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ATELIER LYRIQUE
DE DE L’OPÉRA DE MONTRÉAL
25 ANS DE RELÈVE NATIONALE

Les 6, 8, 10, 11 mars 2010 à 20 h
et 13 mars 2010 à 14 h

Hydro-Québec présente
NELLIGAN
d’André Gagnon sur un livret de Michel Tremblay

NOUVELLE PRODUCTION
en collaboration avec
l’École nationale de théâtre du Canada et le Monument-National

POUR LES 20 ANS DE NELLIGAN,
LE GRAND TÉNOR QUÉBÉCOIS MARC HERVIEUX INCARNE LE POÈTE NELLIGAN VIEUX

Vingt ans. C’est l’âge qu’avait Émile Nelligan (1899) alors en pleine création littéraire, foisonnement de son art poétique. C’était aussi il y a 20 ans que le tandem André Gagnon / Michel Tremblay voyait la création de leur œuvre commune à l’Opéra de Montréal, Nelligan, un opéra romantique à la mémoire d’un de nos plus grands poètes québécois. Pour sa 25e saison, l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, en collaboration avec l’École nationale de théâtre du Canada et le Monument-National, offre sa propre production et revisite l’œuvre avec, dans le rôle de Nelligan âgé, le grand ténor québécois Marc Hervieux, et dans celui du jeune Nelligan, le baryton Dominique Côté. Six autres interprètes de l’Atelier lyrique complètent la distribution. Pour l’occasion, la partition musicale a été remaniée par Anthony Rozankovic – en étroite collaboration avec André Gagnon et la directrice musicale et pianiste Esther Gonthier – en une toute nouvelle version de chambre pour deux pianos et violoncelle. La mise en scène de cette nouvelle production a été confiée au comédien Normand Chouinard qui signe sa première mise en scène lyrique, en collaboration avec les finissants en scénographie et production de l’École nationale de théâtre du Canada.

Créé le 24 février 1990, avec des chanteurs populaires, l’opéra romantique Nelligan a d’abord été présenté à Québec, à Montréal puis à Ottawa; l’œuvre a été reprise en 2005 à Montréal dans une version écourtée, une nouvelle distribution, un écrin symphonique et des arrangements de Gilles Ouellet. Cette année-la, Nelligan avait d’ailleurs remporté le Félix du spectacle de l’année à l’ADISQ. Afin de souligner les 20 ans de la création de Nelligan, c’est dans une version musicale lyrique intimiste que les chanteurs de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal invitent le public à redécouvrir cet opéra qui explore la courte vie et le sombre destin du poète tourmenté. De ses premières grandes inspirations à son internement, l’opéra met en lumière la difficulté d’être artiste dans un Québec encore plongé dans la noirceur du début du XXe siècle.

En deux actes, et par des sauts temporels alternants entre Montréal et l’Hôpital Saint-Jean de Dieu, l’action de Nelligan nous le fait voir tour à tour jeune et vieux, parfois confronté à lui-même, dans un survol de sa vie, évoquant ses souvenirs d’enfance (quatuor : Elle a glissé de son lit), ses élans d’inspiration et sa conscience d’être un poète (air d’Émile : Tout me fait peur). Émile, aussi sensible que fragile, tente de s’affirmer, en tant qu’homme et poète, et vit intensément auprès d’artistes comme lui, jeunes et rêveurs (air de Charles : La Chasse-Galerie, et air d’Émile vieux :
Au bout d’un long couloir
). Émilie, mère aimante, sent peu à peu son fils lui échapper (airs d’Émilie : Baudelaire a tué son sourire, et Je veux mourir). Au fil de ses récitatifs, David, le père d’Émile, dénonce avec rigueur son désaccord avec la vie d’Émile, et exprime sa honte que son fils soit un French Poet. Et Émile, lui, chante avec exaltation sa joie d’avoir trouvé son crédo (air d’Émile : La Romance du vin).

