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Les 3, 7, 10, 12, 15 novembre 2007 à 20 h

Roméo et Juliette de Charles Gounod
sur la grande scène lyrique de l’Opéra de Montréal

La passion opéra se poursuit avec la présentation d’un grand classique de l’opéra français, Roméo et Juliette de Charles Gounod, transposé ici dans l’Italie de l’après-guerre. Pour la deuxième production de sa 28e saison, l’Opéra de Montréal a choisi de lever le rideau sur l’une des plus grandes histoires d’amour, celle des amants de Vérone dont l’ardeur défie toute loi, et qui séduit encore aujourd’hui les spectateurs de tous âges.

Cet opéra en cinq actes, adapté du célèbre drame de Shakespeare, met en scène le sort funeste de deux jeunes amoureux, issus de familles rivales, qu’un même amour enflamma. Dans cette atmosphère surchargée d’émotions, le ténor canadien Marc Hervieux sera Roméo Montaigu et la soprano américaine Maureen O’Flynn, la lumineuse Juliette Capulet de la récente production du Metropolitan Opera de New York, qui fait ses débuts à la compagnie montréalaise. Le baryton canadien Alexander Dobson est Mercurio (ami de Roméo), le baryton-basse américain Denis Sedov, le Frère Laurent, et le baryton-basse Chad Louwerse, Capulet, père de Juliette. Complètent la distribution, de jeunes chanteurs à l’aube de leur carrière, pour la plupart issus de l’Atelier lyrique : le ténor Antoine Bélanger (Tybalt, neveu de Capulet), la mezzo-soprano Geneviève Després (Gertrude, nourrice de Juliette), la soprano Sarah Myatt, (Stephano, page de Roméo), le ténor Bernard Cayouette (Benvolio, ami de Roméo), le baryton Stephen Hegedus (Gregorio, serviteur des Capulet), le baryton Pierre-Étienne Bergeron (Pâris, fiancé de Juliette), la basse Alexandre Sylvestre (Duc de Véronne).

Le chef français Jean-Yves Ossonce fera ses débuts nord-américains à la tête de l’Orchestre Métropolitain du Grand Montréal et du Chœur de l’Opéra de Montréal. La mise en scène est confiée au Canadien Michael Cavanagh; les décors sont signés Claude Girard et les éclairages, Guy Simard. L’opéra est chanté en français, avec surtitres bilingues. [Voir «Distribution» pour une courte biographie des artistes]

Mourir d’aimer

Un bal masqué est donné dans le palais des Capulet. Grâce à leur déguisement, Roméo Montaigu et ses amis Mercutio et Benvolio, ont pu entrer dans la maison rivale sans se faire remarquer. Roméo ébloui par une belle inconnue, l’aborde et tombe éperdument amoureux. Le coup de foudre est mutuel. Il apprend avec effroi qu’il s’agit de Juliette Capulet, la fille de son pire ennemi, promise au comte Pâris. Démasqués, les Montaigu doivent prendre la fuite. La nuit venue, Roméo se faufile dans le jardin des Capulet et se hisse jusqu’au balcon de Juliette. Les jeunes gens s’avouent leur amour et malgré les querelles familiales, se font le serment de s’épouser. Le Frère Laurent, confesseur de Roméo, les marie en secret, espérant que cette union pourra mettre un terme à cette haine ancestrale. À la suite d’une bataille de rue sanglante, dans laquelle Roméo combat et tue Tybalt, neveu de Capulet, qui vient de poignarder Mercutio, le duc de Vérone bannit Roméo de la ville. Déchirée entre le deuil et l’amour, Juliette rejoint Roméo pour sa nuit de noces, alors que le comte Capulet décide de hâter le mariage de sa fille avec Pâris, au petit matin. Désespérée, Juliette accepte la ruse imaginée par le frère Laurent et boit un narcotique qui la plongera dans un profond sommeil deux jours durant et la fera passer pour morte. Roméo n’a pu être averti du subterfuge. Croyant sa Juliette morte, il avale un poison pour être uni dans la mort avec sa bien-aimée, qui s’éveille alors qu’il est à l’agonie. Ils chantent leur amour. Roméo trépasse et Juliette se frappe d’un coup de poignard.

