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Le bal des horreurs linguistiques les plus récentes !

SERVICE DE SANTÉ EN FRANÇAIS
Se présenter avec un interprète, sans quoi annuler le rendez-vous

Madame France Boucher
Présidente
Office québécois de la langue française
France.Boucher@oqlf.gouv.qc.ca
COURRIEL

Madame,

Nous vous prions d’enquêter sur les pratiques linguistiques « colonisantes » en vigueur au sein du système de santé québécois, mais plus particulièrement au sein de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Des mesures sérieuses s’imposent pour que cessent ces pratiques de discrimination et d’exclusion.

En espérant que vous interviendrez sans tarder auprès du ministre de la Santé et des Services sociaux monsieur Yves Bolduc et des autorités médicales et hospitalières pour que soient adoptées les mesures correctives qui s’imposent et pour que cessent à tout jamais ces comportements humiliants,

Jean-Paul Perreault
Président
Impératif français
Recherche et communications

SERVICE DE SANTÉ EN FRANÇAIS
Québec – Se présenter avec un interprète, sans quoi annuler le rendez-vous

Extrait du site www.canoe.ca

Un couple prend rendez-vous pour consulter un médecin à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Le rendez-vous est fixé pour dans quelques semaines. L ‘administration de l’hôpital rappelle le patient pour lui demander si il parle anglais. La secrétaire mentionne à sa conjointe que sinon, ils devront se présenter avec un interprète, sans quoi on devra annuler le rendez-vous:
le spécialiste est un unilingue anglais ne pouvant tenir une conversation en français. (…)

Les patients anglophones moins nombreux et les gens bilingues ont un accès plus rapide à ce médecin unilingue anglophone étant donné le déplacement des clientèles vers un autre spécialiste parlant français.

Deux vitesses: non pas privée-publique, mais français-anglais!

I’m sick but I don’t speak english, what can I do doctor?

Pour la suite :
MONGRAIN

MENTALITÉ DU COLONISÉ
Québec – à l’Université du Québec

Tous se rappelleront qu’à la fin des années 1960, début 1970, l’Université du Québec (UQ) fut créée pour rattraper le retard que le Québec avait dans la formation universitaire et la recherche en langue française. Il y avait au Québec plus d’universités de langue anglaise (McGill, Sir George Williams, Loyola et Bishop) que d’universités de langue française (Montréal, Laval et Sherbrooke), sans parler du fait que très nombreux francophones et allophones choisissaient d’étudier en anglais!

La colère québécoise aboutit à de grandes manifestations dénonçant la structure coloniale québécoise. La foule scandait dans les rues de Montréal « McGill français » obligeant ainsi le gouvernement du Québec de l’époque à créer une nouvelle université de langue française à plusieurs constituantes, l’Université du Québec. Il profita de l’occasion de l’ouverture de la constituante de Montréal pour également décentraliser vers les régions, l’enseignement et la recherche universitaires en ouvrant d’autres constituantes et des centres universitaires à Rimouski, Trois-Rivières, Hull, Rouyn-Noranda et Chicoutimi. Ainsi, l’UQAC, l’UQAR, l’UQTR et plus tard l’UQAH et l’UQAT virent le jour.

La société québécoise poursuivait parallèlement un autre objectif, soit la québécisation du contrôle des entreprises et la francisation des milieux de travail en préparant les universitaires diplômés de ses universités à faire du français la langue normale de travail, la langue de l’administration et la langue des affaires, la langue d’usage public.

Mais voilà que la mentalité du colonisé refait surface au Québec. On la retrouve bien présente même dans nos universités. On ne peut, ici, blâmer les anglophones puisqu’il s’agit de nos établissements de langue française gérés par des francophones! Eh oui, les anglomanes et les
« anglolâtres » de nos universités détournent de plus en plus la mission de nos universités de langue française pour les bilinguiser, les angliciser. On y prépare nos étudiants et étudiantes à collaborer à l’anglicisation de la langue de travail; à en devenir même d’actifs multiplicateurs!

Par exemple, dans l’édition de fin de semaine du 10 mai du journal très francophone Le Devoir, l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) publiait une grande offre d’emploi en français, cela va de soi, mais également en anglais, annonçant qu’elle est à la recherche d’un « Research Chair of Canada of Level II on the Conditions of Aluminium Industry ». Pourquoi publier une offre d’emploi en anglais dans un quotidien québécois de langue française? Poser la question, c’est y répondre.

De plus, nulle part dans cette offre d’emploi est-il mentionné que la maîtrise du français est essentielle pour ce poste! Il y a aussi lieu de se demander dans quelle langue se dérouleront les entrevues dans une université de langue française!

Chercher l’erreur? Université du Québec… de langue française… à Chicoutimi… offre d’emploi en anglais… dans Le Devoir… aucune exigence de la maîtrise du français…

Si le ridicule tuait, nous serions aujourd’hui débarrassés d’un grand nombre d’« anglolâtres » et d’anglomanes qui se pressent à défranciser et à angliciser nos établissements postsecondaires.

Faudra-t-il un jour manifester devant l’Université du Québec (UQ) en scandant « UQ français »?

Adresses utiles :

UQAC
Michel Belley
Recteur
COURRIEL

Madame Francine Belle-Isle
Vice-recteur à l’enseignement et à la recherche
COURRIEL

COMITÉ OLYMPIQUE CANADIEN (COC)
Suprémacisme anglophone

Reconnu par le Comité international olympique (CIO), le Comité olympique canadien (COC) connu aussi sous l’appellation de Comité national olympique (CNO) a institutionnalisé dans ses Règlements généraux, à l’article 18.01, des pratiques accordant la suprématie à l’anglais et discriminant, banalisant et infériorisant la langue française et, par conséquent, toute la francophonie canadienne.

« La version anglais (sic) prévaudrait »!

DIX-HUITIÈME SECTION
LANGUES
18.01 « Publication et utilisation.

Les Règlements sont publiés en anglais et en français et, dans l’éventualité d’une divergence entre les deux versions qui entraînerait un problème d’interprétation, la version anglais prévaudrait. L’une ou l’autre langue peut être utilisée dans la conduite des affaires du COC. » (Source : http://www.olympic.ca/FR/organization/governance/index.shtml )

Impératif français exige du gouvernement canadien qu’il intervienne pour que la gouvernance et la culture organisationnelle du Comité national olympique (CNO) abandonnent ses politiques et pratiques linguistiques qui dans les faits et ses Règlements anglicisent et défrancisent le Mouvement olympique et les Jeux olympiques.

Adresse utile
OLYMPIC

UN AUTRE PRÉDATEUR CULTUREL
Golf Town

Le respect de l’environnement culturel et linguistique québécois ne semble pas préoccuper les dirigeants de « Golf Town » qui ont choisi de s’installer au Québec et de solliciter le marché québécois avec un nom d’entreprise en anglais!

Dans son site Web, Glof Town définit son objectif : « Nous voulons être le plus important magasin de golf de la planète. » Il faudrait ajouter « …mais qui ne respecte pas la diversité culturelle mondiale! »

Adresses utiles :
www.golftown.com
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Source:
Impératif français
Recherche et communications
IMPÉRATIF FRANÇAIS
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Tél. : 819 684-8460
Téléc. : 819 684-5902