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L’émission de télévision
« Tout le monde en parle »
et l’éloquence de Sergio Kokis.

BILLET DE KATHLEEN POTVIN

Je suis choquée par les propos disgracieux qu’a tenus en onde Sergio Kokis au sujet de la langue française parlée par Madame Marois et nous autres, les Québécois de souches…

Bref, le dimanche 17 février 2008, monsieur Sergio Kokis est l’un des invités de Guy A. Lepage pour y présenter son dernier roman.

Je lis dans sa biographie qu’il est de nationalité brésilienne, qu’il fréquente les Beaux-Arts de Rio et qu’il s’inscrit en philosophie. En 1963, il s’oppose contre la dictature qui sévit dans son pays. Par la suite, il est arrêté et jugé pour « crimes contre la sécurité nationale ».

En 1966, il est diplômé en philosophie et en 1969, avec une bourse d’étude, à l’université de Strasbourg, il mène à bien une maîtrise en phycologie.

En 1969, Sergio Kokis doit quitter la France et émigre au Canada, où il est engagé comme psychologue à l’hôpital psychiatrique de Gaspé (Québec).

En 1973, il retire le titre de docteur en psychologie clinique de l’Université de Montréal et il enseigne au département de psychologie de l’Université du Québec à Montréal.

En 1973, Sergio Kokis, après des études à la School of Art and Design du Musée des Beaux-arts de Montréal et au Centre Saidye Bronfman de Montréal, se consacre uniquement à l’écriture et à la peinture.

Il publie son premier roman en 1994. Pour son œuvre, il reçoit le prix Molson de l’Académie des lettres du Québec, le grand prix du livre de Montréal, le prix Québec Paris (1995) et le prix Desjardins du Salon du livre de Québec (1995). On lui octroie pour un autre roman (1998) le Grand Prix des Lectrices de Elle Québec. Les uns à la suite des autres, les prix s’accumulent et il mérite le prix littéraire Mexique-Québec (2003), finaliste du prix du Gouverneur général (2004), le prix France-Québec (2006), catégorie prix des lecteurs.

Mes félicitations, un itinéraire (professionnel) extraordinaire, n’est-ce pas ?

Manquer de tact

Monsieur Kokis, vous avez manqué de tact lorsque vous vous êtes attaqué à madame Marois. Poliment, elle s’adressait à vous comme à une personne très importante. Elle vous racontait alors que nous étions un peuple jeune, que nous avions fait de grands progrès en matière d’éducation en ce qui concerne la langue parlée et écrite au Québec. Mais, vous faites le sourd. Alors, elle en ajoute en vous affirmant qu’il y a toujours matière à s’améliorer. Centré sur vous-même, vous ne l’écoutiez même pas. Tout ce qui vous intéressait était de remplir votre coupe de vin ! Par la suite, vous osez lui dire en onde qu’elle ne sait pas parler correctement le français et pour vous justifier, vous montrez du doigt TVA et leur service de Presse. C’est « chiant »…

Un macho fini

J’ai vu en vous un macho fini qui s’est servi d’une femme pour se renouveler le prestige. Ça vous dit quelque chose… qu’il vous en déplaise ; monsieur, nous ne nous exprimons pas la bouche en rond !

Où seriez-vous allé, Monsieur Kokis, si en 1973, notre gouvernement vous avait fermé ses frontières ? Alors, pour la forme, dans une lettre ouverte, peut-être devriez-vous faire des excuses à madame Pauline Marois, chef du Parti Québécois.

P.-S. Je ne suis pas une militante du féministe, mais une femme respectueuse. Je ne suis pas péquiste, je l’étais du temps de René Lévesque. Aujourd’hui, je suis adéquiste et pour le futur, je verrai.

Kathleen Potvin

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