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CHAPITRE 6 – LE RÊVE

TEXAS (5)

18/03/00

Nous quittons Progreso sans regrets.

Le sud du Texas se compose de fermes agricoles à perte de vue.

J’ignore si les propriétaires terriens sont « blancs ». Toutefois, c’est en espagnol que tout se passe.

La pauvreté et le délabrement, voilà le lot de tous ces travailleurs mexicains.

Selon moi, les sous se retrouvent dans quelques portefeuilles seulement.

Pour vouloir tant passer les frontières mexicaines illégalement, on peut juste s’imaginer ce que c’est au Mexique!! ((

J’ai lu dernièrement que des propriétaires terriens texans avaient abattus des Mexicains qui erraient sur leur terre. Rien de moins…. « Té chez nous! Bang! »

J’ai également lu dans mon journal local qu’un cultivateur de ma région avait dû faire venir des travailleurs mexicains pour faire ses récoltes, car on doit être dans les champs à 5h00 le matin…. Et c’est avec le sourire que ces Mexicains arrivent à l’heure… alors que nos bons travailleurs trouvent ça trop tôt !!! Pôv tit-coeur, se lever à l’aube….C’est pas humain !!! Ça aussi, faut le lire pour le croire.

Bon, je vais me retenir pour ne pas dire ce que je pense…

Donc, vive les Mexicains; avec l’argent qu’ils gagnent ici, ils peuvent faire vivre leur famille chez eux.

Les Texans ont une façon bien particulière d’irriguer leurs terres.

On creuse un puits artésien, sur le sol on érige une tour d’une dizaine de pieds dans lequel on place une pompe.

Puis on installe des tuyaux faits de plastic (comme de la toile de piscine). Quand le sol devient trop sec, on ouvre la valve sur le toit de la tour et « Viva Aqua »!

Ce que l’on cultive? Des oignons, du maïs, de l’ail et sûrement du fourrage pour les animaux.

Dans les petites villes, les usines de textile font vivre les femmes mexicaines.

RIEN de ce que je croyais voir au Texas ne se retrouve au sud.

Même l’architecture mexicaine a été importée.

Et pour compléter le tout, dans un état reconnu comme sec, il pleut à verse depuis 3 jours!!!

On a rencontré à quelques occasions des Américains ou des Canadiens qui retournaient chez eux avec leur caravane.

Pourquoi viennent-ils ici plutôt que sur le golf du Mexique où le paysage est beaucoup plus beau, où l’on retrouve des villes plus intéressantes et de l’anglais?

Les campings coûtent une chanson de même que les terrains de golf (quand il y en a). Toutefois, il ne faut pas être regardant sur la propreté des lieux.

Chaque communauté a sa propre perception de l’hygiène et je réalise qu’au nord, nous vivons aseptisés.

Et pourtant, leurs enfants, tout comme ceux en République Dominicaine « ont l’air » en santé, jouent avec des riens et sourient…

Entre Roma et Laredo, le paysage fait place à une terre beaucoup plus aride couverte d’arbustes, de cactus et de yucca (la photo plus haut. On demande souvent dans les mots croisés de trouver ce mot. Alors, quand j’en ai vu un vrai de vrai, j’ai décidé de vous le montrer…)

C’est le pays du PÉTROLE!!!


Nous entrons dans Laredo à 11h30.

Le soleil nous accueille.

Au départ, nous voulions visiter Laredo; mais nous constatons que c’est une autre ville mexicaine, un peu plus grosse que les autres…

Alors, groupe décide de visiter San Antonio à la place…

De Laredo à San Antonio, des milles et des milles de routes droites bordées de terre rouge, de cactus, de yuccas et d’arbres clairsemés.

Nous décidons de demeurer dans un camping deux soirs afin de visiter San Antonio, lieu historique par excellence; terrain de la célèbre bataille de Fort Alamo…

Sites Internet :

McAllen :
http://www.mcallenchamberusa.com/

Laredo :
http://www.cityoflaredo.com/
Sur ce site, dans la colonne de gauche, si vous allez vers le bas, vous trouverez des informations sur Nuevo Laredo au Mexique. Vous pouvez traverser la frontière dans cette ville également.

Photos : 2 photos du désert – et mon yucca