Art et culture
Accueil -> culture -> Jocelyne Tourangeau -> Sons ->

VIC VOGEL –Je joue mon piano
V V Records – Distribution Sélect

Le nouveau CD/DVD de Vic Vogel est enfin arrivé ! Ce piano solo contient quatorze pièces inédites enregistré avec son piano Steinway, acheté alors qu’il n’avait que 16 ans pour 1800 dollars, une somme importante à l’époque. Vic dira que son piano est devenu au fil du temps « ma maîtresse, la seule qui ne m’a jamais trompée ».

Homme d’instinct, Vic Vogel voulait démonter toute l’essence du jazz soit : la spontanéité et bien entendu, une maîtrise du piano qui trouve ses racines dans le jeu de Teddy Wilson, Erroll Garner, Oscar Peterson jusqu’au grand Duke Ellington. Le 6 février 2006, Vic a enregistré un total de 31 plages au studio La Majeure avec son ingénieur et complice Sylvain Lefebvre, dont les 14 plages de Je joue mon piano. Étant donné l’aspect historique entourant l’enregistrement de ce CD avec son propre piano, Vic avait choisi d’inviter les solistes de son ensemble du Le Jazz Big Band. Chaque musicien avait un total de quinze minutes pour réaliser deux interprétations d’une musique choisie et écrite par Vic, soit 17 autres plages qui se retrouve sur 1+1=2, CD sorti sans trop faire de bruit en novembre dernier.

Je joue mon piano contient un livret de 28 pages comprenant de superbe photos de Cornershopstudios, photo de Vic et de Jean-Paul Riopelle, affiche des années 60, un chèque de 1 cent qu’il a reçu, et de délicieuse phrases dites par Vic et des anecdotes de la vie de Vic Vogel racontées par son gérant et ami, Bob Pover. Celles-ci comprennent, le Maire Jean Drapeau, Expo 67, Terre des Hommes 68 et les Olympiques 76, Vic Vogel traité de Néo-Canadien par Lise Payette, Vic et Jacques Normand au Pôle Nord, la rencontre avec Gerry Boulet, les pratiques du lundi soir du Le Jazz Big Band, Vic et Jean-Paul Riopelle à Ste-Marguerite et enfin une dernière anecdote avec René Angélil.

Comment faire mieux ? Tout filmer ! Donc, en prime avec Je joue mon piano, vous avez deux DVD : le premier DVD (120 minutes) contient l’enregistrement intégral des 14 plages de Je joue mon piano et 12 plages de 1+1=2. On assiste ainsi à un moment historique de la vie de Vic Vogel, peu de gens sont aussi actifs et productifs à 70 ans. Quand la mode est au repiquage et au mixage à outrance, Vic Vogel vous ouvre la porte sur la réalité du jazz, la spontanéité. Quand bon nombre de musiciens cumulent d’incalculables heures en studio, Vic fait le contraire et livre la marchandise !

Encore plus ! Le deuxième DVD (170 minutes) en prime comprend le film documentaire `L’homme de cuivre de Rénald Bellemare produit par Productions Adobe Internationale (producteur Robbie Hart) qui a été présenté en première mondiale aux 25e Rendez-vous du cinéma québécois le samedi 17 février dernier. L’homme de cuivre nous plonge dans l’univers d’un des musiciens les plus tenaces de la scène Montréalaise de jazz. Documentaire inusité, le film nous fait découvrir les événements qui ont fait de cet enfant prodige, fils d’un immigrant hongrois, le grand fauve du showbizz québécois. Le film prendra l’affiche à Montréal durant la période du Festival de Jazz en juin prochain. Sur ce même DVD, on retrouve The Brass Man (L’Homme de Cuivre, sous-titrée en anglais) et une section « Making of… » (60 minutes, V V Records et 529jazz.com), comprenant Le Piano de Vic, l’histoire racontée par Vic, Le Transport du Piano, fameux déménagement du piano vers le studio, Seulement à Montréal, une brève rencontre avec Leonard Cohen, En Fusion avec Offenbach, Martin Deschamps, Vic Vogel et Le Jazz Big Band et finalement, Seulement En Europe deux segments d’images inédites.

VIC VOGEL
Pianiste, tromboniste, compositeur et chef d’orchestre, Vic Vogel a fondé Le Jazz Big Band, dans les années 70 quand la télé a remplacé les « shows live ». Aujourd’hui, Le Jazz Big Band persiste et fait travailler une nouvelle génération de musiciens.

Né en 1935 de parents hongrois, VICTOR STEFAN VOGEL est aujourd’hui un musicien canadien émérite. Issu du Plateau Mont-Royal, Vic adore raconter souvenirs et anecdotes de jeunesse qui s’y rattachent. Il découvre le piano à l’âge de cinq ans lorsque ses parents font l’acquisition d’un piano droit destiné à son frère aîné. Aussitôt fasciné par la musique, le piano et la musique populaire se changent vite en obsession pour le jeune Vic. En l’observant diriger un orchestre imaginaire pendant les émissions de jazz à la radio de Radio-Canada au début des années quarante, ses parents ne se doutaient pas du succès qui l’attendait. Un jour, le rêve devint réalité pour Vic Vogel qui fut invité comme soliste sur les ondes de la même chaîne. Et on ne compte plus les émissions de radio et de télé où il a travaillé en tant qu’arrangeur et chef d’orchestre au cours de sa carrière.

Les années ‘50 représentent l’âge d’or du divertissement musical à Montréal, où foisonnent les clubs de nuit où on présente des revues burlesques et des orchestres de toute sorte : un contexte idéal pour un pianiste/tromboniste de 16 ans voulant faire carrière. Vic se taille rapidement une place de choix dans la région de Montréal, ce qui lui permet de gagner assez d’argent pour acheter le piano à queue Steinway en montre dans la vitrine des frères Layton, et sur lequel il jouait, sur la rue Ste-Catherine. Parmi les nombreux accomplissements, il importe de souligner l’album platine attribué pour la partition musicale de Vic Vogel jouée sous sa direction lors des cérémonies des Jeux olympiques tenus à Montréal en 1976. La liste des sommités avec qui il a travaillé est, elle aussi, impressionnante : Chucho Valdés, Jimmy Heath, Zoot Sims, Phil Woods, Maynard Ferguson, Jerry Mulligan, Eartha Kitt, Slide Hampton, Cannonball Adderly, Dizzy Gillespie Ann Margaret, Paul Anka, Sammy Davies Jr., Jerry Lewis et Michel Legrand. Récemment, Vic s’est surtout consacré à des projets pour petits ensembles, pour piano solo ainsi que pour Le Jazz Big Band, orchestre qu’il dirige depuis plus de 30 ans). De plus, Vic a été choisi pour écrire les arrangements et assurer la direction musicale d’un grand ensemble européen de jazz composé de jeunes de différents pays appelé Swinging Europe. Une quinzaine de concerts plus tard, la tournée européenne du printemps 2005 se termine en sol québécois, avec trois concerts dans la région de Montréal. Cet hommage à la musique d’Oscar Peterson a également fait l’objet d’un CD et sera intégré au film de la chaîne de télévision Radio-Canada sur la carrière de Vic. Vic et son big band auront, à ce moment-là, terminé une autre tournée avec le légendaire groupe rock québécois Offenbach, autrefois dirigé par le chanteur Jerry Boulet.

Déjà en magasin

Source : Bob Pover, Gérant de Vic Vogel – www.529jazz.com