Art et culture
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Google lance une version pour (téléphones) mobiles sous le titre: The Google Book Search, « permettant de feuilleter plus de 1,5 million de livres tombés dans le domaine public aux Etats-Unis et 500.000 autres hors du pays », ainsi que l’indique le groupe.

Amazone surenchérit de son côté comme l’indique un communiqué de Jeff Bezos, PDG du distributeur américain sur Internet Amazon.com, celui-ci vient de présenter la nouvelle version de son livre électronique, le Kindle 2 qui, comme le dit son PDG « reprend tout ce que nos clients nous disaient aimer sur la version originale, mais qui est simplement plus fin, plus rapide, avec une batterie à la durée de vie plus longue, et capable de contenir des centaines de livres supplémentaires ».

L’appareil donnera accès à une bibliothèque électronique de 230.000 ouvrages téléchargeables. À faire rêver, n’est-ce pas? Vous aurez ainsi une orgie de contenu. Merveilleux!

Mais dans toutes ces annonces en cascade, a-t-on véritablement pensé aux régions du Monde qui ne disposent pas d’Internet, à tous ces groupes qui ne disposent que d’UN ordinateur pour 1.000 et même, pour 10.000 personnes? Et quel ordinateur! Une vieillerie que l’on retrouve dans les poubelles dans les pays nantis! A-t-on pensé aux écoles dont certaines ne disposent que d’un ordinateur par classe? Et souvent, d’un ordinateur périmé par école, sans accès à l’Internet?

Quant à l’ACLJ, elle est prête à offrir un contenu adapté aux besoins de cette clientèle puisque, chaque jour, le contenu de sa bibliothèque virtuelle s’enrichit de créations réalisées par des jeunes, soutenus dans leurs démarches par des animateurs locaux, qui collaborent dans plusieurs dizaines de pays de la Francophonie, principalement dans des pays en voie de développement.

Avec sa formule d‘ÉDITION COMMUNAUTAIRE, ce contenu est disponible sous une forme très flexible. En effet, il est envoyé sur CD ou sur des clés usb. Les groupes qui en bénéficient peuvent ainsi en disposer en utilisant des ordinateurs qui n’ont pas besoin d’être de la dernière génération. Ils peuvent visionner le contenu, présenté sous forme interactive, ne nécessitant aucune connaissance informatique. Certains CD sont même audiovisuels et multilingues.

Tous ces CD permettent également d’imprimer chaque page sous forme d’affiches selon le format de papier disponible sur le marché du pays en question. Ces affiches sont abondamment utilisées par plusieurs pour organiser des expositions et rendre ce matériel disponible dans des lieux publics, afin de servir dans des activités d’alphabétisation. Selon le matériel disponible sur place, l’impression se fait parfois en couleurs, mais le plus souvent, en noir.

Tous ces CD permettent aussi d’imprimer des livres, entre dix et vingt différents par CD. Encore une fois, selon le matériel disponible sur place, nos collaborateurs impriment des livres selon leurs besoins. Inutile d’imprimer de grandes quantités de livres. Cette formule permet ainsi d’alimenter des bibliothèques, même dans les régions les plus démunies.
Maintenant que le coût des clés usb a considérablement diminué, l’ACLJ est en mesure de faire parvenir de grandes quantités de données dans une simple enveloppe. Ainsi, nos collaborateurs reçoivent des fichiers qui peuvent être enregistrés sur des CD pour obtenir, avec une seule clé, une quinzaine de CD différents, tous interactifs et imprimables sous forme d’affiches et de livres contenant chacun, de dix à vingt ouvrages.

Dès le début, l’ACLJ a choisi de faire en sorte que les ouvrages soient réalisés par des jeunes et abondamment illustrés afin de donner le goût aux lecteurs, quelle que soit leur habileté à lire, de s’investir dans un contenu proche de leur culture, de leurs valeurs et de leurs traditions. Les livres comportent, pour la majorité, un maximum de 20 à 50 pages chacun. Ce sont, pour la plupart, des contes faciles à lire offrant un contenu de grande qualité pour des lecteurs en apprentissage. Quels que soient leur âge et leur niveau scolaire, les lecteurs apprécient le caractère local des traditions ancestrales qui y sont reflétées, ainsi que le vécu des jeunes qui ont bâti les textes et leurs illustrations. Leur contenu est souvent repris sous forme de discussions, d’animations et même, d’interprétations théâtrales, pour en saisir davantage les valeurs universelles qu’il véhicule.

Pour toutes ces raisons, l’ACLJ a une longueur d’avance : elle n’est pas inscrite dans des perspectives de rentabilité et de bénéfices à réaliser à tout prix puisqu’il s’agit d’un organisme à buts non lucratifs, cherchant constamment à réduire les coûts grâce à des collaborateurs dévoués, dispersés dans des dizaines de pays de la Francophonie. Cette synergie que l’ACLJ a réussi à développer entre tous ses collaborateurs, a permis de rassembler et de mettre en valeur ce patrimoine culturel mondial créé par les jeunes eux-mêmes, issus des pays participants et tout particulièrement dans les pays en voie de développement.

L’ACLJ est prête quant il s’agit de distribuer les réalisations de ces jeunes de la Francophonie et là aussi, elle est en avance. Sa force est dans son réseau de collaborateurs qui se donnent sans compter. Certains doivent composer avec des conditions très difficiles. Mais ils croient tous en la force de cette synergie qui constitue un levier puissant dont nous profitons tous. Nous aimerions étendre ce réseau, principalement dans les pays en voie de développement et supporter financièrement des initiatives locales, mises en place localement par des personnes du milieu, dévouées à la cause du développement social et culturel, afin d’agir directement au profit des jeunes populations. Pour ce faire, nous aimerions rejoindre des organisations qui n’ont que faire de l’aura, des diplômes et de la reconnaissance officielle; des organisations qui travaillent avec une administration minimale pour limiter les coûts d’opération; des organisations qui recrutent avant tout des bénévoles dévoués à la cause de l’alphabétisation, de l’éducation scolaire avec le souci de l’efficacité, dans le respect des coutumes, de la tradition et de la culture locale, tout en offrant à ces jeunes l’espoir de cheminer vers un monde meilleur, avec la perspective d’acquérir une formation qui leur ouvrira les portes d’un emploi local éventuel.

Ce réseau d’entraide, développé par l’ACLJ, pourrait s’étendre encore davantage. On peut prendre pour exemples des expériences passées, rendues possibles, grâce à Internet qui a ouvert la porte aux rêves des jeunes de la planète. Ce bulletin veut offrir aux lecteurs, le témoignage de ceux et celles qui collaborent avec l’ACLJ et les inviter à profiter de cette rubrique pour partager leurs propres expériences.
Nous allons débattre de tous ces sujets qui animent l’ACLJ et recueillir avec grand intérêt les expériences individuelles et celles des organismes qui oeuvrent dans la même direction dans le cadre du 11e Festival littéraire international de Montréal Metropolis bleu le Jeudi 23 avril, 16 h à 17 h 15, le numéro de la salle reste à confirmer. Nous vous fournirons ces précisions dans le prochain bulletin. Lors de cette importante rencontre publique, l’ACLJ comptera sur la participation de personnes, d’organismes ou d’entreprises qui seraient prêts à cheminer avec elle pour obtenir le support financier dont l’organisme a dramatiquement besoin pour étendre son rayonnement.

Vous pouvez lire le bulletin complet en cliquant sur l’adresse ci-bas :

Didier Calvet
Association pour la Création Littéraire chez les Jeunes

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