Art et culture
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Les 30 septembre • 3 • 5 • 8 octobre 2009 à 20 h


PROGRAMME DOUBLE
Pagliacci de Ruggero Leoncavallo
et Gianni Schichi de Giacomo Puccini
NOUVELLES PRODUCTIONS

RIRA BIEN QUI RIRA LE DERNIER !

Des mascarades qui cachent une réalité inconfortable, de sombres desseins motivés par l’appât du gain ou la jalousie… Y a-t-il lieu de rire de la farce ? Voilà le programme, double celui-là, avec lequel l’Opéra de Montréal ouvre sa 30e saison en présentant deux courts opéras, Pagliacci (Paillasse) de Ruggero Leoncavallo et Gianni Schicchi, le troisième volet du Trittico de Giacomo Puccini. Ces deux nouvelles productions promettent des rires, des pleurs et des musiques exquises à l’aune du vérisme italien avec des interprètes de premier plan, parmi les préférés du public québécois dont plusieurs ont brillé la saison dernière dans Starmania Opéra.

Dans une distribution entièrement canadienne, le ténor Marc Hervieux s’approprie Canio (Paillasse), un des plus beaux rôles du répertoire, aux côtés de la soprano Marie-Josée Lord (Nedda), du baryton Gregory Dahl (Tonio), du baryton-basse Etienne Dupuis (Silvio) et du ténor Pascal Charbonneau (Beppe).
De l’amant Tonio dans Pagliacci, le baryton Gregory Dahl devient le fourbe Gianni Schicchi, rôle-titre du triptyque de Puccini. Dans cette farce à quiproquos, il partage la scène avec la soprano Marianne Fiset (Lauretta), lauréate du Concours Musical International de Montréal 2008, et qui fait ses débuts à la compagnie, le ténor Antoine Bélanger (Rinuccio) et la mezzo-soprano Marie-Nicole Lemieux, qui incarnera Zita.

Pour ces deux œuvres réunies, c’est au brillant metteur en scène Alain Gauthier (Suor Angelica en 2006 et Le barbier de Séville en 2007) que la compagnie a confié ce doublé. Les décors sont signés Olivier Landreville, les costumes, Joyce Gauthier et les éclairages Claude Accolas. Le chef américain James Meena dirige l’Orchestre symphonique de Montréal.

Pagliacci

Pagliacci, un des plus beaux fleurons du vérisme italien, s’est rendu célèbre par la magistrale mise en abyme de son action dramatique, ainsi que par son manifeste, exposé par Tonio (baryton) dans le prologue – à la manière baroque, dans lequel l’auteur appelle à rapprocher la fiction et la réalité, jusqu’à ne plus savoir distinguer l’une de l’autre. Servi sur une musique d’une magnifique intensité expressive, d’une orchestration subtile, et un sans aigu du drame, il annonce en cela le mouvement vériste dont Giacomo Puccini sera le représentant le plus célèbre.
Amour et jalousie sous-tendent l’intrigue de cette oeuvre, montrant sur la scène la vie telle qu’elle est.

Pagliacci réactualise la question du paradoxe sur le comédien qu’illustre l’air fameux « Ridi, pagliaccio » dans lequel Canio, en plein désarroi juste avant la représentation fatale, exhorte son propre personnage à paraître joyeux sur scène. Le rôle de Paillasse a trouvé d’excellents interprètes au XXe siècle, qu’on pense notamment aux célèbres ténors Enrico Caruso et Luciano Pavarotti.

Gianni Schicchi

Cet opéra en un acte est le troisième volet du Triptyque (Il Trittico) de Giacomo Puccini avec Il Tabarro et Suor Angelica, trois courts opéras destinés à être présentés dans la même soirée. Mais Puccini dut se résigner à les présenter séparément, la durée étant trop longue. L’argument de Schicchi est en fait inspiré d’un commentaire anonyme sur la Divine comédie de Dante datant de 1866 et qui explique comment Schicchi a escroqué de manière hilarante la riche famille des Donati les privant de leur héritage. La célébrité de l’œuvre est grandement attachée au fameux air de Lauretta implorant son père, O mio babbino caro. Les cantatrices Maria Callas et Kiri Te Kanawa en ont aussi fait leur signature.

