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LA FLAMBOYANTE MARÍA PAGÉS, FIGURE MONDIALE DU FLAMENCO,

OUVRE LA 19e SAISON DE DANSE DANSE

mariapagesMARÍA PAGÉS COMPAÑÍA

Yo, Carmen

SALLE WILFRID-PELLETIER, PLACE DES ARTS

Les 29, 30 septembre et 1er octobre 2016, 20 h

Rencontre après-spectacle : vendredi 30 septembre

Après le succès de Autorretrato en 2013, María Pagés, l’une des plus grandes figures du flamenco actuel, est de retour à Montréal pour y présenter la dernière création de sa compagnie, Yo, Carmen. Si le titre du spectacle évoque l’opéra du même nom, c’est une vision toute personnelle de la féminité que nous offre María Pagés, accompagnée sur scène de six danseuses, deux danseurs et sept musiciens. En dix tableaux, dans des éclairages somptueux, avec des volutes de violoncelle, des chants andalous et des poèmes récités dans plusieurs langues, tout exalte et fusionne l’éternel féminin et le flamenco le plus incandescent. Yo, Carmen est présenté pour trois soirs seulement à l’invitation de la série Danse Danse, du 29 septembre au 1er octobre à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.

« Maria Pagès possède cette chose unique aux passionnés qui s’impose de soi-même et irradie automatiquement les indécis. » DF Danse, 2013

pages2« Ce n’est ici pas l’histoire de Carmen, précise María Pagés, pas non plus une nouvelle version du personnage. Carmen est un prototype masculin de la femme écrit par Mérimée et mis en musique par Bizet, et tout le monde en a une image dans sa tête. Je n’ai pas voulu aller dans cette représentation. Moi, j’ai voulu parler de la féminité telle que je la vois, dans mon quotidien. » Dans cette ode à l’éternel féminin, les danseuses ouvrent des éventails autant que des livres, scrutent les miroirs, usent de bijoux autant que de sacs à main ou de balais, versent des larmes et égrènent des rires. Elles dominent et fascinent mais les hommes ne sont jamais loin. Elles martèlent résolument le sol des talons pour mieux magnifier la verticalité des bras, dans un ondoiement incessant, virevoltant, incandescent, dont la résonance captive le spectateur. Un grand spectacle qui sollicite les sens, l’esprit autant que les émotions. Sévillane initiée par l’immense Antonio Gades, María Pagés est devenue une figure incontournable du flamenco. Femme attachante et charismatique, au fil de sa longue carrière éclectique émaillée de prix internationaux, María Jesús Pagés s’est muée en mythe elle aussi. Tout comme Carmen.

« Pagés est une danseuse prodigieuse, qui transmet une forte énergie, du plaisir et de la sensibilité à ses danseurs et à son audience. » Diario de Valladolid, 2014

pages3La Compagnie María Pagés

« Soy lo que bailo », Je suis ce que je danse, aime à répéter María Pagés. Née à Séville, elle s’est formée avec le maître Antonio Gadès puis a dansé pour lui, a fait quelques incursions dans la distribution des films Carmen (1983), El Amor Brujo (1986) et Flamenco (1995) réalisés par Carlos Saura. En 1990, elle a fondé sa propre compagnie à Madrid pour y développer une vision du flamenco puriste et exigeante mais ouverte aux influences de cultures, de musiques, de gestuelles différentes et résolument novatrices. Ses spectacles ont été accueillis sur les plus grandes scènes et les plus grands festivals du monde. Sol y Sombra (1990), De la luna al viento (1994), El perro andaluz, Burlerías (1996), La Tirana (1998), Flamenco Republic (2001), Canciones, antes de una guerra (2004), Sevilla (2006), Autorretrato (2008), Flamenco y poesía (2008), Mirada (2010), Utopía (2011). La compagnie María Pagés assure également des tournées à caractère humanitaire dans des pays comme l’Inde, le Mozambique, le Mexique ou le Honduras. En 2007, Mikhaïl Baryshnikov invite María Pagés à danser au Baryshnikov Arts Center à New York ; le spectacle Autorretrato en est issu. En octobre 2009, invitée par le Teatro Real de Madrid, la compagnie connaît une consécration.

Plácido Domingo l’invite pour le projet Placido y la copla, puis c’est le chorégraphe flamand Sidi Larbi Cherkaoui qui propose Dunas, une collaboration artistique où María Pagés et lui fusionnent flamenco et danse contemporaine dans un dialogue poétique. Au long de sa carrière, elle a reçu une quinzaine de prestigieuses distinctions internationales. Yo, Carmen, sa plus récente création, a vu le jour en 2014.

« Pagés is not just a dancer; she is a master storyteller, and dance is her pen. « The Straits Times, 2014

Mot de la direction artistique de Danse Danse

Nous sommes heureux d’ouvrir notre saison avec María Pagés, une icône incontournable du flamenco dont le charisme et l’unique savoir-faire ont pu être appréciés lors d’une première visite à Danse Danse en 2013 avec Autorretrato. Nous avons découvert          Yo, Carmen dans un théâtre à la belle étoile, au nord de Barcelone. Un moment de pure magie que nous avions très hâte de pouvoir partager avec le public montréalais. La voir encore sur scène constitue une chance à ne pas manquer. »                                           – Caroline Ohrt et Pierre Des Marais

CRÉDITS : Conception, direction et chorégraphie María Pagés. Danseurs María Pagés, Isabel Rodríguez, María Vega, Lucía Campillo, Sonia Franco, Macarena Ramírez, Natalia Alcalá, José Barrios, José Antonio Jurad. Chanteurs Ana Ramón, Loreto de Diego. Guitare Rubén Levaniegos, José Carrillo “Fyty”. Percussion Chema Uriarte. Violoncelle Sergio Menem. Violon David Moñiz. Musique George Bizet, Sebastián Iradier, Rubén Levaniegos, Sergio Menem, David Moñiz, María Pagés. Textes María Zambrano, Akiko Yosano, Marina Tsvetáyeva, Marguerite Yourcenar, Margaret Atwood, Belén Reyes, Cécile Kayirebwa, Forug Farrojzad, Widdad Benmoussa, María Pagés. Conception des éclairages Pau Fullana. Création des costumes María Pagés. Assistant à la chorégraphie José Barrios. Teinture des matériaux et peintures Taller María Calderón. Réalisation des costumes Ángel Domingo. Plancher de danse Harlequin Liberty.

Billetterie de la Place des Arts 514-842-2112 ou 1-866-842-2112 ou

http://www.placedesarts.com