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Les 15, 17 et 19 novembre 2011 à 19h30


EN PREMIÈRE AU QUÉBEC

RUSALKA
d’Antonín Dvořák
à l’Opéra de Montréal

AIMER A EN PERDRE LA VOIX !

CRITIQUE

Rusalka, c’est un peu le conte de La Petite Sirène d’Andersen transposé à l’opéra. La jeune ondine Rusalka tombe amoureuse d’un prince qui vient souvent au lac. Elle veut absolument devenir humaine pour connaître l’amour. La sorcière Ježibaba rendra sa transformation possible moyennant un fort prix, celui de perdre la voix. Les amours de Rusalka et du Prince ne durent pas longtemps et la jeune ondine veut revenir à sa famille et aux eaux du lac. Pour y parvenir, elle doit tuer le Prince.

Le décor est entièrement virtuel. Le fond de la scène est composé de 300 petits écrans où sont projetées des images de la forêt et du lac. Ces images, constamment en mouvement, nous donnent vraiment l’impression que les personnages évoluent en pleine nature.

Les costumes sont des plus simples. Robes vertes pour les nymphes des bois, crème bordé de rosé comme des nageoires pour les ondines. Vodnik, le roi des eaux, vêtu de bleu a l’allure décontractée d’un vieil hippie des années 60 vêtu. Les costumes sont plus sophistiqués avec Ježibaba qui porte une imposante robe brune, le prince de beaux costumes et la princesse étrangère d’amples robes longues.

La danse est importante dans cet opéra et les nombreuses chorégraphies sont agréables.

La romance à la lune, le plus bel air de l’opéra, chanté dès le premier acte, nous permet d’apprécier la belle voix de Kelly Kaduce. J’ai aussi beaucoup aimé les voix de Liliana Nikiteanu (Jezibaba) et de Robert Pomakov (Vodnik). La fort belle musique de Dvořák où on entendait souvent la harpe participait à nous emmener dans cet univers de conte.
L’opéra est chanté en tchèque et j’ai été étonnée de la douceur de cette langue. Rusalka, avec sa superbe production visuelle nous emmène vraiment dans un monde enchanteur.

0 Au secours, 1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément

Opéra : Rusalka d’Antonín Dvořák
Genre : conte lyrique
Structure : en trois actes
Langue : en tchèque avec surtitres français et anglais
Livret : Jaroslav Kvapil (d’après Undine de Friedrich de la Motte Fouqué et La petite sirène d’Andersen)
Création : Théâtre national de Prague, le 31 mars 1901
Coproduction : The Minnesota Opera et The Boston Lyric Opera
Première présentation à l’Opéra de Montréal

PréOpéra
Introduction à l’œuvre par le musicologue Pierre Vachon (Ph.D.) avant chaque représentation, à 18 h 30 au Piano Nobile de la Place des Arts. Durée : 30 minutes.

Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts

Billetterie de la Place des Arts 514-842-2112 ou 1-866-842-2112 ou
www.laplacedesarts.com