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Le mercredi 27 septembre, 20 h

Série Les grands concerts Hydro-Québec

Un nouveau maestro et la musique de Dvorak, Lehar, Mahler et Morawetz pour la rentrée de l’Orchestre Symphonique de Laval

L’Orchestre Symphonique de Laval amorce de façon magistrale sa nouvelle saison en conviant son public à un extraordinaire voyage musical en Bohême en compagnie de Dvorak, Lehar, Mahler et Morawetz. Et qui de mieux qu’Alain Trudel, le nouveau chef attitré et directeur musical de l’OSL, pour inaugurer la saison 2006-2007.

Le concert Dans les forêts de Bohême sera présenté le mercredi 27 septembre à 20 h à la salle André-Mathieu et sera précédé dès 19 h 15 d’une conférence, alors que le nouveau maestro établira, avec la chaleur qu’on lui connaît, un premier contact officiel avec son public. On sent déjà un vent de renouveau qui souffle sur l’Orchestre Symphonique de Laval et de belles retrouvailles sont à prévoir entre le nouveau chef et ses musiciens. « Je suis emballé à l’idée de travailler avec des musiciens aussi compétents que ceux de l’OSL, d’autant plus que je connais personnellement plusieurs d’entre eux. Un vent d’enthousiasme irrésistible provenant de notre communauté et des collaborateurs, nous permet d’entrevoir les défis qui attendent les orchestres au XXIième siècle avec assurance. Mon but avoué étant de rapprocher l’orchestre de sa communauté et de faire de l’OSL l’orchestre de tous les lavalloises et lavallois », de déclarer Alain Trudel, qui est devenu en août dernier le 6ième directeur artistique de l’histoire de l’OSL.

Outre le nouveau chef, ce concert d’ouverture mettra en vedette la jeune soprano Layla Claire, celle-là même qui a séduit le public de l’OSL lors du concert Amadeus, présenté la saison dernière. Récitaliste passionnée, Layla Claire qui a récemment complété une maîtrise en musique (interprétation chant) à la Faculté de musique de l’Université de Montréal, a également conquis les amateurs d’opéra, notamment dans Le nozze di Figaro, présenté sous la direction de Jean-François Rivest, alors qu’elle incarnait une parfaite Susanna.

Dans les forêts de Bohême
S’il est difficile d’expliquer précisément ce qui fait le succès de la musique d’Europe centrale, nul ne peut nier qu’elle exerce sur nos sens un attrait considérable. Née au coeur de l’Europe, carrefour des grandes pensées, et nourrie d’une tradition musicale riche la musique de Bohême dégage une force mystérieuse qui envoûte l’auditeur. Ce concert mettra, tour à tour, en lumière les œuvres de quatre compositeurs qui représentent l’âme même de cette musique.

Au programme

Antonin Dvorak (1841-1904), Danse slave
– op. 46, no 8

Bohémien d’origine, Dvorak est, avec Smetana et Janacek, l’un des trois grands maîtres de la musique tchèque. Très jeune, Dvorak démontre un intérêt pour la musique. Remarqué par un organiste local à qui il doit sa première véritable éducation musicale, Dvorak ira parfaire sa formation à l’École des organistes de Prague. Violiste puis altiste au sein de l’orchestre du Théâtre national de Prague, il joue sous la baguette de Smetana et de Wagner. C’est grâce à Brahms, rencontré à Vienne, qu’il publiera ses Danses slaves chez le réputé éditeur Fritz Simrock. Dvorak a composé deux recueils de huit danses slaves pour piano à quatre mains et il en fera par la suite l’orchestration. Si dans ses Danses slaves le compositeur n’a recours à aucune mélodie populaire, il se plaît à en ciseler des imitations particulièrement étonnantes et le succès est immédiat ! Fougueuse et d’entrée de jeu dramatique, la huitième danse slave op. 46 rappelle l’énergie tchèque et le profond attachement du compositeur pour la culture populaire de son pays.