Gounod, musicien de l’amour et mélodiste hors pair

Gounod a grandi dans un milieu ouvert aux arts (son père était artiste peintre, sa mère, musicienne), et a mené une vie tout en contrastes et en paradoxes, faisant de lui un personnage hors du commun. Dans les premières années de sa carrière musicale (1840-1850), il se passionne surtout pour la musique religieuse, puis découvre le théâtre lyrique à l’aube du Second Empire (Sapho, 1851). Avec Faust (1859), Gounod symbolise le renouveau de l’art lyrique français, privilégiant dans ses opéras des épisodes intimes pour servir au mieux l’action et l’évolution dramatique des personnages. Les opéras poétiques, Mireille (1864) et Roméo et Juliette (1867), marquent l’apogée de la carrière dramatique du compositeur. Mélodiste hors pair, il «représente à merveille un moment de la sensibilité française» (Claude Debussy). Sa mélodie «touche le sens d’abord, mais elle va jusqu’à l’âme. (…) Elle s’enveloppe d’un certain mystère, mais n’en est pas moins baignée de lumière.» (Paul Landormy). Roméo et Juliette a connu de nombreuses adaptations pour l’opéra, le ballet, la comédie musicale et le cinéma (dont le célèbre West side story).

Roméo et Juliette

Opéra en cinq actes de Charles Gounod (Paris 1818 – Saint-Cloud 1893)
Création : Paris, Théâtre-Lyrique, 27 avril 1867
Livret : Jules Barbier et Michel Carré, d’après Shakespeare
Dernière production à l’Opéra de Montréal : novembre 1992

DISTRIBUTION

Roméo
MARC HERVIEUX, ténor (Canada)

Depuis que Valery Gergiev l’a choisi pour chanter Alfredo (La traviata) à Saint-Pétersbourg, la carrière de Marc Hervieux connaît un virage prodigieux. Il chante dans la plupart des maisons lyriques canadiennes dans des emplois comme le rôle-titre des Contes d’Hoffmann à l’Opéra de Québec, Pinkerton (Madame Butterfly) au Edmonton Opera, Edgardo (Lucia di Lammermoor) et Cavaradossi (Tosca) au Pacific Opera Victoria, en plus de plusieurs rôles à l’Opéra de Montréal. Il a fait ses débuts européens dans des Grieux à l’Opéra de Malaga en Espagne, et en mars 2006, il se joignait au Metropolitan Opera. Récemment, il était Michael (Frobisher) au Calgary Opera, Rodolfo (La bohème) à l’Opéra de Québec et Alfredo (La traviata) à Opera Ontario. Il chantera prochainement Cavaradossi (Tosca) au Calgary Opera et Zéro Janvier (Starmania – version opéra) à l’Opéra de Québec. Dernière présence à la compagnie : Il tabarro (2006).

Juliette
MAUREEN O’FLYNN, soprano (É.-U.)

Artiste reconnue tant sur la scène que sur le disque, Maureen O’Flynn éblouit la critique, ses collègues et le public. Elle chante dans des maisons telles La Scala, le Metropolitan Opera, le New York City Opera, le Staatsoper de Vienne et de Hambourg, le Lyric Opera of Chicago, le Dallas Opera et le Teatro Comunale de Florence. Considérée comme l’une des plus illustres Gilda (Rigoletto), elle l’est tout autant en Nanetta (Falstaff), rôle dans lequel elle a fait ses débuts à La Scala sous la baguette de Riccardo Muti et enregistré pour Sony. Sur disque, elle a participé à Operatica: “O” et Operatica: Shine sur le label E-Magine Records. Récemment, elle chantait Juliette (Roméo et Juliette) au Metropolitan Opera, Donna Anna (Don Giovanni) au Santander Festival, Pat Nixon (Nixon in China) au Cincinnati Opera, Mimì (La bohème) au Berkshire Opera Company et Micaëla (Carmen) au Portland Opera. Prochainement, elle chantera Leïla (Les pêcheurs de perles) pour le Florida Grand Opera. Fait ses débuts à l’Opéra de Montréal.

