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Hershey

Dernière journée

Levés très trop, dès 7 h 30 nous sommes tous à l’autobus! Nous avons beaucoup de route à parcourir… À 9 h, nous entrons dans l’étrange ville de Hershey, la « ville parfaite » fabriquée en fonction de la grande vision de Milton Hershey!

Histoire

Milton S. Hershey naît pauvre, juste avant la Guerre civile américaine, sur une ferme du centre de la Pennsylvanie. Comme beaucoup d’autres personnes de sa connaissance, il descend de Suisses et d’Allemands venus s’établir dans les années 1700. Il apprend à parler hollandais, ainsi que les traditions ancestrales : travail ardu et bien fait, marchandage.

Son père et sa mère descendent de familles mennonites, mais la religion ne sera jamais une partie importante de sa vie. Durant quelques années, il travaille dans une manufacture de bonbons et de crème glacée, à Lancaster. Il habite tour à tour Denver, New York, Chicago, New-Orleans…

Un beau jour, il se souvient qu’à Denver, il a appris que le lait frais produit un excellent bonbon. Après plusieurs expériences, il découvre le secret du « Hershey Crystal A », un bonbon au caramel fondant dans la bouche. En 1894, il est considéré comme l’un des citoyens les plus fortunés de Lancaster!

Le caramel apporte à M. Hershey son premier million; mais le chocolat lui procurera sa véritable fortune. En 1893, à l’Exposition internationale de Chicago, il est fasciné par une machine à fabriquer le chocolat allemand. Il l’achète. En 1900, il vend sa compagnie de caramel de Lancaster et se lance dans la fabrication de chocolat : 114 variétés! (Les tuques en chocolat sont de son cru.) En 1905, l’usine Hershey opère à plein régime.

Avec ses meilleurs employés, il cherche avec acharnement la recette idéale. En peu d’années, il devient le symbole du chocolat de qualité. En plus d’être un travailleur acharné, un bon vendeur, il a beaucoup d’imagination et respecte ses travailleurs.

Il produit son propre sucre à Cuba, tout en tentant de stabiliser le prix des grains de cacao. Il croit que l’argent ne doit pas servir uniquement son propre bien, mais également celui de sa communauté. Il se sert de sa fortune pour réaliser deux projets : la ville de Hershey et un école de formation industrielle.

En fait, les plans pour la manufacture vont de pair avec ceux de la ville entière, du fait qu’il construit en pleine campagne et non dans une ville.

Son ingénieur dessine donc l’usine, ainsi que tout ce qui répond aux besoins de ses employés : maisons, banque, hôtel, école, églises, parcs, terrains de golf, jardin zoologique, hôpital, système de transport pour ceux ne désirant pas vivre dans SA ville… Certains croient qu’il cherche à profiter de ses employés, mais ce n’est pas le cas.

En 1913, la ville est bien implantée; en 1930, durant la Grande Dépression, M. Hershey conserve fièrement ses employés et en profite pour agrandir la ville : nouvel hôtel, édifices communautaires avec deux théâtres, école « secondaire » pour les garçons, air climatisé dans l’usine et aréna. Il est très avant-gardiste.

Malgré tout, en 1937, une première grève touche son usine, créant division et amère déception pour des années à venir.

Avec son épouse, il fonde l’École professionnelle, maintenant connue sous le nom de Milton Hershey School. N’ayant pas d’enfants et désirant faire bon usage de sa fortune, il fonde en 1909 un foyer pour les orphelins. Leur but : former de jeunes garçons capables de gagner dignement leur vie. Encore aujourd’hui, sa fondation continue d’aider de jeunes enfants dans leur désir d’obtenir une bonne instruction.

Lorsqu’il décède en 1945 à 88 ans, sa tablette de chocolat Hershey a fait le tour du monde et créé sa légende.

Il y a peu de temps, Nestley a tenté d’acheter Hershey, mais un tollé de protestations s’est élevé parmi les employés et les habitants de la ville de Hershey. L’offre a été refusée.

Visites guidées (style Disney), musées, zoo, parc d’attractions, tours de bateau, hôtels et motels, restaurants, magasins (dont l’immense magasin de chocolats Hershey) et une foule d’autres activités vous attendent à Hershey!

HERSHEYS CHOCOLATE WORLD

VISITE DE HERSHEY

HERSHEY PARTNERSHIP

À 11 h, nous reprenons la route. Arrêt repas, arrêt douanes, arrêt Longueuil, arrêt Montréal et FINALEMENT, arrêt Berthierville à 10 h 30! Ouffffffff!!!

Petits faits divers

Le monde est petit pas à peu près! Dans l’autobus (à partir de Montréal), une dame d’un certain âge et ses trois filles (du moins le croyons-nous!) font le voyage avec nous. Parle parle, jase jase… On apprend qu’elle a habité Joliette. Pourriez-vous croire qu’elle était parente par alliance avec mon beau-père? À 85 ans, elle galopait à la même vitesse que nous dans ses petites sandales à semelles compensées!!! On lui aurait donné 70 ans!!! Belle comme un cœur, les cheveux bouclés comme une jeune fille — pas frisottés : bouclés! — des vêtements colorés… et elle voyageait avec ses deux filles et une amie.

Madame Rivet, mon beau-père se souvient parfaitement bien de Léon Gadoury et de sa moto. Et il se souvient qu’il avait une saprée belle femme!!! 😉 Il a encore de la mémoire, le grand-père, et il était très heureux d’avoir de vos nouvelles!

Nous avons eu beaucoup de plaisir avec ces quatre dames…

Au retour, je me mets à parler avec la dame derrière moi et je lui dis mon nom de femme mariée. Elle me demande : « Connais-tu Manon, qui a enseigné à la Congrégation Notre-Dame? » C’EST MA BELLE-SŒUR!!! Alors là! La dame sur le banc DEVANT moi et celle derrière moi se rappellent qu’elles étaient là toutes les deux durant les mêmes années…(67-68) Et te souviens-tu d’une telle et de telle autre? Manon a téléphoné à Mado le vendredi : une rencontre est prévue!

Sortir sans son mari ou une amie connue devient dangereux!! ))) On ne sait jamais qui on va rencontrer!!! J’aurais eu l’air fin, moi là, si j’avais été avec un amant!!! C’est comme la fois où je suis allée en République dominicaine avec une amie qui tenait boutique au centre commercial… Sur le plage, me voilà face à face avec mon optométriste de Joliette (bureau au centre commercial également) et sa femme!!! Quelle surprise si chacun n’avait pas été avec la « bonne » personne!

Merci à Solange pour l’invitation à faire partie de son groupe!

À Julien Pilotte qui nous a conduits sans ennuis dans son bel autobus, par les grandes et les petites routes, et nous a fait découvrir des coins formidables!

À Gérard Hébert, notre guide. M. Hébert a été professeur d’histoire, et ça paraît! Ses explications étaient claires et bien documentées. Grâce à lui, j’ai appris plus dans ces trois jours que si nous avions décidé de faire ce voyage seuls, Luc et moi; c’est exactement le but que je poursuivais.

Si vous désirez visiter ces trois endroits, je vous les recommande chaleureusement.

À la prochaine!

Imaginez si je pars onze jours en septembre 2005 pour l’Ouest américain… Je vais bien en avoir pour cinquante chroniques!!! 😉