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Tout l’été

Se mettre au vert à la Place des Arts

Cette saison, Francis Montillaud, lauréat de la sixième édition du concours Œuvre d’art éphémère, organisé par la Place des Arts, invite le public à Se mettre au vert, aux abords du bassin de l’Esplanade. Ce concept rafraîchissant est né du désir de l’artiste de transposer le climat paisible de la nature en plein centre-ville de Montréal, de créer une oasis de paix au cœur d’un quartier en constante agitation. L’œuvre sera en place jusqu’au 15 octobre 2007.

Chaque année, un créateur, sélectionné par un comité, se voit confier le mandat d’installer dans le bassin de l’Esplanade une œuvre qui vivra l’espace d’un été. Marie Lavigne, directrice générale de la Place des Arts et instauratrice du concours Œuvre d’art éphémère, rappelle que ce concours « a pour mission d’offrir une importante visibilité à un artiste du domaine des arts visuels dans un des lieux les plus fréquentés de la métropole. En effet, chaque année, ce sont quelque trois millions de personnes qui défilent sur l’Esplanade.

Le gros de cette fréquentation est enregistrée durant l’été, saison des festivals, dont les événements majeurs se tiennent justement sur l’Esplanade. Avec l’Œuvre d’art éphémère, la Place des Arts, offre au public l’occasion d’être en contact avec des œuvres dans un environnement urbain. »

Pour Francis Montillaud, Se mettre au vert est une intervention à saveur environnementale dont la palette, justement verte, contrastera avec le formalisme du béton avoisinant. « Je propose cette installation en guise d’hommage à la nature, aux loisirs et à la détente afin d’offrir une pause et un moment de réflexion aux citadins qui gravitent, à un rythme effréné, autour de cette place publique. » Pour ce faire, l’artiste met en scène, à la manière d’un décor de théâtre, un arrangement de calques aux couleurs vives qui s’agencent avec le plan d’eau. La superposition de ces calques forme un magnifique paysage complété par une gigantesque fleur. Des silhouettes humaines, dont un golfeur, s’ajoutent à l’ensemble.

L’installation repose sur la technique du trompe-l’œil : de loin, le spectateur contemple un paysage harmonieux. De près, il a l’impression que les objets se déplacent. La perspective varie donc en fonction de la position du spectateur par rapport à l’œuvre.

Les différents éléments qui composent l’installation sont faits d’acier et de bois, des matériaux empruntés au paysage urbain, afin de marquer la complexité grandissante des rapports entre l’urbanisme et les préoccupations environnementales. La fragilité de la nature est soulignée en la reproduisant dans un milieu qui lui est de plus en plus hostile.

NOTES BIOGRAPHIQUES

Depuis quelques années, Francis Montillaud a une pratique qui favorise l’installation vidéo. Son travail est montré principalement au Québec ainsi qu’à l’étranger. En mars 2006, il a présenté Helioplage aux Abattoirs de Toulouse. Il a participé à plusieurs événements dont la Manifestation internationale d’art de Québec en 2005 et la 6e Biennale de Champ Libre en 2004. Il est aussi actif dans le milieu du théâtre. Montillaud a réalisé la conception vidéo de la pièce Ailleurs de Kevin McCoy. Diplômé de l’Université Laval en arts plastiques, il vit à Montréal et travaille à Québec et à Montréal.

Aux abords du bassin de l’Esplanade
de la Place des Arts