Frère Laurent
DENIS SEDOV, basse (Israël)

Le magazine Opera News le qualifie de «grand et imposant, doté d’un physique splendide et d’une voix idoine». Récemment, il était Don Giovanni au Teatro Municipal de Santiago, et faisait ses débuts au Royal Opera House-Covent Garden dans Figaro (Les noces de Figaro), Leporello (Don Giovanni) sous la baguette de Riccardo Muti à La Scala et Colline (La bohème) à l’Opéra national de Paris. Toujours à Paris, il défend le rôle-titre de Don Giovanni et le Comte Rodolfo (La somnambule) à l’Opéra-Comique. Prochainement, il chantera Giorgio (Les puritains) au Seattle Opera, Nourabad (Les pêcheurs de perles) au Washington National Opera et Zoroastre <(Orlando) avec Al Ayre Español. Dernière présence à l’Opéra de Montréal : Turandot (2004).

Mercutio
ALEXANDER DOBSON, baryton (Canada)

On a souvent loué sa musicalité et son talent d’acteur. Récemment, il s’imposait dans Wozzeck à Montréal (également donné au Festival d’Orford), Mercutio (Roméo et Juliette) à Opera Ontario, Junius (Le viol de Lucrèce) au Pacific Opera Victoria. Il a fait ses débuts au Linbury Theatre (Covent Garden) dans The Midnight Court, Schaunard (La bohème) à l’Opéra de Québec, le rôle-titre dans Nigredo Hotel au Algoma Fall Festival et Morales (Carmen) à Opera Pacific. Il se produit fréquemment en récital sur les ondes de la radio de Radio-Canada et était de la production télévisuelle de La bohème (Marcello) présentée sur BRAVO. Dernière présence à la compagnie : Le viol de Lucrèce (2003).

Capulet
CHAD LOUWERSE, baryton-basse (Canada)

Chad Louwerse est destiné à figurer parmi les meilleurs barytons-basses de sa génération. Il faisait récemment ses débuts européens dans Bernadino (Benvenuto Cellini) à l’Opéra national du Rhin et chantait Le Bailli (Werther) au Vancouver Opera. Ancien membre de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, il a interprété Buonafede (Le monde de la lune) au cours de la saison 2006-2007. Ses autres engagements : Siroco (L’Étoile) à l’Opéra de Montréal, Harasta (La petite renarde rusée) au Pacific Opera Victoria, Happy (La fille du Far West) au Vancouver Opera, Figaro (Les noces de Figaro) et Balthazar (Amahl et les visiteurs du soir) à Opera NUOVA. Dernière présence à la compagnie : Il tabarro (2006).

GENEVIÈVE DESPRÉS, mezzo-soprano (Canada) – Gertrude
Dernière présence à l’OdM : Suor Angelica (2006)

MEMBRES DE L’ATELIER LYRIQUE DE L’OPÉRA DE MONTRÉAL
SARAH MYATT
, mezzo-soprano (Canada) – Stephano
Débuts à la compagnie

ANTOINE BÉLANGER, ténor (Canada) – Tybalt
Dernière présence à l’OdM : Un ballo in maschera (2007)

STEPHEN HEGEDUS, baryton-basse (Canada) – Gregorio
Dernière présence à l’OdM : Un ballo in maschera (2007)

