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Les 18, 29, 20, 21, 23, 26 mars 2009 à 20 h et 28 mars 2009 à 14 h

Les 21, 26 et 28 mars affichent complet.


Starmania Opéra
En coproduction avec l’Opéra de Québec

Opéra en deux actes
Livret : Luc Plamondon
Musique : Michel Berger
Création opéra rock : Paris, Palais des Congrès, 10 avril 1979
Création version opéra : Québec, Grand Théâtre de Québec, 16 mai 2008
Chanté en français

DISTRIBUTION
Marie-Jeanne : Marie-Josée Lord, soprano
Johnny Rockfort : Étienne Dupuis, baryton
Zéro Janvier : Marc Hervieux, ténor
Stella Spotlight : Lyne Fortin, soprano
Cristal : Raphaëlle Paquette, soprano
Ziggy, Pascal Charbonneau, ténor
Sadia, Krista de Silva, soprano
Roger Roger : James Hyndman, rôle parlé virtuel

Direction musicale et orchestration : Simon Leclerc
Mise en scène : Michel Lemieux, Victor Pilon
Chorégraphie : Stéphane Boko
Conception des décors : Anne Séguin-Poirier, Michel Lemieux, Victor Pilon
Costumes et accessoires : Anne Séguin-Poirier
Conception des éclairages : Alain Lortie
Conception sonore : Richard Lachance
Chef de choeur; Claude Webster
Orchestre Métropolitain du Grand Montréal
Chœur de l’Opéra de Montréal
Danseurs de Starmania Opéra

Monopolis, nouvelle capitale de l’Occident, est terrorisée par les Étoiles Noires, une bande ayant pour chef Johnny Rockfort qui agit sous l’emprise de Sadia, une étudiante agitatrice, une fille de la haute société, qui se travestit le soir pour descendre dans les souterrains et donner ses ordres. Ils se rencontrent à l’Underground Café, sous le regard de Marie-Jeanne, la serveuse automate.

Au-dessus de ce café souterrain s’élève la Tour Dorée, un building de 121 étages au sommet duquel se situe le bureau de Zéro Janvier, un homme d’affaires milliardaire qui se lance dans la politique en devenant candidat à la présidence de l’Occident. Il base sa campagne électorale sur le retour à l’ordre et sur l’édification d’un nouveau monde atomique. Zéro Janvier devient ainsi l’ennemi juré de Johnny Rockfort et des Étoiles Noires. C’est dans ce contexte que se nouent et se dénouent trois histoires d’amour parallèles : l’amour impossible de Marie-Jeanne pour Ziggy, jeune disquaire androgyne et mythomane, l’idylle sensationnelle de Zéro Janvier avec Stella Spotlight, un sex symbol qui vient de faire ses adieux au cinéma et, enfin et surtout, l’amour-passion de Cristal, véritable nœud de l’intrigue.

Cristal, présentatrice-vedette à la télévision d’un spectacle de variétés intitulé STARMANIA reçoit un coup de fil de Sadia qui lui propose une interview clandestine avec Johnnny Rockfort dont nul ne connaît le visage. Le rendez-vous a lieu à l’Underground Café. Cristal et Johnny ont un coup de foudre l’un pour l’autre. Elle s’enfuit avec lui. Sadia perd ainsi son emprise sur Johnny. Cristal décide de devenir le porte-parole des Étoiles Noires en envoyant des messages pirates grâce à une caméra à neutrons qui lui permet de s’emparer des ondes de la télévision.

Sadia, furieuse de jalousie, ira dénoncer Johnny et Cristal à Zéro Janvier, le soir où celui-ci célèbre sa victoire électorale au Naziland, la gigantesque discothèque de la tour dorée qui surplombe Monopolis. Les Étoiles Noires avaient choisi justement ce soir-là pour faire exploser une bombe dans la Tour Dorée.

Les hommes de Zéro Janvier poursuivent les Étoiles Noires. Cristal est touchée et meurt dans les bras de Johnny. L’ombre de Johnny Rockfort planera sur la victoire de Zéro Janvier, élu président de l’occident. Terrorisme contre totalitarisme, deux forces vives qui s’opposent, deux dangers qui menacent le monde.

Stella Spotlight, dégoûtée du pouvoir, retourne à son rêve d’immortalité. Marie-Jeanne quitte le monde des souterrains pour partir à la recherche du soleil.

Ce que j’en ai pensé

Qui n’a pas fredonné maintes fois l’une ou l’autre des chansons de Starmania, que ce soit Le monde est stone ou Le blues du businessman. Les entendre en version opéra était une toute autre affaire mais l’opéra rock du tandem Plamondon/Berger tient superbement la route. Il y a l’intrigue, l’action, même la mort est au rendez-vous comme dans les grands opéras dramatiques.

La mise en scène est très efficace grâce à l’utilisation de projections de gratte-ciel, nous plongeant au cœur de la ville, le ciel s’illuminant d’effets visuels de couleur blanche pour souligner le déroulement de l’action.

En premier plan, l’Underground Café ne brille que sous les lumières artificielles, là où l’on retrouve Johnny Rockfort et les Étoiles Noires dont les costumes, mélange de cuir et de tissus souples, très gang de rue, les campent très bien.

Par opposition, tout ce qui touche à Zéro Janvier, est d’un noir sobre et distingué. Seules ses affiches électorales rouges, brandies lors d’un de ses discours, font tache de couleur. Stella Spotlight porte elle aussi le noir chic mais ce sont ses diamants qui brillent de tous leurs feux.

Marie-Josée Lord est magnifique et toute en nuance dans le rôle de Marie-Jeanne, la serveuse de l’Underground Café. Lyne Fortin explose en Stella Spotlight, elle a le charisme du vedettariat et l’utilise à merveille, s’amusant à ensorceler le public de sa voix. Le rôle de Zéro Janvier va comme un gant à Marc Hervieux qui, comme le veut son personnage, domine la scène par son aplomb et son assurance. J’ai aussi beaucoup aimé l’interprétation de Johnny Rockfort par Étienne Dupuis.

La chorégaphie des numéros de danse, omniprésente, m’a également beaucoup plu; on sentait grouiller ce monde des ténèbres.

Vous serez séduit par Starmania, version lyrique. Une belle façon de vous familiariser avec l’opéra.

1/2

0 Au secours, 1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément

Voici ce que ma collègue de Québec, Uparathi, avait pensé de la première version donnée à Québec en 2008: Critique
d’Uparathi

Salle Wilfrid Pelletier
Place des Arts

Renseignements et réservations : Billetterie de la Place des Arts 514-842-2112 ou 1-866-842-2112 ou sur le www.laplacedesarts.com