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Les 12, 15, 17 et 19 novembre 2011 à 19h30


EN PREMIÈRE AU QUÉBEC

RUSALKA
d’Antonín Dvořák
à l’Opéra de Montréal

AIMER A EN PERDRE LA VOIX !
Après le succès des Noces de Figaro, l’Opéra de Montréal poursuit sa 32e saison dans la nouveauté. Pour la première fois de son histoire et au Québec, la compagnie présente RUSALKA, chef-d’œuvre du compositeur tchèque Antonín Dvořák. Ce conte de fées en musique, débordant de lyrisme et de mélodies accrocheuses, bénéficie d’une production résolument moderne et d’une distribution inédite. RUSALKA, c’est littéralement du jamais vu… et du jamais entendu !

Presque tous les chanteurs en seront à leurs débuts avec l’Opéra de Montréal, à commencer par la soprano chargée du rôle-titre, l’Américaine Kelly Kaduce, qui reprend ici l’un de ses rôles fétiches en Amérique du Nord. Son père, le génie des eaux Vodník, sera incarné par la jeune basse torontoise Robert Pomakov, qui se distingue déjà partout au Canada et en Amérique du Nord. Le reste de la distribution vient d’Europe, à commencer par le Prince charmant pour qui Rusalka se damne, chanté par l’Ukrainien Konstantin Andreyev. La mezzo roumaine Liliana Nikiteanu reprend ici un rôle dont elle est une spécialiste, celui de la sorcière Ježibaba. La soprano polonaise Ewa Biegas complète la distribution en Princesse étrangère.

Le metteur en scène Eric Simonson (en collaboration avec Bill Murray) a vu son travail accueilli chaleureusement lors des premières représentations du spectacle à Minnesota et à Denver, de même que les décors de Erhard Rom et les costumes de Kärin Kopischke. L’ajout de projections vidéo, créations d’une spécialiste du procédé, Wendall K. Harrington, contribue à l’atmosphère magique et surréaliste de l’opéra. Anne-Catherine Simard-Deraspe est de retour aux éclairages. L’Orchestre Métropolitain est sous la baguette de John Keenan, tandis que Claude Webster se charge de la préparation du Chœur de l’Opéra de Montréal.

GRAND OPÉRA POUR PETITE SIRÈNE

Le scénario de RUSALKA est très semblable à celui de La petite sirène d’Andersen, le même qui inspira un célèbre dessin animé de Walt Disney à la fin du XXe siècle. Une rusalka, c’est une ondine, une créature fantastique vivant dans les eaux d’un lac. La sirène, elle, vit plutôt dans la mer, et le bas de son corps se termine en queue de poisson, pas la rusalka… Mais si La petite sirène d’Andersen se termine bien, la RUSALKA de Dvořák connaît une fin tragique !

La partition se distingue par son mélange de simplicité et de raffinement : simplicité des mélodies qui évoquent des airs de folklore, raffinement de l’orchestre dont Dvořák sait utiliser toutes les ressources expressives. On dit de Dvořák que, comme Verdi, il exprime tout à travers la mélodie. On peut le vérifier dans RUSALKA, qui contient un des plus grands tubes du répertoire de l’opéra, la fameuse « Romance à la lune » que chante l’héroïne au moment où elle s’apprête à quitter la froideur de son univers aquatique pour la chaleur d’un amour terrestre. Cette cantilène envoûtante, à la beauté sensuelle, constitue un morceau de bravoure auquel pas une soprano ne résiste !

UN MAÎTRE DE LA MÉLODIE

Dvořák a un don inné pour composer des airs qu’on retient au premier coup d’oreille : l’Humoresque no 7 (extrait de l’opus 101), le lied « Les chansons que ma mère me chantait » (extrait du cycle de Chanson tziganes), le Tempo di valse (extrait de la
Sérénade
op. 22), et surtout le thème de l’immense Symphonie no 9, dite « du Nouveau monde ». Leur popularité est telle que la publicité et le cinéma ont largement exploité ces mélodies.