PIERRE-ÉTIENNE BERGERON, baryton (Canada) – Pâris
Dernière présence à l’OdM : Un ballo in maschera (2007)

ALEXANDRE SYLVESTRE, baryton-basse (Canada) – Duc de Vérone
Dernière présence à l’OdM : Un ballo in maschera (2007)

PRODUCTION

Chef
JEAN-YVES OSSONCE (France)

Depuis ses débuts en Angleterre en 1991, Jean-Yves Ossonce dirige autant à l’opéra qu’au concert. Nommé directeur artistique du Grand Théâtre et de l’Orchestre symphonique Région Centre-Tours en 1999, il a consacré beaucoup de temps à développer la vie musicale régionale, tout en menant une carrière de chef invité notamment à l’étranger. Au cours des récentes années, il a dirigé Hamlet (mis en scène par Nicolas Joël) au Teatro Verdi de Trieste et La flûte enchantée au Welsh National Opera. Plus récemment, il a dirigéMignon à l’Opéra Théâtre d’Avignon et des Pays du Vaucluse, Norma à l’Opéra national de Montpellier et L’élixir d’amou au Grand Théâtre de Tours. Prochainement, il dirigera Pelléas et Mélisande et Carmen au Grand Théâtre de Tours et Lucia di Lammermoor au San Francisco Opera. Il compte plusieurs enregistrements. Fait ses débuts à l’Opéra de Montréal.

Metteur en scène
MICHAEL CAVANAGH (Canada)

Metteur en scène en résidence du Vancouver Opera pendant deux saisons et directeur artistique du Edmonton Opera de 1998 à 2001, il a mis en scène plusieurs opéras pour des maisons lyriques canadiennes. En 1998, il a fait ses débuts américains dans Lucia di Lammermoor pour l’Arizona Opera. Aux États-Unis, il a mis en scène des œuvres telles The Rake’s Progress pour le Lyric Opera of Kansas City, Il Prigioniero et Le château de Barbe-Bleue au Opera Festival of New Jersey. Il est également respecté comme librettiste et créateur d’œuvres pour le Queen of Puddings Music Theatre Company. Récemment, il portait à la scène Le barbier de Séville pour le Edmonton Opera, La bohème au Kentucky Opera et Les noces de Figaro au Manitoba Opera. Prochainement, il montera L’Italienne à Alger pour le Vancouver Opera et Tosca à Calgary. Dernière présence à la compagnie : Madame Butterfly (2002).

Costumes
CLAUDE GIRARD (Canada)

Né à Québec où il reçoit sa formation à l’École des Beaux-Arts, de même qu’à Venise, il commence sa carrière de concepteur en 1967 pour Les Grands Ballets Canadiens, puis conçoit décors, costumes et éclairages de productions comme L’enlèvement au sérail, La Cenerentola, Roméo et Juliette, Norma, La bohème, Suor Angelica, Gianni Schicchi, Cavalleria rusticana/Pagliacci, Madame Butterfly, Le barbier de Séville, Don Giovanni, La veuve joyeuse, Nabucco, Aïda, La traviata et Le vaisseau fantôme pour l’Opéra de Montréal, l’Opéra de Nancy (France), Liège (Belgique), Philadelphia, Portland, Seattle, Tulsa, Detroit, Dayton, Louisville, Hamilton, Winnipeg, Calgary et Vancouver. Il a également travaillé sur plus d’une trentaine de ballets en plus de faire la direction artistique d’événements au Canada et en France, tels le Jour du Canada pour Radio-Canada (1991, 1992 et 1993). Dernière présence à la compagnie : Aïda (2006)

Éclairages
GUY SIMARD (Canada)

Né à Montréal, il a travaillé sur plus de 500 productions — concepteur d’éclairages, consultant scénographe, directeur technique ou directeur de scène. Actif au théâtre, tant local, national qu’international, et à l’éclairage architectural, il a aussi beaucoup travaillé à l’opéra : Opéra de Montréal, Volksoper de Vienne, Opéra Monte Carlo, Opéra national du Rhin, Théâtre national de Belgique, Kentucky Opera, Florida Grand Opera, Boston Lyric Opera ou Michigan Opera Theatre. Il a reçu de nombreux prix et distinctions pour son travail novateur en tant que concepteur d’éclairages. Diplômé de l’École nationale de théâtre du Canada, il y enseigne la conception d’éclairages depuis plusieurs années, comme en Belgique et en France. Dernière présence à la compagnie : Ariane à Naxos (2004).