Au deuxième acte, le rideau s’ouvre à l’église sur un chant grégorien; Émile y a passé la nuit, décidé à ne pas rentrer et faire face à ses parents. Émile jeune et vieux dialoguent. Pendant ce temps, les deux sœurs d’Émile (Eva et Gertrude), sa mère, le Père Seers, longtemps son protecteur, et la journaliste Françoise épiloguent sur la situation du poète (air de Françoise : L’indifférence, et air en trio : Si je pouvais faire quelque chose). Émile craint qu’un de ses poèmes ne lui cause des ennuis, sa peur grandit (air d’Émile : Air de l’asile). Son père David raconte à Émile l’espoir d’avoir mis au monde un héritier de ses racines irlandaises (Quand tu es né), et lui dit sans ambages qu’il est fou. En fait, tous croient que Nelligan, malgré son talent, sombre dans la folie, et qu’il doit être enfermé. Arthur de Bussières défend encore le poète et rêve d’évoluer à ses côtés (air Oui, je nous vois…). La peur dans les yeux, Nelligan chante son désarroi (De quoi suis-je coupable), et sa mère plonge dans une noirceur coupable (air d’Émilie : La dame en noir). Émile, vieux, chante avec résignation au final, à travers son poème le plus célèbre, Le Vaisseau d’Or.
Plus d’une mélodie s’est imposée depuis la création de l’œuvre, qu’on pense à l’air de Françoise au deuxième acte, L’indifférence, et Émile exalté qui chante La Romance du vin, puis l’Air de l’asile et enfin Le Vaisseau d’Or.

Émile Nelligan
Né à Montréal le 24 décembre 1879, Émile Nelligan commence déjà à écrire de la poésie alors qu’il est encore écolier. Après avoir abandonné ses études, il mène une vie de bohème. Il publie une vingtaine de poèmes dans plusieurs journaux et revues entre 1896 et 1899 ; il compose là l’essentiel de son œuvre où il aborde les thèmes de l’enfance, de la musique, de l’amour et de la mort. Atteint de maladie mentale, il est d’abord hospitalisé à Saint-Benoît-Joseph-Labre en 1899, une retraite qui durera 24 ans. Il est ensuite interné à l’Hôpital Saint-Jean-de-Dieu où il meurt le 18 novembre 1941. Son destin tragique, son œuvre riche en promesses, ses exigences esthétiques ont fait de lui une figure mythique de la poésie québécoise.

A R G U M E N T

Nelligan raconte l’histoire d’un génie précoce, d’un poète qui se heurte à l’indifférence d’une société. Le fil narratif confronte le poète Nelligan vieux et diminué, puis jeune et talentueux, mais malheureux et incompris, en quête d’amour. En ouvrant tour à tour les pages de son passé, Émile Nelligan nous fait vivre son destin troublant au tournant du siècle dernier et au fil de sa chute dans un contexte confrontant : une famille éclatée, un père anglophone absent opposé à la voie poétique de son fils, et une mère francophone protectrice et aimante, mais bien impuissante devant le drame qui se joue. Bien que l’auteur du Vaisseau d’or et de La Romance du vin compte quelques appuis à son oeuvre, notamment la journaliste Françoise, le Père Seers, et ses amis et poètes Charles Gill et Arthur de Bussières, ce sera, hélas, insuffisant… On le croit fou, et Nelligan finira ses jours à l’asile.

Musique : André Gagnon
Livret : Michel Tremblay
Genre : Opéra romantique
Structure: En deux actes
Langue : En français avec surtitres anglais
Création : Québec, Grand théâtre de Québec, le 24 février 1990 ; Montréal, 1er mars 1990
Production : nouvelle production / version pour 2 pianos et violoncelle (arr. Anthony Rozankovic) en collaboration avec l’École nationale de théâtre du Canada et le Monument-National.