La vie du compositeur, d’ailleurs, est aussi un véritable conte de fées. Si Rusalka, fille du roi des eaux, quitte son lac pour épouser un prince, Dvořák lui quitte la boutique de boucher de son père pour embrasser une carrière de musicien professionnel ! Encouragé par Brahms, il connaît une trajectoire spectaculaire qui le voit devenir directeur du Conservatoire de New York, puis compositeur national. Il a brillé dans tous les genres : musique de chambre, musique symphonique, morceaux pour piano, cantates et oratorios (dont Sainte Ludmilla, écrit spécialement pour la Canadienne Emma Albani). Mais l’opéra l’attire plus que tout. Sa détermination est telle qu’il va jusqu’à composer deux fois le même opéra ! La première version de Le roi et le charbonnier (1872) ayant été jugée injouable par son compatriote Smetana, Dvořák remet sans sourciller son ouvrage sur le métier !

Mais c’est un compositeur expérimenté et au sommet de sa gloire qui se lance en 1901 dans la composition de RUSALKA. Il écrit dans sa maison de campagne, qu’on appelle aujourd’hui la Villa Rusalka, située au bord du lac du même nom. La création est marquée par une grève des musiciens de l’orchestre, puis par un remplacement de dernière minute : le ténor chargé du rôle du Prince, en état d’ébriété avancée, doit être remplacé par sa doublure… Mais rien ne peut empêcher la vague RUSALKA d’emporter l’adhésion sur son passage. L’héroïne attire les chanteuses, même si elles sont condamnées au silence pendant les moments clés de l’action… Une soprano muette, un comble ! Le succès est immense et durable et RUSALKA demeure le plus joué du compositeur.

ARGUMENT
Rusalka, créature des eaux, tombe amoureuse d’un prince vivant sur la terre ferme. Malgré les avertissements de son père, Vodník, elle demande l’aide de la sorcière Ježibaba afin de devenir humaine. Ježibaba consent à exaucer le souhait de Rusalka, mais au prix d’un cruel marché : elle doit renoncer à la parole. De plus, si elle ne parvient pas à conquérir l’amour d’un humain, elle et celui qu’elle aime seront damnés éternellement. Rusalka accepte, persuadée que son amour sera le plus fort. La transformation a lieu et le Prince emporte Rusalka dans son palais. Mais le jour du mariage, il l’abandonne pour une princesse étrangère…

Opéra : Rusalka d’Antonín Dvořák
Genre : conte lyrique
Structure : en trois actes
Langue : en tchèque avec surtitres français et anglais
Livret : Jaroslav Kvapil (d’après Undine de Friedrich de la Motte Fouqué et La petite sirène d’Andersen)
Création : Théâtre national de Prague, le 31 mars 1901
Coproduction : The Minnesota Opera et The Boston Lyric Opera
Première présentation à l’Opéra de Montréal

AUTOUR DE RUSALKA

Place à l’opéra – 2e saison à la Grande Bibliothèque et au Centre Segal des arts de la scène

L’Opéra de Montréal, Bibliothèque et Archives nationales du Québec et le Centre Segal des arts de la scène s’associent de nouveau cette année pour une deuxième saison de la série d’entretiens Place à l’opéra, animées par le musicologue Pierre Vachon autour des productions de l’Opéra de Montréal.
La deuxième rencontre traite de Rusalka et se tient :
1er novembre 2011, 19 h 30 – GRANDE BIBLIOTHÈQUE – AUDITORIUM
8 novembre 2011, 19 h 30 – CENTRE SEGAL – ESPACECINÉMA (en anglais)

MétrOpéra

Le deuxième événement urbain en collaboration avec la STM a pour thème «Prélude à Rusalka» et fera entendre, par les chanteurs de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, la célèbre «Romance à la lune» et autres joyaux du répertoire.
Date : le mercredi 9 novembre à 16 h 45, station Berri-UQAM. Gratuit. En collaboration avec la

PréOpéra

Introduction à l’œuvre par le musicologue Pierre Vachon (Ph.D.) avant chaque représentation, à 18 h 30 au Piano Nobile de la Place des Arts. Durée : 30 minutes.

Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts

Billetterie de la Place des Arts 514-842-2112 ou 1-866-842-2112 ou
www.laplacedesarts.com

LES ARTISTES
Rusalka
KELLY KADUCE, SOPRANO (ÉTATS-UNIS)

Gagnante des prestigieuses auditions du Metropolitan Opera en 1999, Kelly Kaduce s’est rapidement taillé une place de choix sur les scènes des États-Unis, d’Amérique du Sud et d’Europe. Au cours des récentes saisons, elle s’est fait applaudir dans une série impressionante de rôles de premier plan, parmi lesquels : Cio-Cio-San (Madama Butterfly) au Santa Fe Opera, Violetta (La traviata) au Tulsa Opera, Mimi (La bohème) au Michigan Opera Theater et au Portland Opera, Rusalka avec Opera Colorado, Nedda (Pagliacci) avec Opera Omaha et au Florida Grand Opera. En Suède, elle a chanté Mimi, Violetta et Marguerite (Faust), et au Teatro Municipal de Santiago, au Chili, le rôle-titre de Suor Angelica. Débuts à la compagnie.

Le Prince
KONSTANTIN ANDREYEV, TÉNOR (UKRAINE)

Récipiendaire de nombreux concours, dont le fameux Operalia, Konstantin Andreyev débute dans son pays et gagne rapidement plusieurs grandes scènes européennes et américaines. Il a été plusieurs fois le Rodolfo de Luisa Miller : à Montpellier, Francfort, Lausanne et Leipzig, mais aussi celui de La bohème : à Washington, Nancy et au Festival Puccini de Torre del Lago. De même, il a été Calaf dans deux versions de Turandot : celle de Puccini, au Danemark, et celle de Busoni, au Teatro Lauro Rossi de Macerata. Notons encore Nicias (Thaïs) au Teatro La Fenice, Don José (Carmen) au Teatro Piccini de Bari et à Brisbane, le rôle-titre dans Werther au Teatro Regio de Turin, et enfin le Prince (Rusalka) au Teatro dell’Opera de Rome. Débuts à la compagnie.

Vodník
ROBERT POMAKOV, BASSE (CANADA)

Formé au Curtis Institute de Philadelphie, Robert Pomakov s’est illustré dans plusieurs importants concours internationaux, dont Operalia et le concours Reine Elisabeth de Belgique. Régulièrement invité à la Canadian Opera Company, il y a chanté entre autres Leporello (Don Giovanni), Bottom (A Midsummer Night’s Dream) et le Chambellan dans l’éclatante production du Rossignol de Stravinski mise en scène par Robert Lepage. Au Houston Grand Opera, il a été Hobson (Peter Grimes), de même que Varlaam et Shalkalov (Boris Godunov). Il a abordé Vodnik au Minnesota Opera et Raimondo (Lucia di Lammermoor) avec Opera Lyra à Ottawa. Au Québec, on a pu l’entendre dans une version concert d’Eugène Onéguine au Festival de Lanaudière et dans le rôle du Commandeur (Don Giovanni) avec l’Orchestre Métropolitain. Débuts à la compagnie.

Ježibaba
LILIANA NIKITEANU, MEZZO-SOPRANO (ROUMANIE)

Liliana Nikiteanu a chanté avec des chefs parmi les plus réputés, tels Claudio Abbado, Valeri Gherghiev, René Jacobs et William Christie, dans les plus grands festivals : Salzbourg, Aix-en-Provence et Bregenz, entre autres. À l’Opéra-Bastille, elle a été La Muse /Nicklausse (Les contes d’Hoffmann) et Oktavian (Le chevalier à la rose). Elle a interprété ce dernier rôle dans plusieurs grandes maisons d’opéra dont Hambourg, Francfort et Vienne, en plus d’incarner Marguerite (La damnation de Faust) à Bruxelles. Membre de la troupe de l’Opernhaus de Zurich, elle y chante de nombreux rôles, dont Jezibaba (Rusalka), Ragonde (Le comte Ory), Lola (Cavalleria rusticana) et Eleonore dans la première mondiale de Gesualdo, de Marc-André Dalbavie. Débuts à la compagnie.