Chef de chœur
CLAUDE WEBSTER (Canada)

Lauréat de nombreux concours canadiens et américains, il a effectué plusieurs tournées au Canada, aux Etats-Unis, au Japon, en France, en Suisse et en Grèce. Comme soliste, il se produit avec l’Orchestre symphonique de Montréal, l’Orchestre Métropolitain, l’Orchestre de chambre Radio-Canada et l’Orchestre du Centre National des Arts d’Ottawa. Ses débuts au Carnegie Recital Hall de New York ont suscité les éloges du New York Times. Il compte trois enregistrements avec chanteurs et flûtiste (ATMA/SNE, Radio-Canada/Dobermann et Analekta) et un enregistrement de nocturne de Chopin. Inscrit en 1994 comme stagiaire à l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, il y œuvre à titre de chef de chant principal. Dernière présence à la compagnie : Un bal masqué (2007).

ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL

Dès sa fondation, il y a plus de 25 ans, l’Orchestre Métropolitain du Grand Montréal s’est donné pour mission d’élargir l’auditoire de la musique classique en offrant une programmation accessible et variée. Avec en moyenne 70 concerts par an, le Métropolitain, sous la direction de Yannick Nézet-Séguin, présente des concerts à la Place des Arts ainsi que dans plusieurs arrondissements et villes de l’Île de Montréal. Le Métropolitain a également à son crédit plusieurs enregistrements dont les plus récents ont remporté de nombreux prix en plus de faire l’objet des critiques les plus élogieuses.

À la salle Wilfrid Pelletier de la Place des Arts

infOpéra : operademontreal.com

préOpéra : Gratuit pour les abonnés et 5 $ pour les non-abonnés (billets en vente à la billetterie de la PdA les jours de représentations).

Billetterie de la Place des Arts (514) 842-2112 / 1 866 842-2112 ou sur le site pda.qc.ca

Billets à la pièce à partir de 44 $.
Offre spéciale 18-30 ans : 35 $ pour un premier opéra
et 25 $ pour les productions suivantes.

Prochaine production
Le Gala, 12e édition
Dimanche 2 décembre 2007 à 14 h, salle Wilfrid-Pelletier de la PdA
Événement-bénéfice annuel de l’Opéra de Montréal,
avec l’Orchestre Métropolitain du Grand Montréal
et le Chœur de l’Opéra de Montréal,
sous la direction du chef américain Paul Nadler

PréOpéra – conférence sur l’œuvre, donnée par Pierre Vachon avant chaque représentation,
à 18 h 30, au Piano Nobile de la PDA.
MétrOpéra – événement urbain présenté dans le métro, en collaboration avec la STM :
30 et 31 octobre, et 1er novembre, 16 h à 16 h 30, dans les stations Place des Arts, Atwater et Berri-UQAM.
Générale ouverte aux groupes d’élèves des écoles secondaires et Cegeps, jeudi 1er novembre, 19 h.

MERCI
FONDATION J.A. DE SÈVE – LA PRESSE – THE GAZETTE – SPINELLI.AUTO.COM – SOCIÉTÉ DE TRANSPORT DE MONTRÉAL (STM)
CONSEIL DES ARTS DU CANADA – CONSEIL DES ARTS ET DES LETTRES DU QUÉBEC – CONSEIL DES ARTS DE MONTRÉAL