Depuis sa création au Metropolitan Opera de New York en 1918 (la guerre n’étant pas terminée, Puccini ne put assister à la première), Gianni Schicchi fut reconnu comme le plus populaire des trois. D’ailleurs, le soir de la première, Puccini reçut un télégramme du directeur général du Met :
« Ravi de vous annoncer le réel succès total du Triptyque. A la fin de chaque opéra, applaudissements longs et sincères, plus de quarante rappels en tout. Malgré la demande officielle d’interdire des bis, devant l’insistance du public, l’air de Lauretta a été redonné. (…) Presse du jour confirme succès en termes très favorables sur la valeur des opéras, en particulier pour Schicchi. » Dans l’entièreté de son Triptyque, et plus encore dans Gianni Schicchi, Puccini démontre des dons uniques : sens de la concision dans le récit, la capacité de créer des univers musicaux et des atmosphères, et la souplesse de conjuguer les larmes et le comique.

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P A G L I A C C I
de RUGGERO LEONCAVALLO

A R G U M E N T
Au cours d’une représentation de commedia dell’arte donnée dans un village de Calabre, le comédien et clown Canio (Paillasse), directeur d’une troupe de théâtre ambulant réalise qu’il est au cœur d’un triangle amoureux… Très épris de sa femme Nedda, il la prévient qu’il n’y a que sur scène qu’il accepte de jouer les cocus. Ce soir-là, convaincu que sa femme le trompe, Canio se laisse emporter par son rôle et tue réellement sa femme et son amant Tonio, avant de conclure par ces mots : « La comédie est finie ». Sous les applaudissements, les spectateurs ne comprennent que trop tard le télescopage entre le jeu et la réalité…

Opéra: Leoncavallo – Pagliacci | 26, 30 septembre 2009 + 3,5, 8 octobre 2009 à 20 h
Genre : Drame
Structure : En un prologue et deux actes
Langue : En italien avec surtitres français et anglais
Livret : Ruggero Leoncavallo
Création : Milan, Teatro dal Verme, le 21 mai 1892
Production : nouvelle production
Dernière production à la compagnie : novembre 2002

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G I A N N I S C H I C C H I
de GIACOMO PUCCINI

A R G U M E N T
Florence, 1299. Le vieil avare, Buoso Donati, un notable florentin, meurt laissant toute sa fortune à un monastère. Sa famille intéressée conteste le testament. Le jeune Rinuccio accepte d’aider cette famille dans ses démarches en échange de leur soutien pour se marier avec Lauretta, la fille de Gianni Schicchi, un autre richissime notable. Mais sa demande est déboutée par la plupart des Donati. Gianni Schicchi, suite aux suppliques de sa fille, arrivera à reformuler le testament grâce à un judicieux stratagème : il cache le défunt et prend sa place devant le notaire dans le but de récupérer la presque totalité de la fortune de Buoso Donati, qu’il offrira en dot à sa fille en vue de son mariage avec Rinuccio.

Opéra : Puccini – Gianni Schicchi</i | 26, 30 septembre 2009 + 3, 5, 8 octobre 2009 à 20 h
Genre : Opéra
Structure : En un acte
Langue : En italien avec surtitres français et anglais
Livret : Giovacchino Forzano (d’après un épisode de L’Enfer de Dante)
Création : New York, Metropolitan Opera, le 14 décembre 1918
Production : nouvelle production
Dernière production à la compagnie : février 1991
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PréOpéra – conférence sur l’œuvre, donnée par le musicologue Pierre Vachon avant chaque représentation, à 18 h 45 (NOUVELLE HEURE), au Piano Nobile de la PDA.
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DISTRIBUTION
Pagliacci
Canio
Marc Hervieux, ténor (Canada)

La carrière de Marc Hervieux a véritablement pris son envol quand il a été choisi par Valery Guerguiev pour chanter Alfredo (La traviata) à Saint-Pétersbourg. Ses engagements pour 2008-2009 l’ont vu passer du rôle-titre de Faust pour le Calgary Opera, à Alfredo (La traviata) pour Edmonton Opera, de Turridù (Cavalleria rusticana) pour l’Opéra de Québec à Zéro Janvier (Starmania) pour l’Opéra de Montréal, en plus d’une présence au Roy Thomson Hall de Toronto dans Bravissimo . Parmi ses activités les plus récentes, on compte Cavaradossi (Tosca) au Calgary Opera et le rôle-titre de Werther pour Opera Ontario. Depuis 2006, il fait également partie de l’équipe du Metropolitan Opera. Dernière présence à l’OdM : Starmania Opéra (2009).

