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Le mercredi 25 mars à 20 h

Mozart à tout vent
13 musiciens de l’OSL
au service de Mozart et de Strauss

L’Orchestre symphonique de Laval offre à son public un concert exceptionnel en présentant une œuvre maîtresse de Wolfgang Amadeus Mozart. La Sérénade en si bémol majeur, K. 361, aussi appelée « Gran Partita », est considérée comme le plus grand chef-d’œuvre que Mozart ait écrit pour des instruments à vent. Le talent des treize musiciens de la section des vents, qui forme pour l’occasion l’orchestre de chambre de l’OSL, mis en valeur par l’acoustique extraordinaire de l’église Sainte-Rose-de-Lima, permettra au public de mesurer l’ampleur du génie de Mozart et de savourer toute la beauté de cette œuvre immense.

Également au programme de ce concert commenté par Alain Trudel, directeur artistique et chef de l’OSL, la Sérénade en mi bémol majeur, op. 7, et la Suite en si bémol majeur, op. 4, de Richard Strauss.

Le concert Mozart à tout vent sera présenté le mercredi 25 mars à 20 h, à l’église Sainte-Rose-de-Lima, en plein cœur du Vieux-Saint-Rose.

AU PROGRAMME

Richard Strauss (1864-1949)
Sérénade en mi bémol majeur, op. 7 (1881) pour 13 instruments à vent

Suite en si bémol majeur, op. 4 (1884) pour 13 instruments à vent
I Prélude – Allegretto
II Romance – Andante
III Gavotte – Allegro
IV Introduction et Fugue- Andante cantabile- Allegro con brio

Formé dans la plus pure tradition pédagogique du XIXe siècle, soit l’enseignement particulier de maître à élève, Strauss, grâce à son père musicien, assiste dès sa tendre enfance aux répétitions de l’orchestre du théâtre de la cour à Munich. À dix-sept ans, il entend Tristan à Bayreuth : il en est si gravement intoxiqué qu’il ambitionne désormais d’écrire des opéras. Dès 1889, son poème symphonique Don Juan lui vaut l’estime de toute l’Allemagne qui voit en lui le plus prometteur de ses jeunes compositeurs et le successeur naturel de Wagner. Richard Strauss a abordé tous les genres musicaux. Tout au long de ses sept décennies de création, Strauss, l’un des derniers musiciens romantiques égarés au XXe siècle, n’innove certes pas à la manière d’un Schönberg, d’un Bartok ou d’un Stravinski, mais il n’en demeure pas moins un compositeur à la personnalité originale et au métier éblouissant et ce, jusqu’à la toute fin de sa vie.

Composées pour treize instruments à vent et manifestement inspirées de Mozart, Beethoven et Schumann, la Sérénade en mi bémol majeur, op. 7, et la Suite en si bémol majeur, op. 4, appartiennent à la toute première jeunesse du compositeur, moment où il hésite encore à s’éloigner du giron classique. Strauss avait d’ailleurs inauguré sa carrière de chef d’orchestre avec cet opus 4.

ENTRACTE

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Sérénade en si bémol majeur, K. 361, « Gran Partita », pour 13 instruments
Largo – Allegro molto
Menuet
Adagio
Menuet- Allegretto
Romance-Adagio Allegretto
Thèmes et variations
Rondo- Molto allegro

Enfant prodige, Mozart écrit ses premières œuvres à l’âge de six ans! Considéré comme l’un des plus grands compositeurs de musique classique, le talent de Mozart s’exprime à travers plusieurs chefs-d’œuvre dont, notamment, la Sérénade en si bémol majeur, K. 361. Qui a pu oublier cette magnifique scène du film Amadeus de Milos Forman (1984) où l’on voit le vieux compositeur Antonio Salieri (1750-1825) se remémorant intérieurement l’audition de l’adagio de la Sérénade K. 361, et le moment où, plongé dans le ravissement, il décrit les entrées successives des instruments. La musique qu’il entend alors est si incomparable qu’elle lui fait s’écrier : « Il me sembla alors que j’entendais la voix de Dieu ». La sérénade obéit aux lois du genre qu’est la musique de circonstance vouée à agrémenter les soupers, les fêtes ou les soirées en plein air sans autre prétention que celle de distraire les participants. Comme son nom tiré de l’italien serenata « belle nuit » l’indique, la sérénade était interprétée le soir. Mozart, musicien au service de la cour, en produisit un certain nombre. La genèse de la Sérénade en si bémol majeur, K. 361, demeure obscure et le titre de « Gran Partita » qu’on lui accole n’est pas de Mozart. L’œuvre fut fort probablement composée à Vienne vers 1783–1784 et destinée à l’Harmonie Royale et Impériale, un ensemble instrumental créé en 1782 par l’empereur Joseph II.

Mozart qui avait approfondi l’étude des instruments à vent au contact de l’orchestre de Mannheim, explore ici de nouvelles combinatoires audacieuses et cette « Gran Partita » démontre à quel point le génie mozartien peut métamorphoser tout matériel musical en œuvre d’art de haut niveau. La première exécution publique qui nous soit connue de cette œuvre a eu lieu au Burgtheater de Vienne, le 23 mars 1784.

Église Sainte-Rose-de-Lima
219, boulevard Sainte-Rose
Laval

Les billets pour ce concert sont disponibles

En ligne : www.salleandremathieu.com
Au guichet de la salle André-Mathieu : 475, boul. de l’Avenir, Laval
Par téléphone, billetterie de la salle André-Mathieu : (450) 667-2040
Via le Réseau admission : (514) 790-1245

Le concert est une présentation de Protectron.