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Voici un échange de courrier entre monsieur John Goetelen et monsieur Jean-François Mabut, rédacteur en chef adjoint,
Tribune de Genève :

LETTRE DU JOUR

En finir avec le mythe de «l’ogralité» de l’homme

Chêne-Bourg, 13 juillet.

Les femmes de sérial killers seraient des victimes manipulées et irresponsables, selon le psychologue Philip D. Jaffé (TdG du 13 juillet). Elles auraient été maltraitées dans le passé, ce qui explique leur comportement pervers et criminel. Fort bien. Retour à l’idéologie des années 70 où le criminel était présenté comme la victime de son passé, et donc irresponsable. Et surtout, complaisance envers l’hystérie anti-hommes du moment.

Mais la femme de Dutroux avait tout le temps pour sauver Julie et Mélissa: elle les a laissées mourir de faim et de soif en connaissance de cause. Son mari était en prison, si elle avait tout révélé à ce moment il y serait resté, donc pas de menace pour elle. Et la femme de Fourniret a assisté en direct aux meurtres par strangulation, l’a aidé à trouver des victimes, et ce n’est pas par remord qu’elle l’a finalement dénoncé mais pour avoir moins d’années de prison. A Outreau, c’est la mère qui menait le bal dans les viols de ses enfants.

Sans parler des femmes tueuses historiques: Jane Toppan (USA), 100 meurtres; Christine Malèvre, 20 ou 30 meurtres; la Poison; Lucrèce Borgia, etc. Et sans parler de la maltraitance sur les enfants, qui est en France ‹ selon des statistiques officielles de la SNATEM ‹ à plus de 50% le fait des mères, contre moins de 30% celui des pères. Faut-il citer les soldates américaines en Irak, torturant et humiliant sexuellement des prisonniers à la prison de Bagdad? Ou les bandes d’adolescentes violentes de certaines banlieues? (…)

Dans les plaintes de femmes contre des hommes pour abus sexuel ou pédophilie sur leurs enfants, dont 50% au moins seraient fausses selon certains spécialistes, on trouve un dénominateur commun: l’argent, la motivation financière.

L’accusatrice de l’ancien ambassadeur Thomas Bohrer en sait quelque chose: elle a fait son fond de commerce de cette affaire et reçoit pas mal d’argent avec son livre. La vérité ne compte plus, puisque de toutes façon elle est gagnante par la notoriété qu’elle a acquise sur le dos de cet homme. C’est devenu un sport que d’accuser les hommes de tous les crimes et d’en tirer un profit pécunier.

Si le Docteur Jaffé veut déclarer les femmes criminelles irresponsables, qu’il en assume les conséquences: ses propos pourraient être pris par certaines comme une humiliation sexiste (la femme inférieure, pauvre petite chose, incapable de discernement), voire pire: comme un encouragement à passer à l’acte en se croyant dans l’impunité. Cette démarche est intellectuellement grave, surtout venant de la part d’un expert auprès des Tribunaux. Mais si l’on est un peu plus sensé, on doit reconnaître que la violence et la criminalité n’ont pas de sexe, que c’est même un domaine ou l’égalité est réalisée, quitte à en finir avec le mythe de l’angélisme féminin et de « l’ogralité » de l’homme. (…)

John Goetelen

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Bonjour,

Nous avons bien reçu votre message adressé à notre «Courrier des lecteurs» et vous en remercions.

Votre texte fort intéressant a retenu toute notre attention et nous le publierons dans l’une de nos prochaines éditions dans la version légèrement raccourcie ci-dessous.

En vous remerciant de l’intérêt que vous portez à notre quotidien, nous vous prions d’agréer l’expression de nos sentiments les meilleurs.

Jean-François Mabut
rédacteur en chef adjoint
Tribune de Genève
022 322 37 10
TRIBUNE DE GENÈVE

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De: John Goetelen –
NATUROVIE
à monsieur Yvon Dallaire, psychologue, auteur et éditeur

Bonjour,

Je vous envoie l’article de la Tribune de Genève du 12 juillet sur les femmes de sérials killers. (Que je ne peux malheureusement vous inclure vu la grosseur du document : Loulou)

Je pense que ce document doit être étudié pour évaluer dans quelle mesure il pourrait être utilisé contre le psychologue P. Jaffé, dont trop de père ont une sinistre opinion à cause de ses expertises décalées en cas de demande de garde des enfants.

En effet, les propos de Jaffé dans cet article ne supposent dans son esprit aucune responsabilité pour les femmes de criminelles et elles-mêmes criminelles. Elles sont toujours des victimes… Il semble que ce soit une position idéologique, non objective et partiale pro-femmes qui – peut-être – pourrait mettre en cause son statut d’expert auprès des tribunaux.

A étudier et faire circuler dans les associations de pères.

Ci-inclus (voir plus haut- Loulou), ma lettre-réponse à cet article, envoyée au courrier des lecteurs, telle que la TdG va la publier dans ces prochains jours.

A noter: toujours dans la TdG de ce jour jeudi 15 juillet, un article sur les fausses plaintes déposées à Genève (suite au scandale de la fausse agression dans le RER parisien).
Genève aussi confronté à des victimes imaginaires

Bonne journée.

John Goetelen

(Note rajoutée par Loulou)
Vous vous souvenez certainement de notre propre couple maudit : Paul Bernardo et Karla Homolka. Celle-ci sera libérée en juillet 2005.
Portrait de tueurs

SOURCE :

Yvon Dallaire, psychologue, auteur et éditeur
LES ÉDITIONS OPTION SANTÉ
YVON DALLAIRE
Président
2e Congrès International Paroles d’hommes, voir les détails à PAROLES D’HOMMES
Montréal, 22 au 24 avril 2005