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Les 17, 20, 22, 24 mai 2014, 19h30

Crédit photo: Yves Renaud
TURANDOT

Opéra : Turandot, de Giacomo Puccini
Genre : Drame lyrique
Structure : 3 actes et 5 tableaux
Langue : en italien avec surtitres français et anglais
Livret : Giuseppe Adami et Renato Simoni, d’après la fable éponyme de Carlo Gozzi
Création : Teatro alla Scala, Milan, le 25 avril 1926
Production : Opera Australia
Dernière présentation à l’Opéra de Montréal :
septembre 2004

L’Opéra de Montréal clôture sa 34e saison dans le faste et l’exotisme fabuleux de Turandot de Giacomo Puccini. Dernier opéra du maître italien, chef-d’oeuvre inachevé, Turandot mélange la comédie et la tragédie. Des personnages plus grands que nature évoluent dans un torrent de mélodies, accompagnées par un orchestre déchaîné et pourtant d’un raffinement insurpassé. Une distribution triée sur le volet et déjà aguerrie dans les rôles principaux fera revivre ce drame lyrique inspiré de contes des Mille et une nuits.

LA DISTRIBUTION
Pour leurs débuts à la compagnie, Galina Shesterneva et Kamen Chanev interpréteront Turandot et Calaf. Chouchou du public montréalais, Hiromi Omura tient le rôle de l’esclave Liù, et Grigori Soloviov, celui du roi Timur. Autres rôles : Jonathan Beyer (Ping), Jean-Michel Richer (Pang), Aaron Sheppard (Pong), Guy Bélanger (Empereur Altoum), Josh Whelan (Un Mandarin). Le Choeur de l’Opéra de Montréal, préparé par Claude Webster, se joint à l’Orchestre Métropolitain sous la baguette expérimentée de Paul Nadler. La mise en scène et la chorégraphie ont été confiées à Graeme Murphy, avec la collaboration de Janet Vernon et de Kim Walker. John Drummond Montgomery éclaire les décors et les costumes de Kristian Fredrickson créés pour Opera Australia

L’OEUVRE : DU GRAND DÉPLOIEMENT
Ultime chef-d’oeuvre de Puccini, Turandot mobilise des effectifs orchestraux et choraux impressionnants, conférant à l’opéra une puissance émotionnelle inégalée. L’opéra réunit les airs de bravoure (dont le célèbre Nessun dorma) et le lyrisme sentimental, mais aussi l’humour et l’héroïsme. À l’image de Madame Butterfly où Puccini inclut des musiques d’inspiration japonaises, il introduit dans Turandot des sonorités et mélodies chinoises.

Mais Puccini meurt avant d’avoir terminé son oeuvre. C’est le jeune le compositeur Franco Alfano qui reçoit la tâche ingrate de compléter l’opéra. Le soir de la première, cependant, le chef italien Arturo Toscanini dépose sa baguette à l’endroit précis où Puccini avait écrit sa dernière note et déclare au public : « C’est ici que Giacomo Puccini interrompit son travail. La mort, cette fois-ci, fut plus forte que l’art ». D’autres compositeurs par la suite ont proposé leur version de la fin de l’opéra, mais on utilise la plupart du temps celle d’Alfano, comme ce sera le cas à l’Opéra de Montréal.

L’HISTOIRE : L’AMOUR QUI TUE
À Pékin, à une époque légendaire, la princesse Turandot fait voeu d’épouser celui qui, de sang royal, saura résoudre ses trois énigmes; s’il échoue, il sera décapité. Le prince Calaf, obnubilé par la grande beauté de Turandot, relève le défi des trois énigmes mais personne sauf l’esclave Liù ne sait qu’il est le fils du roi Timur récemment détrôné. Calaf triomphe mais Turandot veut revenir sur sa promesse. Calaf lui offre un sursis et pose à son tour une énigme : si elle découvre son identité avant l’aube, il y laissera sa vie…

CRITIQUE

Un mur d’arabesques sculptées encadre un immense cercle blanc déployé comme un coquillage. C’est là qu’apparaîtra Turandot à la foule qui attend l’exécution d’un prince qui n’a pas réussi à résoudre l’énigme posée par la princesse. On a privilégié le blanc pour les robes de la princesse, celles des dames de sa suite tout comme celles de ses conseillers, ce qui crée un effet visuel très épuré pour un décor chinois. Le peuple est vêtu très sobrement de brun tandis que les soldats portent armures et casques gris. Seules touches de couleur: le trône jaune or de l’Empereur et les banderoles rouges agitées par les dames de compagnie. L’ensemble est d’une gracieuse harmonie. Le metteur en scène Graeme Murphy, qui est aussi chorégraphe, réalise une mise en scène d’une grande fluidité même avec le nombre impressionnant de chanteurs qu’on retrouve sur scène.

Nous avons le plaisir d’entendre la voix si harmonieuse d’Hiromi Omura qui joue le rôle de Liù, une esclave. Turandot est interprétée par Galina Shesterneva dont la voix est si puissante qu’on l’entend parfaitement même lorsque tout l’orchestre joue. Impressionnante à en avoir le frisson. Kamen Chanev chante Calaf d’une voix puissante et chaude.

TURANDOT, une oeuvre impressionnante par la musique, superbement chantée et magnifiquement mise en scène.

0 Au secours, 1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément

EN PRÉLUDE À L’OPÉRA…
Avant chaque représentation, un préOpéra : le passionné d’art lyrique et musicologue Pierre Vachon (Ph.D.) fera une présentation de l’oeuvre au Piano Nobile de la salle Wilfrid-Pelletier à 18 h 30 (en français avec résumé en anglais). Gratuit pour les abonnés, 5 $ pour les non-abonnés.
Écoutez des extraits musicaux

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TURANDOT
Les 17, 20, 22, 24 mai 2014, 19h30

Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts

BILLETS SIMPLES
À l’unité à partir de 20 $ (en catégorie 5 uniquement)

Billetterie : OdM (514) 985-2258 / PdA (514) 842-2112 / ou www.operademontreal.com
POUR EN SAVOIR PLUS

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