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«Je vous aime et souffre de votre départ. Je garde dans mon coeur l’intensité de vos personnalités et la douceur de vos câlins et bisous.»

«Vos vies ont été volées et votre présence auprès de moi trop courte. Je me demande pourquoi des choses comme celles-là arrivent.»

«Pour vous, j’apprenais à me dépasser, pour vous accompagner dans ce monde qui est rempli de belles choses. Je suis chanceuse d’avoir été choisie pour être votre maman, car vous étiez exceptionnels.»

«J’ai expérimenté, j’ai pleuré, j’ai ri, j’ai voulu à l’occasion démissionner car, avouons-le… c’est pas toujours facile d’être parent.»

«Attendez-moi, au-delà de cette vie, car les gens qui s’aiment savent s’attendre. Olivier, mon champion, et Anne-Sophie, ma grande fille, prenez soin l’un de l’autre. À bientôt mon ti-loup, à bientôt ma cocotte.»

Tels sont les mots écrits par la maman de ces deux petits amours décédés tragiquement.

Je peux à peine me figurer l’immensité de la peine des grands-parents de ces tout-petits.

Les parents du père qui devaient adorer leurs petits-enfants. Leur fierté de savoir leur fils cardiologue après des années d’études et de difficiles années d’internat. Ce fils brillant qui avait TOUT pour être heureux (en apparence) ! Ce fils qui a tué ses enfants et raté son suicide et qui maintenant se retrouve devant un gouffre immense. Comment ces parents peuvent-ils entrevoir l’avenir ?

Les parents de la mère qui devaient adorer leurs petits-enfants. Leur fierté de savoir leur fille urgentologue, maman de deux adorables petits trésors qui leur furent enlevés de façon brutale, inacceptable. Comment vont-ils pouvoir accompagner leur fille dans ce drame atroce, tout en sachant que leur beau-fils est vivant et en prison pour le reste de sa vie. Un beau-fils qu’ils ont dû aimer pendant plusieurs années et là… ce geste inconcevable, incompréhensible !

Comment pardonner, car il n’y a que dans le pardon que tu puisses continuer à vivre, après la colère et le désespoir.

Moi, c’est à eux également que je pense depuis que j’ai appris cette horrible nouvelle et à leurs autres enfants qui sont également touchés (frères, sœurs, neveux et nièces).

Je pense également au papa qui a commis ce geste fou, irraisonné, indescriptible…

Je souhaite de toute ma pensée de compassion à leur égard que leur qualité de cœur et leur spiritualité puissent les soutenir dans ce qui est la plus difficile épreuve que la vie leur apporte.

J’offre MES PLUS SINCÈRES CONDOLÉANCES à la maman de ces deux petits Anges ; mais également, je les offre à tous les membres de ces deux familles qui vivent ces événements tragiques.

* Ce drame me fait également penser à tous ceux qui ont eu lieu depuis les dernières années. Que l’on soit de la classe professionnelle, de la classe ouvrière ou sans travail n’y change rien.

La douleur de l’humain est la même pour tous.

Ayons l’oeil ouvert pour que cette horreur ne se reproduise plus !

Et pensons aussi aux pertes humaines dans les pays en guerre !

Eux aussi pleurent leurs pertes … encore !

Pour toi, ma soeur Afghane

Texte écrit en 2001 !