UN ÉVÉNEMENT-BÉNÉFICE DE SENSIBILISATION À LA SCHIZOPHRÉNIE : LE 10 MARS 2010

La présentation de l’opéra Nelligan a grandement inspiré la Société québécoise de la schizophrénie (SQS). Relater la vie du poète Nelligan traduit parfaitement l’ampleur de la problématique liée à la schizophrénie au début du 20e siècle. Cette figure symbolique qu’est Nelligan représente l’incompréhension liée à cette maladie. Toutefois, la SQS désire rappeler qu’elle est témoin de développements majeurs concernant la schizophrénie, les traitements ainsi que du rétablissement des personnes atteintes. C’est pourquoi la SQS saisit l’occasion de la présentation de l’opéra Nelligan par l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal pour réaliser l’évènement-bénéfice « De Nelligan à aujourd’hui » le mercredi 10 mars prochain.

La Société québécoise de la schizophrénie a pour mission de contribuer à la qualité de vie des personnes touchées par la schizophrénie et les psychoses apparentées, par le biais d’activités éducatives et de soutien, de participations aux politiques gouvernementales et de contributions à la recherche. Info : www.schizophrenie.qc.ca

L’OPÉRA DE MONTRÉAL SOUTIENT LES IMPATIENTS

Les chanteurs de l’Opéra de Montréal (Marc Hervieux, Étienne Dupuis, Marie-Josée Lord et Lyne Fortin), de même que Caroline Bleau et Catherine Daniel de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, accompagnés au piano par Claude Webster et Marie-Ève Scarfone, appuient la cause des Impatients en s’associant au lancement de la 6e édition du coffret Mille mots d’amour. Ils se sont rendus dans le Centre du Québec, en Estrie puis à Montréal au TNM pour assurer le volet musical des soirées de lectures de lettres d’amour. Une autre façon de sensibiliser les gens aux maladies mentales.

DISTRIBUTION

Nelligan vieux : Marc Hervieux*, ténor
Nelligan jeune : Dominique Côté, baryton
Émilie Nelligan : Caroline Bleau, soprano
David Nelligan: Stephen Hegedus, baryton-basse
Eva : Lara Ciekiewicz, soprano
Gertrude : Suzanne Rigden, soprano
Arthur de Bussières : Roy Del Valle, baryton-basse
Charles Gill : Aaron Ferguson, ténor
Françoise : Catherine Daniel, mezzo-soprano
Le père Seers : Pierre Rancourt, baryton
Le visiteur : Oriol Tomas, rôle parlé
Les religieuses : Chantal Lambert, rôle parlé et figuration
Chantale Nurse, Sophie Lemaire*, Marie-Ève Mercier, rôles muets

Piano 1 : Esther Gonthier*
Piano 2 : Jérémie Pelletier
Violoncelle : Carla Antoun*

Direction musicale : Esther Gonthier*
Metteur en scène : Normand Chouinard*
Assistante à la mise en scène
et directrice de scène : Maude Bêty**
Décors : Evelyne Paquette**
Costumes : Katrin Naomi Whitehead**
Accessoires : Cédric Lord*
Éclairages : Julien Brun**
Pianiste-répétiteur : Jérémie Pelletier

Salle Ludger-Duvernay
Monument National
1182, boul. Saint-Laurent
Montréal

Durée approximative : 2h45 (avec 1 entracte)

*artistes invités
**École nationale de théâtre du Canada

OPÉRA DE MONTRÉAL | SAISON 0910
Tous les opéras sont présentés en langue originale, avec surtitres bilingues projetés au-dessus de la scène.
SALLE WILFRID-PELLETIER DE LA PLACE DES ARTS (PDA)
VERDI – Simon Boccanegra | 13.17.20.22.25 mars 2010 à 20 h
MASSENET – Cendrillon | 22.26.29.31 mai 2010 & 3 juin 2010 à 20 h

VENTE DE BILLETS
BILLETS À LA PIÈCE
Billetterie du Monument-National : 514-871-2224
ou 1 866 844-2172
Billetterie de la Place des Arts : 514-842-2112 ou 1 866 842-2112
À partir de 35 $.

www.operademontreal.com

Pour obtenir plus de renseignements sur les productions, les événements spéciaux et les programmes éducatifs, les formules d’abonnement, le prix des billets simples et de groupe, les forfaits PRIMA et corporatifs.