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Le jeudi 5 novembre 2009, 20 h


Patrimoine tchèque
avec I Musici

De retour d’une tournée fort remarquée en République populaire de Chine, l’Orchestre de chambre I Musici de Montréal vous invite, pour son deuxième concert de la série Centre-ville, à savourer les richesses de la musique slave. De la musique du regretté compositeur canadien d’origine tchèque Oskar Morawetz, à celles de Suk et de Dvořák, maestro Yuli Turovsky et ses Musici exploreront les trésors mélodiques de l’Europe de l’Est.

Dynamisme slave

Chassé d’Europe par le régime nazi, Oskar Morawetz arrive au Canada en 1940. En 2007, Morawetz — âgé de 90 ans — succombait à la maladie de Parkinson. Ses œuvres ont été jouées par près de 130 orchestres de renom sur cinq continents. Les compositions de Morawetz lui ont valu de nombreuses distinctions, notamment l’Ordre du Canada et deux Prix Juno. Le compositeur autodidacte reçut une récompense du Fonds Segal pour la culture juive au Canada pour son œuvre From the Diary of Anne Frank, pour soprano et orchestre (1970). Des œuvres gracieuses et gaies sont typiques des débuts de Morawetz comme compositeur. Son Divertimento pour cordes— une commande qui lui a été faite par la CBC en 1948 — évoque les rythmes vigoureux typiques des musiques slaves et tchèques.

Touchantes sérénades

La Sérénade pour cordes d’Antonín Dvořák (1841-1904) réfère au genre pratiqué par des compositeurs classiques autrichiens du 18e siècle. Œuvre typique du style dvořákien : mélodies enjôleuses, verve rythmique et sonorités des plus séduisantes, toutes imprégnées des caractéristiques du folklore de Bohème. Composée en 1875 — alors que Dvořák n’était marié que depuis deux ans — cette sérénade révèle, selon le biographe Otakar Šourek, « une passion brûlante ». Également au programme de la soirée, la Sérénade pour cordes de Josef Suk (1874-1935). Élève et gendre de Dvořák — il épousa sa fille Otilie — Suk était second violon dans le Quatuor tchèque. Son œuvre la plus connue est probablement la Sérénade pour cordes qu’il a écrite à l’âge de 18 ans, en 1892. Par son audace harmonique et sa profondeur d’émotion, cette touchante Sérénade dépasse l’œuvre du maître. Cette partition fut portée à l’attention de Brahms, puis dédiée à l’influent critique praguois Emanuel Chvala (1851-1924) dont les critiques défendaient la cause de Dvořák et de la jeune école de compositeurs tchèques.

Ces sérénades de Suk et de Dvořák se retrouvent sur deux enregistrements d’I Musici de Montréal. On les retrouve respectivement sur Tchaïkovski Suk (CHAN 8659) et Borodine Dvořák (CHAN 9484), sous étiquette Chandos.

PROGRAMME

Oskar Morawetz
Divertimento pour cordes

Josef Suk
Sérénade pour cordes en mi bémol majeur, opus 6

Antonín Dvořák
Sérénade pour cordes en mi majeur, opus 22

Patrimoine tchèque et ses trésors mélodiques de l’Europe de l’Est, un concert à ne pas manquer.

À la Salle Pollack,
555, rue Sherbrooke Ouest
Montréal

Renseignements et billetterie : 514 982-6038 ou à info@imusici.com.

Pour en savoir davantage sur notre 26e saison : www.imusici.com