La princesse étrangère
EWA BIEGAS, SOPRANO (POLOGNE)

Née et formée en Pologne, elle remporte de nombreux prix dans son pays natal et dans le reste de l’Europe. Parmi ses prestations les plus marquantes, on note Lady Billows (Albert Herring) et Rosalinde (La chauve-souris) à Vienne, Micaëla (Carmen) et Tatiana (Eugène Onéguine) à Katowice, le rôle-titre de Halka de Stanislaw Moniuszko à Cracovie et Leonora (Il trovatore) à Cieszyn. À l’aise autant dans la musique ancienne que contemporaine, à l’oratorio qu’au récital, elle a chanté entre autres à la cathédrale Saint-Patrick à New York et au Maggio musicale fiorentino. Débuts à la compagnie.

Le chasseur
PIERRE RANCOURT, BARYTON (CANADA)

Finissant de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, Pierre Rancourt a chanté Pinellino (Gianni Schicchi), le Premier prêtre (La flûte enchantée), le Premier Ministre (Cendrillon) et Marullo (Rigoletto) à l’Opéra de Montréal, le Père Seers (Nelligan) avec l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal et Don Magnifico (La cenerentola) à Opera NUOVA. Comme soliste, on l’a entendu dans le Requiem de Mozart, avec l’Orchestre symphonique de Laval, et dans la Messe Nelson de Haydn avec l’Ensemble Polyphonia de Québec. Dernière présence à la compagnie : La bohème (2011).

Première nymphe
CHANTAL NURSE, SOPRANO (CANADA)

Chantal Nurse a étudié à la Glenn Gould School de Toronto et à l’Université Concordia à Montréal. Ancienne stagiaire de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, elle s’y est produite dans Les amoureux célèbres, Aleacanto ainsi que dans Le consul (rôle d’Anna Gomez). Avec l’Opéra de Montréal, elle a interprété la Deuxième dame (La flûte enchantée) et la Comtesse Ceprano (Rigoletto). À Opera NUOVA et à la Glenn Gould School, elle a incarné Fiordiligi (Così fan tutte). Elle a participé à un récital de mélodies et de lieder au Mazzoleni Hall du Conservatoire royal de Toronto en plus de s’illustrer dans la Deuxième symphonie de Mahler avec le Cathedrals Bluffs Symphony Orchestra. Dernière présence à la compagnie : Rigoletto (2011).

Deuxième nymphe
*AIDAN FERGUSON, MEZZO-SOPRANO (CANADA)

Membre de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal pour une troisième année, elle a chanté La Ciesca (Gianni Schicchi), Giovanna (Rigoletto) et Marzellina (Les noces de Figaro) avec l’Opéra de Montréal, en plus de tenir le rôle de la Secrétaire (Le consul) avec l’Atelier lyrique. Parmi ses autres prestations sur des scènes canadiennes, on note : Dorabella (Così fan tutte), la Deuxième dame (La flûte enchantée), la Sorcière (Dido and Aeneas) et la Baronne (Vanessa). Active aussi au concert, elle a été soliste dans la Messe en do mineur de Mozart, avec la Ottawa Choral Society, et dans le Requiem de Mozart avec l’Orchestre symphonique de Laval. Dernière présence à la compagnie : Les noces de Figaro (2011).

Troisième nymphe
*EMMA PARKINSON, MEZZO-SOPRANO (CANADA)

Emma Parkinson a interprété dernièrement le rôle de Vera Boronel (Le consul) avec l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, dont elle est membre. Auparavant, elle s’est fait entendre dans Stéphano (Roméo et Juliette) avec Opera NUOVA et dans le cycle Les nuits d’été de Berlioz avec la Sinfonietta de McGill. Parmi ses récentes prises de rôle, on remarque Nerone (Agrippina), Mother Goose (The Rake’s Progress) et Dinah (Trouble in Tahiti) avec Opera McGill, ainsi que Carmen (La tragédie de Carmen) dans le cadre du Festival d’été du Centre d’arts de Banff. Débuts à la compagnie.