Nedda
Marie-Josée Lord, soprano (Canada)

Après une année 2002 bien remplie à l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, Marie-Josée Lord a fait des débuts couronnés de succès dans le rôle de Liù (Turandot) à l’Opéra de Québec, suivis d’une apparition dans celui de Julia (Passionnément) à l’Opéra de Rennes. En 2004, elle interpréta Mimì (La bohème) à l’Opéra de Montréal et revint plus tard la même année pour chanter Liù. Également en 2004, elle fut Marie-Jeanne dans la version concert de Starmania proposée par l’Orchestre symphonique de Montréal, production reprise au Palais des Congrès, à Paris, en 2005. Cette même année, elle reçut le Prix de la Fondation de l’Opéra de Québec. Dernière présence à l’OdM : Starmania Opéra (2009).

Tonio
Gregory Dahl, baryton (Canada)

Gregory Dahl s’affirme comme l’un des des meilleurs barytons de sa génération, avec des performances remarquées pour la richesse de leur caractérisation et leur grande autorité vocale. Il a d’abord attiré l’attention à l’échelle nationale dans le rôle de Francis Chancy (Beatrice Chancy) puis a été applaudi dans des rôles tels Sharpless (Madame Butterfly) au Vancouver Opera, Malatesta (Don Pasquale) pour Opera Ontario, Belcore (L’élixir d’amour) au Manitoba Opera, ainsi que Charlie (Filumena) au Calgary Opera et au Edmonton Opera. Parmi ses engagements récents, on note le rôle-titre de Don Giovanni tant au Edmonton Opera qu’au Pacific Opera de Victoria, Falke (La chauve-souris) au Manitoba Opera et Figaro (Le barbier de Séville) au Edmonton Opera. Dernière présence à l’OdM : Le Gala (2005).

Silvio
Etienne Dupuis, baryton (Canada)

Ayant paru d’abord à l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal dans des rôles comme Aeneas (Dido and Aeneas), Étienne Dupuis se fit entendre par la suite, entre autres, dans Marullo (Rigoletto) et le Mandarin (Turandot) à l’Opéra de Montréal. Parmi ses autres rôles, mentionnons : Lescaut (Manon Lescaut) avec le New Israeli Opera, Papageno (La flûte enchantée) au Vancouver Opera, Mercutio (Roméo et Juliette) au Hawaii Opera Theatre et Figaro (Le barbier de Séville) à l’Opéra de Marseille. Il s’est fait applaudir récemment dans le rôle de Johnny Rockfort (Starmania) à l’Opéra de Québec, en plus d’incarner Silvano (Un bal masqué) à l’Opéra de Paris en 2009. Dernière présence à l’OdM : Starmania Opéra (2009).

Beppe
Pascal Charbonneau, ténor (Canada)

La liste des rôles de cet ancien membre de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal comprend Don Ottavio (Don Giovanni), Tamino (La flûte enchantée), Peter Quint (The Turn of the Screw), Jupiter (Semele), Don Ramiro (La Cenerentola) et Gonzalve (L’heure espagnole). Parmi ses engagements des dernières saisons, on note Pedrillo (L’enlèvement au sérail) avec Opera Ontario et le Aspen Music Festival, Brighella (Ariane à Naxos) et Remendado (Carmen) à l’Opéra de Montréal, de même que Diary of the One Who Vanished, aussi au Aspen Music Festival. On a pu l’entendre également avec Les Violons du Roy, Tafelmusik, le Cincinnati Opera, le Flanders Opera de même que dans des récitals en Belgique et en Espagne. Dernière présence à l’OdM : Starmania Opéra (2009).

Gianni Schicchi

Gianni Schicchi
Gregory Dahl, baryton (Canada)

Gregory Dahl s’affirme comme l’un des des meilleurs barytons de sa génération, avec des performances remarquées pour la richesse de leur caractérisation et leur grande autorité vocale. Il a d’abord attiré l’attention à l’échelle nationale dans le rôle de Francis Chancy (Beatrice Chancy) puis a été applaudi dans des rôles tels Sharpless (Madame Butterfly) au Vancouver Opera, Malatesta (Don Pasquale) pour Opera Ontario, Belcore (L’élixir d’amour) au Manitoba Opera, ainsi que Charlie (Filumena) au Calgary Opera et au Edmonton Opera. Parmi ses engagements récents, on note le rôle-titre de Don Giovanni tant au Edmonton Opera qu’au Pacific Opera de Victoria, Falke (La chauve-souris ) au Manitoba Opera et Figaro (Le barbier de Séville) au Edmonton Opera. Dernière présence à l’OdM : Le Gala (2005).

