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Les 22, 23 et 24 février 2007, 20 h

PLEINS FEUX SUR L’ALVIN AILEY AMERICAN DANCE THEATER / UN COCKTAIL EXPLOSIF DE SENSUALITÉ ET DE PASSION !

Judith Jamison, directrice artistique
Nsazumi Chaya, directeur artistique associé

Les Grands Ballets Canadiens de Montréal ont le plaisir d’accueillir une compagnie new-yorkaise de réputation internationale, immensément populaire, l’Alvin Ailey American Dance Theater. Au programme, trois oeuvres flamboyantes et sensuelles, The River, Reminiscin’ et Revelations, l’oeuvre-culte d’Alvin Ailey. Cette soirée haute en couleurs s’annonce particulièrement électrisante et offre une chance unique de découvrir cette troupe prestigieuse, dont la dernière visite à Montréal date de 20 ans. L’Alvin Ailey American Dance Theater est présenté dans le cadre de l’événement annuel Black History Month. Les Grands Ballets Canadiens de Montréal sont heureux de renouer leur collaboration avec le Black Theatre Workshop, qui organise pour l’occasion un événement bénéfice le 24 février.

LES TROIS OEUVRES AU PROGRAMME
Ballet mythique créé pour l’American Ballet Theatre en 1970, The River est le fruit d’une collaboration légendaire entre Alvin Ailey et le grand jazzman Duke Ellington. Cette allégorie chorégraphique célèbre le cycle de la vie, de la mort et de la renaissance, combinant danse moderne, ballet classique et jazz. Le fleuve, qui suit inexorablement son cours et se jette dans la mer, symbolise l’existence humaine, de la naissance à la mort. « L’inventivité d’Ailey est ici à son meilleur » s’enthousiasme le New York Times.

Reminiscin’ (2005) est une création de Judith Jamison, actuelle directrice artistique de la compagnie. L’oeuvre est inspirée des souvenirs de la chorégraphe et des chansons des grandes interprètes de jazz qui ont accompagné son enfance. Dans un bar inspiré de Nighthawks, le plus célèbre tableau du peintre américain Edward Hopper, de jeunes gens flirtent, se disputent, se taquinent et se réconfortent en petits groupes, selon différentes dynamiques, sur une trame sonore mêlant les voix des grandes interprètes du jazz et du blues d’hier et d’aujourd’hui : Sarah Vaughan, Ella Fitzgerald, Nina Simone, Roberta Flack, Regina Carter et Diana Krall. « Une exploration sensuelle, inventive et extrêmement expressive des relations sentimentales. » Chicago Sun Times
Enfin, la soirée se termine en beauté par la célébrissime pièce d’Ailey, Revelations, chorégraphiée en 1960 sur de splendides rythmes afro-américains. Avec ce ballet, quintessence de son art, Alvin Ailey allait révolutionner le monde de la danse en l’ouvrant à l’expression de la culture afro-américaine.

« Les membres de la compagnie Alvin Ailey American Dance Theater bougent toujours comme si leur corps était en feu et leur âme, en jeu. » – Chicago Sun Times

« Revelations reste un cas, une oeuvre bien partie pour survivre à des générations de danseurs et de spectateurs. » (Rosita Boisseau, Le Monde, Paris, juillet 2006)

« Le classique Revelations d’Ailey (…) n’a rien perdu de sa touchante spiritualité, ni de sa force émotive. Les interprètes sont tous à la hauteur (…), un parfait exemple de la subtilité, de la simplicité et de la joie pure qui peut émaner de l’acte de danser. » Jennifer Dunning, The New York Times, décembre 2005.

ALVIN AILEY
Originaire d’une petite ville du Texas, Alvin Ailey (1931–1989) découvre la danse en assistant à des spectacles de la Katherine Dunham Dance Company et des Nouveaux Ballets de Monte-Carlo. Après des débuts de danseur, il fonde
l’Alvin Ailey American Dance Theater en 1958 et devient un chorégraphe très prolifique dont le succès sera international. Il a créé 79 ballets en se donnant pour mission d’allier l’héritage de la danse moderne américaine avec le caractère unique des formes d’expression culturelle afro-américaine, offrant ainsi une synthèse jubilatoire de danse africaine, de jazz, de danse moderne et de danse classique. Ses ballets seront dansés par les plus grandes compagnies.

En 1969, il fondait l’Alvin Ailey American Dance Centre (maintenant l’Ailey School). On y entraîne encore aujourd’hui des élèves venus du monde entier. En 1974, il créait la compagnie Aily II (auparavant l’Alvin Ailey Repertory Ensemble) pour mieux permettre à ses étudiants d’effectuer le passage du studio à la scène.Elle connaît depuis un succès grandissant.

JUDITH JAMISON ET L’ALVIN AILEY AMERICAN DANCE THEATER
Judith Jamison a été nommée directrice artistique de l’Alvin Ailey American Dance Theater, à la requête de son mentor, Alvin Ailey, juste avant son décès en décembre 1989. Judith Jamison transmet aujourd’hui encore la mémoire du
chorégraphe disparu, en présentant ses oeuvres ainsi que de nouvelles chorégraphies qu’elle ajoute à son répertoire.

Née à Philadelphie, elle commence des études de danse moderne et classique dès l’âge de six ans tout en apprenant le piano et le violon. Découverte en 1964 par Agnès de Mille lors d’une master class, elle fait ses débuts à New York à
l’American Ballet Theater. L’année suivante, elle se joint à l’Alvin Ailey American Dance Theatre, dont elle devient l’une des principales vedettes ainsi que l’inspiratrice du chorégraphe qui lui confie quelques-uns de ses rôles les plus
marquants. Depuis 1984, Judith Jamison se consacre également à la chorégraphie, et a créé de nombreuses œuvres pour la compagnie, notamment Hymn (1993), un vibrant hommage à Alvin Ailey.

La compagnie jouit toujours d’une popularité phénoménale, et reste très engagée dans la collectivité. L’Alvin Ailey American Dance Theater a interprété au-delà de 200 oeuvres de plus de 70 chorégraphes différents depuis ses débuts. Tous les ans, elle effectue une tournée internationale et une tournée dans une vingtaine de villes américaines, et se produit au New York City Center pendant cinq semaines. Elle réunit une trentaine de danseurs des plus talentueux et
polyvalents, dont plusieurs sont diplômés de l’école fondée par Ailey. Ceux-ci ont acquis une grande réputation dans le monde de la danse grâce à leur talent et à leur technique impeccable. Profondément engagés dans leur travail, ils laissent exploser sur scène leur joie brûlante de danser.
« Attention, haute tension ! Ces interprètes-là dansent au bord de l’abîme, comme si leur vie en dépendait.» L’Express, Paris, juin 2006.

Le passage de l’Alvin Ailey American Dance Theater à Montréal risque de ne pas passer inaperçu. Enfin, mentionnons qu’avant Montréal, la compagnie était sera au Hummingbird Centre à Toronto les 16 et 17 février et au Centre national des Arts à Ottawa le 20 février.

Des causeries auront lieu au Piano Nobile de la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, les 22, 23 et 24 février, de 19 h à 19 h 30.

À la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.

Billets : à partir de 30 $ (taxes et redevances incluses). Étudiants et enfants de 12 ans et moins : 25 $.

Renseignements et réservations : Billetterie de la Place des Arts 514-842-2112 ou 1-866-842-2112 ou sur le site… et via le réseau Admission 514 -790-1245 ou 1 800-361-4595 ou sur le site