Franz Lehar (1870-1948)
Friederike – Warum hast du mich wachegekusst
Giuditta – Meine lippen, sie küssen so heiss

Fils d’une mère autrichienne et d’un père hongrois, Franz Lehar commence très jeune ses études musicales au Conservatoire de Prague, où il travaille le violon avec Dvorak. D’abord chef d’orchestre militaire, il se consacre bientôt à l’opérette, porté par le succès de sa valse L’or et l’argent. Sa rencontre avec l’auteur de livrets Victor Léon est déterminante. Leur collaboration donne naissance à plusieurs opérettes dont La Veuve Joyeuse. D’abord influencé par l’esprit de frivolité qui caractérise le début du XXe siècle à Vienne, la musique de Lehar se fait plus sérieuse au lendemain de la Première Guerre mondiale et de l’effondrement de la monarchie Austro-Hongroise. Sa rencontre avec le célèbre ténor Richard Tauber l’amène à composer des opérettes se rapprochant davantage de l’opéra, dont Friederike, en 1928, et Giuditta, en 1934. Friederike s’inspire de la vie du poète Johann Wolfgang von Goethe et de son amante Friederike Brion. À l’instar du drame de Carmen, Giuditta, la toute dernière œuvre de Lehar, met en scène un officier qui déserte en raison de son amour pour la belle et sensuelle Giuditta. Dans Meine Lippen, sie küssen so heiss, Giuditta décrit l’alchimie que provoque chez elle la proximité des hommes.

Gustav Mahler (1860-1911)
Blumine

Né en Bohême, Mahler passe son enfance en Moravie. Il a laissé en héritage neuf symphonies, et une dixième inachevée, ainsi que plusieurs cycles de lieder. On dit de son œuvre qu’elle a jeté un pont entre la fin du XIXe siècle et la période moderne. C’est en 1889 à Budapest que Mahler dirige et présente sa Symphonie no 1 en ré majeur. Après quelques présentations, Mahler décide de supprimer le deuxième mouvement, connu sous le nom de Blumine. Ce mouvement tombera dans l’oubli pendant de nombreuses décennies. La partition est retrouvée en 1968 et jouit d’un accueil favorable. L‘oeuvre retrace la vie d’un héros qui, pour faire face à un monde accablant, puise en lui une force faite d’exaltation, d’imagination et de rêves.
Oskar Morawetz (1917 -)
From the Diary of Anne Frank

Compositeur canadien d’origine juive, Morawetz quitte la République tchèque en 1938 devant la menace du gouvernement nazi. Après deux années d’études pianistiques à Vienne et à Paris, il rejoint ses parents à Toronto. Compositeur autodidacte, il décide de parachever sa technique à la Faculté de musique de l’Université de Toronto, où il sera par la suite professeur. Ses oeuvres pour orchestres ont figuré aux programmes de plus d’une centaine d’orchestres en Amérique du Nord et du Sud, en Europe, en Australie et en Asie. From the Diary of Anne Frank est une oeuvre pour chant et orchestre qui fut créée en 1970 par la soprano Lois Marshall. Cette œuvre se fait l’écho de la voix d’Anne Frank qui craint pour la survie de son ancienne camarade de classe Lies.

Antonin Dvorak (1841-1904)
Symphonie no 7, en ré mineur (op. 70)
I. Allegro maestoso
II. Poco adagio
III. Scherzo-vivace
IV. Allegro

Tout comme Beethoven, Schubert ou Bruckner, Dvorak a écrit neuf symphonies. Composée en quatre mois et créée le 22 avril 1885 au St-James Hall de Londres, sous la direction du compositeur, la Symphonie no 7 de Dvorak connaît un succès immédiat.

En résumé :
Concert : le mercredi 27 septembre à 20 h à la salle André-Mathieu
Conférence d’avant concert avec le maestro : dès 19 h 15 à la Salle André-Mathieu
Dans les forêts de Bohême est une présentation de Raymond, Chabot, Grant, Thornton et Algorithme Pharma.

Billets sur le site

Billetterie de la salle André-Mathieu : (450) 667-2040

Via le Réseau admission : (514) 790-1245

Au guichet de la salle André-Mathieu, 475, boul. de l’Avenir, Laval

Depuis plus de 20 ans, « l’OSL vous symphonise la vie ! »