Lauretta
Marianne Fiset, soprano (Canada)

Gagnante du Prix Opus de la Découverte de l’année (saison 2006-2007), elle fut aussi nommée Jeune Soliste de 2008 par les Radios Francophones Publiques. En 2007, elle a remporté le Premier Grand Prix du Concours Musical International de Montréal, de même que le Prix Jean A. Chalmers pour le meilleur artiste canadien, le Prix Joseph Rouleau pour le meilleur artiste québécois, le Prix Poulenc de la mélodie française ainsi que le Prix du public. Après avoir fait partie de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, elle fit ses débuts à l’Opéra de Montréal dans le rôle d’Adza (L’étoile) en 2005, pour ensuite y revenir en tant que Suor Dolcina (Suor Angelica), l’Amante (Il tabarro) et Annina (La traviata). Elle a lancé récemment son premier enregistrement, paru sur étiquette Analekta. Dernière présence à l’OdM : Le Gala (2007).

Rinuccio
Antoine Bélanger, ténor (Canada)

Présentement dans sa troisième saison avec l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, où il a chanté Gonzalve (L’heure espagnole), il a fait ses débuts à l’Opéra de Montréal dans le rôle de l’Amant (Il tabarro) en 2006, pour y revenir plus tard en tant que Tybalt (Roméo et Juliette</i). Dernièrement, il s'est produit en concert à Lyon, avec l'Orchestre symphonique de Sherbrooke et avec l'Ensemble Amati. Parmi ses performances de 2008-2009, on compte Arturo (Lucia di Lammermoor) à l’Opéra de Montréal, La grande messe de Gilles Vigneault, avec l’Orchestre symphonique de Québec, le Requiem de Verdi avec le Chœur de Québec et Carmen avec l’Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Dernière présence à l’OdM : La fanciulla del West (2008).

Zita
Marie-Nicole Lemieux, contralto (Canada)

En 2000, elle devint la première Canadienne à remporter le prestigieux Prix de la Reine Fabiola, ainsi que le Prix Spécial du Lied, au Concours Musical International Reine Elisabeth de Belgique, lui permettant ainsi d’accroître sa réputation au niveau international et de se produire avec des orchestres importants et des chefs renommés, dans plusieurs festivals à travers le monde. Interprète recherchée des œuvres de Berlioz, Debussy, Gluck, Händel, Honeger, Mozart, Rossini, Verdi, Vivaldi et Wagner, elle a aussi enregistré sous plusieurs étiquettes. Ses engagements pour la saison 2008 l’ont menée de Pelléas et Mélisande au Théâtre de la Monnaie à Orlando furioso au Concertgebouw d’Amsterdam, en passant par Falstaff au Théâtre des Champs-Élysées, Faust aux Chorégies d’Orange et Oedipe au Capitole de Toulouse. Dernière présence à l’OdM : La flûte enchantée (2003).

PRODUCTION
Chef d’orchestre
James Meena (États-Unis)

Directeur général et principal chef d’orchestre d’Opera Carolina, James Meena est chez lui tant à l’opéra qu’au concert. Passionné de la musique de Mozart, Puccini et Verdi, il a aussi brillé dans les œuvres de Berlioz, Chostakovitch, Ginastera et Stravinsky. Il a dirigé des chanteurs de légendes, parmi lesquels Marilyn Horne, Jerome Hines, Renee Fleming, Denyce Graves et Jerry Hadley. En plus de sa participation aux productions d’Opera Carolina, les moments forts de ses dernières saisons comprennent Les noces de Figaro et La traviata à l’Opéra de Montréal, Don Pasquale avec Opera Lyra Ottawa, Falstaff au Edmonton Opera et Le sacre du printemps avec le National Symphony Orchestra. Dernière présence à l’OdM : Le Gala (2006).

Metteur en scène
Alain Gauthier (Canada)

Alain Gauthier a dirigé récemment Carmen au Edmonton Opera, ainsi que Così fan tutte au Cincinnati Opera (tous deux en 2007). Il a mis en scène L’étoile de Chabrier au Cincinnati Opera en juin 2006, après avoir obtenu un grand succès avec cette même œuvre à l’Opéra de Montréal l’année précédente. Il se prépare à reprendre cette production pour l’Austin Lyric Opera en janvier 2010. Avec Gianni Schicchi, il complète sa vision du Triptyque de Puccini, ayant déjà dirigé Suor Angelica et Il tabarro pour l’Opéra de Montréal en 2006. Parmi ses autres mises en scène, on note La bohème, L’élixir d’amour et The Medium. Dernière présence à l’OdM : Le barbier de Séville (2008).

