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LA COURSE AUX COCOS DE PÂQUES

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours reçu des oeufs de Pâques.

Au début, je recevais un panier rempli d’œufs de toutes les couleurs et un chocolat.

Je ne crois pas que ce chocolat avait une forme particulière, comme un lapin ou autre chose.

Mais je me souviens d’un panier qui n’arrivait que le matin de Pâques, quand les cloches de toutes les églises s’étaient envolées vers Rome.

Dans ma petite tête d’enfant, j’imaginais les cloches partir; comme je ne les voyais pas dans le ciel, ma mère disait qu’elles étaient parties à l’aurore. C’était encore plus mystérieux.

Comme nous sortions d’un Carême de quarante jours (pas de bonbons, pas de gâteries, pas de desserts), ces cloches-là annonçaient l’arrivée d’une orgie de dégustation de chocolat et de bonbons, quitte à avoir mal au cœur pendant toute la semaine.

À l’adolescence, mes parents jugeant que les cocos en bonbon n’étaient plus de mise pour une grande fille comme moi, ils m’achetaient un gros coco de chocolat Laura Secord.

Cet œuf était — est toujours — composé d’un centre crémeux jaune, entouré d’une crème blanche, le tout recouvert de chocolat!

Je le plaçais au réfrigérateur et, chaque soir, j’en dégustais religieusement une tranche. Des heures de jouissance gustative!

Je suis comme cela, encore aujourd’hui. Je préfère UN chocolat noir de qualité que je savoure lentement, à une tablette entière d’un chocolat quelconque qu’on avale sans même s’en rendre compte.

Rien ne peut me faire plus plaisir que de recevoir une boîte de chocolats noirs. Pas du chocolat au lait, pas du chocolat blanc, DU CHOCOLAT NOIR! Et s’il est garni, la garniture a intérêt à être savoureuse!

À SUIVRE…