*Atelier lyrique

Chef d’orchestre
JOHN KEENAN (ÉTATS-UNIS)

John Keenan fait des débuts remarqués au Metropolitan de New York, alors qu’il y dirige une représentation de Don Giovanni à l’âge de 26 ans seulement. Il poursuit depuis son association avec la prestigieuse maison américaine, où il s’illustre dans des œuvres de Wagner (Les maîtres chanteurs de Nürenberg, L’or du Rhin), Mozart (Les noces de Figaro, La flûte enchantée) ou Verdi (Othello), à la tête de distributions incluant les plus grands chanteurs du monde. À l’aise dans un vaste répertoire, il est en demande partout aux États-Unis (Cincinnati, Washington, Los Angeles) et en Europe (Genève, Nice, Oslo). Plus près de nous, il a dirigé au Edmonton Opera (Le vaisseau fantôme), à la Canadian Opera Company (Rusalka) et à l’Opéra de Québec (Othello, Aida). Débuts à la compagnie.

Metteur en scène
ERIC SIMONSON (ÉTATS-UNIS)

Créateur très complet, Eric Simonson est dramaturge, metteur en scène et cinéaste. Sa pièce Work Songs : Three Views of Frank Lloyd Wright, est créée à Chicago par la Steppenwolf Theater Company, avant d’être reprise à travers les États-Unis. En plus d’œuvres jouées sur Broadway, Eric Simonson est l’auteur d’un court-métrage A Note of Triumph : The Golden Age of Norman Corwin, pour lequel il remporte un Oscar. À l’opéra, sa mise en scène de Rusalka, conçue en collaboration avec Bill Murray, a été jouée à Minneapolis, Denver et Boston. Toujours à Minneapolis, il a mis en scène la première mondiale de l’opéra de Ricky Ian Gordon et Michael Korie, The Grapes of Wrath, de même qu’une reprise attendue de Wuthering Heights de Bernard Herrmann. Débuts à la compagnie.

Décors
ERHARD ROM (ÉTATS-UNIS)

Erhard Rom a conçu les décors de plus de 150 productions à travers l’Amérique, notamment la première canadienne de Nixon in China à Vancouver en 2010. Son œuvre comprend des collaborations avec de nombreuses maisons d’opéra importantes : Opera Theatre of Saint Louis (La bohème), Wolf Trap Opera (Così fan tutte et Ariane à Naxos), Virginia Opera (Don Giovanni et Les contes d’Hoffmann), Minnesota Opera (Rusalka). En 2003, il recevait un prix hommage à l’occasion de la première mondiale de l’opéra de Thea Musgrave, Pontalba, créé au New Orleans Opera. Erhard Rom est aussi actif aux théâtres, à la télévision et dans les festivals. Débuts à la compagnie.

Costumes
KÄRIN KOPISCHKE (ETATS-UNIS)

Les conceptions de costumes de Kärin Kopischke ont fait le tour de l’Amérique du Nord, suscitant l’admiration au Minnesota Opera (La bohème), au Pittsburgh Opera et au Utah Opera (The Grapes of Wrath). Sa vision de Rusalka a été vue à Denver, à Minneapolis et à Boston. Active aussi au théâtre, auprès de maisons comme le Steppenwolf Theater, le American Conservatory Theater, le Cincinnati Playhouse et le Chicago Shakespeare, elle a eu l’honneur de voir son travail sélectionné pour la prestigieuse Quadriennale de Prague. En plus de toutes ces activités, Kärin Kopischke enseigne son art dans plusieurs universités américaines. Débuts à la compagnie.