Décors
Olivier Landreville (Canada)

Jeune créateur renommé, Olivier Landreville a conçu les décors de quelques-unes des pièces les plus populaires des dernières années, parmi lesquelles Under Construction, Cheech, La société des loisirs, Gagarin Way, Cyber Jack et Antarktikos. Ses décors pour cette dernière œuvre ont été exposés à la Quadriennale de Prague en 2003. Depuis 2001, plusieurs de ses conceptions ont reçu des nominations au Gala des Masques : Antarktikos, Cheech, Everybody’s WELLES pour tous, Tête première, Le périmètre et Coma unplugged. À la télévision, on a pu admirer ses réalisations dans des émissions comme 21, Il va y avoir du sport, Deux filles le matin, Flash, ainsi que sur Musimax. Débuts à l’OdM.

Ce que j’en ai pensé

Les deux opéras se passent à Florence que l’on voit en fond de scène. Dans Pagliacci, la roulotte du clown est garée dans un vallon à l’herbe jaunie par le soleil tandis que l’action dans Gianni Schischi se déroule dans la chambre de l’oncle Buoso Donati. Tant la roulotte que les murs de la chambre sont peints en couleurs très douces, légèrement délavées, nous ramenant aisément des siècles en arrière. Les jeux d’éclairage sont très importants et réussis dans Gianni Schischi.

Dans Pagliacci, le triangle amoureux entre Canio, Nedda, son épouse, et Silvio, l’amant de celle-ci se transpose de la réalité de cette fin 19e siècle à la scène présentée en théâtre del arte par les comédiens ambulants. La musique qui accompagne les scènes de la comedia del arte est rythmée. Il y a un beau duo chanté par Nedda (Marie-Josée Lord) et Silvio (Étienne Dupuis) mais la pièce de résistance revient évidemment à Paillasse (Marc Hervieux) qui chante avec sa fougue habituelle mais que j’aurais aimé entendre plus brisé par cet amour déçu.

Dans l’opéra Gianni Schischi, léger et drôle, les chanteurs s’amusent. Les chœurs y ont une grande place et les airs sont mélodieux. Gregory Dahl était excellent dans son rôle de Gianni Schischi et Marianne Fiset a fort bien chanté le bonheur de Lauretta dans le grand air mélodieux de cet opéra.

Pagliacci et Gianni Schischi, un doublé réussi!

1/2

0 Au secours, 1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément

Opéra de Montréal | Saison 09-10

Tous les opéras sont présentés en langue originale, avec surtitres bilingues projetés au-dessus de la scène.

Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts (PDA)
Mozart – La flûte enchantée | 7.11.14.16.19 novembre 2009 à 20 h et 21 novembre 2009 à 14 h
Verdi – Simon Boccanegra | 13.17.20.22.25 mars 2010 à 20 h
Massenet – Cendrillon | 22.26.29.31 mai 2010 et 3 juin 2010 à 20 h

OPÉRA : abonnement à 4 productions (Pagliacci/Gianni Schicchi, La flûte enchantée, Simon Boccanegra, Cendrillon)
OPÉRA PLUS : abonnement à 5 productions (OPÉRA + Tosca OU Nelligan)
OPÉRA PLUS + : abonnement à 6 productions (OPÉRA + Tosca + Nelligan)
NOUVEAUTÉ DU 30e : le lundi, les abonnés bénéficient d’une réduction allant jusqu’à 30%.

Pour s’abonner
Opéra de Montréal uniquement : 514-985-2258 / 1 877 385-2222
Offert à partir de 151 $, jusqu’au 8 octobre 2009

Abonnement pour les 18 à 30 ans : La banque td t’emmène à l’opéra
Grâce au soutien de TD Canada Trust, l’Opéra de Montréal poursuit son offre spéciale d’abonnement destinée aux jeunes de 18 à 30 ans : 30 $ le billet avec l’abonnement ! Achat minimal requis de deux opéras de la saison régulière. Abonnements offerts dès le 10 août 2009 à la billetterie de l’Opéra de Montréal, et dès le 9 octobre 2009 à la billetterie de la Place des Arts.

Billets À la Pièce
Billetterie de la Place des Arts 514-842-2112 ou 1-866-842-2112 ou sur le www.laplacedesarts.com

À partir de 46 $ et en vente maintenant.

www.operademontreal.com

Pour obtenir plus de renseignements sur les productions, les événements spéciaux et les programmes éducatifs, les formules d’abonnement, le prix des billets simples et de groupe, les forfaits PRIMA et corporatifs.