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Jusqu’au 6 février 2016

Crédit photo: Yves Renaud
PELLÉAS ET MÉLISANDE

De MAURICE MAETERLINCK
Mise en scène CHRISTIAN LAPOINTE

Avec Sylvio Arriola / Marc Béland /
Lise Castonguay / Sophie Desmarais /
Éric Robidoux / Paul Savoie / Gabriel Szabo

Conseillère dramaturgique: Andréane Roy
Conception: Geneviève Lizotte / Elen Ewing /
Martin Sirois / Lionel Arnould / Nicolas Basque
Claire Renaud / Sylvie Rolland Provost
Assistance à la mise en scène: Alexandra Sutto

Production Théâtre du Nouveau Monde
en coproduction avec le Théâtre Blanc

UN AMOUR IMPOSSIBLE

Alors qu’il chasse en forêt, le Prince Golaud découvre une jeune femme fragile et énigmatique, Mélisande. Conquis par sa beauté, il l’épouse et la ramène dans son château où vit Pelléas, son demi-frère. Mélisande et Pelléas ne tardent pas à éprouver une forte attirance l’un vers l’autre, attisant la jalousie de Golaud. Pourtant chaste et pur, leur amour les mènera à leur perte. Évoluant dans une atmosphère de conte irréel, les personnages sont mus par des forces inconnues d’eux-mêmes, ils sont victimes de leur destinée. Ce drame mythique d’amour et de jalousie n’est pas sans évoquer les amants de légende que furent Roméo et Juliette, Othello et Desdémone, Tristan et Yseut.

CRITIQUE

Pour tout élément de décor, la maquette d’un château, à laquelle on ajoute des projections vidéos du château, de son immense porte, de grottes ou d’animaux. Toutes les images en noir et blanc sont imprécises à cause du très gros grain privilégié. Les interprètes, debout devant des micros, nous font parfois dos et livrent leurs textes sans âme, alors qu’on projette l’image de leurs visages en fond de scène.

Le metteur en scène Christian Lapointe a choisi d’insister fortement sur le symbolisme des textes de Maurice Maeterlinck, nous présentant des personnages qui vivent leur vie comme dans un rêve. Ils sont là sans l’être vraiment.

Les interprètes jouent dans la neutralité, comme si les personnages qu’ils représentent n’existaient pas réellement. Les textes sont rendus sur un ton aussi monotone que s’ils étaient récités par des robots. L’amour, la jalousie, l’inquiétude, l’angoisse, rien se semble toucher ces êtres qui, ma foi, n’auraient pas fondu, s’ils avaient été de glace. Seul Marc Béland a semblé oublier un court moment qu’il devait jouer un être désincarné.

On a repris des textes de Maurice Maeterlinck pour en faire des oeuvres opératiques à cause de leur musicalité. Or le ton employé tout au long de la pièce ne met aucunement en valeur la langue de Maeterlinck.

Le théâtre privé de toute émotion est une coquille vide et toutes les techniques visuelles du monde ne suffisent pas à le rendre intéressant.

0 Au secours, 1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément

Cliquez si vous voulez relire le communiqué de la pièce.

PELLÉAS ET MÉLISANDE
JUSQU’AU 6 FÉVRIER 2016

Mardi 19 h 30
Mercredi au vendredi 20 h
Samedi 15 h et 20 h

Au Théâtre du Nouveau Monde
84 rue Sainte-Catherine Ouest

Réservations 514.866.8668
ou www.tnm.qc.ca