décriée en l’inscrivant de plain-pied dans une quête identitaire légendaire ». […] Le meilleur des conteurs québécois vivants a compris que les contes actuels se devaient d’être des débris de poèmes engloutis dans la quotidienneté des récits populaires…»
Michel Lapierrre, Ici (Montréal), du 30 janvier au 5 février 2003.

Jean-Marc Massie, à la folie : L’Homme sans cœur

«Tard dans la nuit, devant une salle pleine, le conteur québécois n’a pas manqué ce premier rendez-vous. En trois temps trois mouvements. Du conte traditionnel sublimé, un retour sur l’enfance digne des meilleures psychanalyses de Woody Allen et une réflexion éperdue sur son état d’artiste. Il y a du Groucho Marx dans cet homme-là… Ce samedi soir, il sera à nouveau sur scène pour mener la nuit québécoise du cabaret… Les voix du Québec sont jubilatoires, conquérantes et délirantes.»
Luc Préau, Ouest-France, 14-15 décembre 2002.

Comme en marge du réel

«Massie est à l’image de ses contes poétiques et surréalistes : une sorte d’extraterrestre, un jazzman du Verbe, un magicien de la Fable à moralité trouble, capable d’orchestrer une orgie de visions et de mots plus grands que nature… pour notre plus grand dépaysement et notre plus grand plaisir. […] Ils sont tous là, les magnifiques mutants imaginés par un Massie en verve, digne fils spirituel des conteurs d’antan, manière de Jacques Ferron psychédélique pour le XXIe siècle. […] On entre dans cet univers à ses risques et périls. On n’en ressort pas impunément. Et pour citer le slogan de la nouvelle série The Twilight Zone : « mieux vaut laisser votre idée du réel aux vestiaires… »»
Stanley Péan, Le Libraire, hiver 2002.

Jean-Marc, matamore de la métaphore

«Fanfaron, caméléon, chimiste maudit du mot dit, virtuose de la syntaxe en accordéon, Jean-Marc Massie, Québécois ouvert à tous les vents de la parole, réinvente l’oralité subversive pour créer une espèce en voie d’apparition : le conteur mutagène. Sur scène, ce trentenaire débonnaire, capable de tenir son public en haleine pendant des heures, part dans des histoires délirantes prétextes à un feu d’artifice de bons mots, de téléscopages poétiques, d’images surréalistes qui nettoient les oreilles, triturent la réalité, affirment la toute puissance de « l’hyper-narration ». Incontrôlable, le conteur au parler débridé boit toutes les idées qui lui passent sous la bouche, s’enivre d’improvisations en tourbillon, titube avec le public, mais retombe toujours sur ses pieds. Monsieur Loyal en cavale, le bonhomme possède un sens aigu de l’humour au 3e degré… Ce week-end, à Saint-Malo, il a encore subjugué le public. Le beau gosse beau parleur pourrait être gourou, chaman, diseur de bonne aventure, vendeur de cravates, J2M du marché de l’imaginaire, Jean-Marc Massie vit, vend, dit. Universel.» – Jérôme Lourdais, Ouest-France, 24 juillet 2002.

Les contes du Bedon Rond sont animés par Jean-Marc Massie et organisés par Les productions du Diable Vert
www.DiableVert.qc.ca
Téléphone : (514) 277-9084 Télécopieur : (514) 277-2039

Les Contes du Bedon Rond (créés par Nicolas Bourgault et Jean-Marc Massie, une nuit bien arrosée de l’automne 2005)
Tous les deuxièmes mercredis du mois à 20 h

Chez Bedondaine & Bedons Ronds
255, rue Ostiguy, Chambly (450) 447-5165

www.bedondaine.com

Arrivez tôt pour avoir une bonne place !
10 $ billet à la porte 10 $

À Chambly, chaque deuxième mercredi du mois, les Productions du Diable Vert présentent «Les Contes du Bedon Rond», soirées consacrées aux conteuses et aux conteurs aguerris. L’idée d’organiser des soirées de contes à la brasserie artisanale Bedondaine & Bedons Ronds est le résultat d’une dégustation mémorable des bières de l’endroit. Après avoir saturé de houblon l’esprit du conteur Jean-Marc Massie, Nicolas Bourgault le propriétaire-brasseur de la place a pris le contrôle de son esprit afin de lui faire jurer sur la tête de sa mère d’organiser et d’animer les Contes du Bedon Rond. Pour s’assurer que la promesse soit respectée, Maud, serveuse-ensorcelleuse du Bedondaine, telle Salomé dansant devant Saint-Jean Baptiste, a fait comprendre au conteur que sa présence à la brasserie était grandement souhaitée à défaut de quoi sa tête pourrait bien se retrouver à jamais fixée sur le plateau de son prochain service. Devant tant d’amabilité, le conteur a cédé avec bonheur.