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Sous les lumières de Lisbonne

Marie-Josée Lord, soprano
et l’Orchestre de chambre McGill

Depuis 2003, Marie-Josée Lord, soprano, a conquis le grand public avec sa voix envoûtante et sa présence électrisante. Elle vous séduira une fois encore avec un programme de musique espagnole et portugaise dans un concert présenté le mardi le 5 novembre 2013, 19h30, à la Salle Bourgie du Musée des Beaux-arts de Montréal avec l’Orchestre de chambre McGill sous la direction de son chef Boris Brott.

Une causerie pré-concert se tiendra à 18h30 dans la salle pour tous les détenteurs de billets.

« Sous les lumières de Lisbonne » est un programme alliant tradition, modernité et audace, dans des œuvres d’Enrique Granados, Nicole Lizée, Pablo de Sarasate, Joaquin Rodrigo, Heitor Villa-Lobos.

Première œuvre de ce concert, La chambre rouge, de la jeune compositrice montréalaise Nicole Lizée, se répand en un seul mouvement fluide dans lequel chaque idée se forme et se déforme. Des textures et des motifs abruptement interrompus, un effet de désynchronisation, des lignes mélodiques répétées comme une idée fixe… voilà le tableau inspiré de la série Twin Peaks de David Lynch.

Vient ensuite Canciones Amatorias (Chansons d’amours), un recueil de sept chansons pour voix et pianos d’Enrique Granados (1867-1916), compositeur et pianiste. L’œuvre est interprétée ici dans un arrangement de François Vallières pour voix et orchestre à cordes. Tout comme Albéniz, de Falla et de Rodrigo, Granados est le symbole du renouveau de la musique espagnole au tournant du 20e siècle. Le recueil Canciones Amatorias est inspiré de poèmes de la Renaissance, dont le troisième et le sixième sont attribués au poète Luis de Gongóra.

La Suite espagnole pour cordes est un recueil de trois œuvres de Pablo de Sarasate (1844-1908), violoniste virtuose et compositeur. Elles sont arrangées ici pour orchestre à cordes par Stephanie Chase. Après une introduction lente et majestueuse, une mélodie sombre ponctuée d’envolées virtuoses anime l’orchestre. Elle se transforme lentement en une musique mélancolique, avant d’exploser en un Allegro molto vivace. Les double-cordes et les harmoniques artificielles du violoniste dansent alors sur les rythmes traditionnels de la czardas.

Place maintenant au fado, musique traditionnelle portugaise, avec Duas Lagrimas de Orvalh (Deux larmes de rosée), un chant mélancolique accompagné par des instruments à cordes pincées de la famille de la guitare. L’œuvre popularisée par le célèbre chanteur de fado Carlos do Carmo est présentée ici dans un arrangement de Simon Leclerc pour soprano et orchestre à cordes.

L’un des compositeurs espagnols les plus célèbres du 20e siècle, Joaquín Rodrigo (1901-1999) a laissé derrière lui un vaste catalogue : musique vocale, musique de chambre, concertos, flamenco et musique de scène. Ici, les Cuatro Madrigales Amatorios (Quatre Madrigaux d’Amour– 1948), arrangés par François Vallières pour voix et orchestre à cordes, rendent hommage à deux traditions importantes de l’histoire la musique espagnole : la vihuela, un instrument cousin du luth, et les villancicos, un genre musical semblable aux Noëls français de la période baroque.

Il n’aurait été question de terminer ce concert sans une œuvre du compositeur et pédagogue brésilien Heitor Villa-Lobos (1887-1959), l’un des plus importants compositeurs sud-américains de l’histoire Il a laissé un catalogue de plus de 1000 œuvres dont l’une des plus célèbres nous est livrée ici : Bachianas Brasileiras no 5 dans un arrangement pour voix et orchestre à cordes arrangé par Simon Leclerc. La pièce est structurée en deux mouvements sur un texte de Manuel Bandeira. Texte et mélodie décrivent l’image de l’oiseau sauvage, messager de l’amour.

Bon concierto !

Salle de concert Bourgie
Pavillon Claire et Marc Bourgie
Musée des beaux-arts de Montréal
1339, rue Sherbrooke Ouest

Billets à partir de 19,25$
Billetterie du Musée 1380 Sherbrooke ouest
Renseignements : 514-285-2000 #4
www.mbam.qc.ca