Conceptrice des projections
WENDALL K. HARRINGTON (ÉTATS-UNIS)

Parfois surnommée « la marraine de la conception de projections », Wendall K. Harrington a grandement contribué au développement de cet art. Récipiendaire de nombreux prix et récompenses, très active dans plusieurs domaines, elle a tour à tour travaillé pour la télévision, le cinéma et le ballet. Mais c’est au théâtre qu’on voit le plus grand nombre de ses réalisations, plusieurs dizaines de productions sur Broadway, off Broadway et sur de nombreuses scènes américaines. Parmi ses réalisations marquantes à l’opéra, on remarque La flûte enchantée à Florence, Orphée et Eurydice à Vienne et à Zurich, A View from the Bridge à Chicago, The Turn of the Screw à Copenhague, Manon Lescaut à Washington, Nixon in China et The Ghosts of Versailles à Saint Louis, The Grapes of Wrath et Rusalka à Minneapolis. Débuts à la compagnie.

Éclairages
ANNE-CATHERINE SIMARD-DERASPE (CANADA)

Au théâtre, elle signe Les fourberies de Scapin (Théâtre Denise-Pelletier), Le caillou de saturne (Théâtre du p’tit loup), Le père Léonidas et La Réaction (Montréal Arts Interculturel), Ce fou de Platonov (Théâtre Prospero), Molière en hiver (Bain St-Michel) et Théâtre sans animaux (Théâtre La Licorne). À l’opéra, elle signe plusieurs spectacles dont Il tabarro/Suor Angelica, Lucia di Lammermoor, Tosca et Werther (Opéra de Montréal) et Macbeth (Opera Australia) ; elle assiste le concepteur lumière dans Thaïs (Palm Beach Opera). Elle est également professeure pour l’École nationale de théâtre du Canada. Dernière présence à la compagnie : Les noces de Figaro (2011).

CHEF DE CHŒUR
CLAUDE WEBSTER (CANADA)

Coach vocal spécialiste du répertoire français, Claude Webster a fait partie du corps professoral de différents programmes à New York, à Miami, à Puerto Rico, à Montréal et en Virginie. Depuis 1997, il est chef de chant principal à l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal. À l’Opéra de Montréal, il a collaboré à plus de cinquante productions à titre de pianiste-répétiteur, avant d’être nommé chef de chœur en 2007. En mars 2011, il a fait ses débuts en tant que chef d’orchestre dans Le consul de Gian Carlo Menotti, présenté par l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal. Dernière présence à la compagnie : La bohème (2011).

OPÉRA DE MONTRÉAL | SAISON 2011-2012
Tous les opéras sont présentés en langue originelle, avec surtitres bilingues projetés au-dessus de la scène.

SALLE WILFRID-PELLETIER DE LA PLACE DES ARTS (PDA)
DVORAK – Rusalka | 12, 15, 17, 19 novembre 2011 à 19 h 30
VERDI – Il trovatore | 21, 24, 26, 28 janvier 2012 à 19 h 30
GOUNOD – Faust | 19, 22, 24, 26 mai 2012 à 19 h 30

SALLE LUDGER-DUVERNAY, MONUMENT-NATIONAL
ATELIER LYRIQUE : Rossini et ses muses | 10, 13, 15, 17 mars 2012 à 19 h 30

MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL (NOUVELLE SALLE)
Le Gala, 16e édition | 4 décembre 2011 à 14 h

VENTE DE BILLETS
ABONNEMENT
OPÉRA : abonnement à 4 productions
Pour s’abonner :
– Jusqu’au 1er novembre : Opéra de Montréal uniquement au 514-985-2258 / 1 877 385-2222
– Offert à partir de 151 $

ABONNEMENT POUR LES 18 À 30 ANS : TD T’EMMÈNE À L’OPÉRA
Grâce au soutien de TD, l’Opéra de Montréal poursuit son offre spéciale d’abonnement destinée aux jeunes de 18 à 30 ans : 30 $ le billet avec l’abonnement ! Achat minimal requis de deux opéras de la saison régulière. Abonnements offerts à la billetterie de la Place des Arts.

BILLETS À LA PIÈCE
Sur www.OPERADEMONTREAL.com

Billetterie de la Place des Arts : 514-842-2112 • 1 866 842-2112 www.laplacedesarts.com

www.OPERADEMONTREAL.com Pour obtenir plus de renseignements sur les productions, les événements spéciaux et les programmes éducatifs, les formules d’abonnement, le prix des billets simples et de groupe, les forfaits corporatifs.