Art et culture
Accueil -> culture -> Louise Turgeon DE TOUT DE RIEN ->

SOUS LES PALMIERS ET LES COCOTIERS #2

Samedi, le 6 novembre 1999

Nous avons donc couché dans un très agréable motel, petit déjeuner inclus, avec une Kiwi ravie et qui n’a causé AUCUN dégât.

Quand nous avons quitté la chambre le samedi matin, il n’y avait même pas un petit grain de litière par terre…

Nous sommes donc arrivés à Myrtle Beach vers 15h00.

Notre roulotte nous attendait au Myrtle Beach Travel Park où nous étions en septembre; même site sur le bord de mer.
http://www.myrtlebeachtravelpark.com/index.htm

Nous réservons pour 3 nuits car nous ignorons qu’elle est la température en novembre.

Il fait beau… il n’y a pas beaucoup de monde… LA PAIX!!!

Nous nous installons…

J’ouvre le frigo, il est rempli de moisissure!

J’avais pourtant tout dégelé, nettoyé, séché… j’avais même mis une boîte de « petite vache »! Même la vache était moisie !

On ne doit jamais fermer la porte du frigo quand il est en arrêt de fonctionnement…

Bon, d’accord, une autre connaissance qui entre par l’expérience!

Je lave TOUT à l’eau de Javel, on redémarre le frigo…

Je ne me fais pas prier pour faire dodo le soir… pas besoin de comptines, ni d’histoires… ))

Dimanche, le 7 novembre

IL FAIT UN TEMPS SPLENDIDE!!!! On regarde le canal Météo… il fera entre 70 °F et 80 °F le jour et entre 40 °F et 50 °F la nuit; et des petits soleils parcourent tous les jours de la semaine… L’eau de la mer est entre 68 °F et 72 °F.

Nous nous regardons et décidons de rester 7 nuits plutôt que 3. Je voulais visiter Charleston… Charleston disparaît de mes projets…

Pourquoi se priver d’un camping sur le BORD de la mer où il fera effectivement 75 °F toute la semaine… Où nous pouvons jouer au « frisbee » sur la plage déserte, nourrir les quelques mouettes présentes, nous étendre sans piler sur la serviette du voisin.

Vers 15h00, la température commence à baisser tout doucement. À 18h00, il fait noir.

Luc se baignera tous les jours. Moi, je lirai, écrirai ce que vous lisez présentement, je ferai du point de croix! (incroyable), les mots croisés géants de la Presse. Un total dépaysement de ma vie « à la ville ».

Je redécouvre les joies de la cuisine, je me transforme en Madame Net.

Tout ce que j’haïs à la maison.

Je dois bénéficier de deux personnalités: La Loulou de Ville et la Loulou des Champs comme dans les Fables de LaFontaine.

Il y a aussi la Loulou qui adore être parmi les gens, la foule, dans l’animation et une autre qui ne veut que la solitude, le silence et la paix. Ces deux-là apparaissent plus subitement et sont présentes et à la ville et aux champs… Comment voulez-vous qu’un HOMME s’y retrouve!!! ))))

Moment présent: Il est 15h30, je suis assise sur ma chaise pliante à 25 pieds de la mer. Sur ma gauche, 1000 pieds de plage sans âme qui vive; sur ma droite, les gens sont à au moins 2000 pieds. Et quand je dis « Les Gens », ce sont 6 ou 7 personnes.

Trois mouettes me surveillent car je leur ai donné des chips hier… elles ont de la mémoire.

Un petit oiseau qui picosse sans arrêt dans le sable avec son long bec pointu vient me visiter à l’occasion. C’est toujours le même.

Comment je fais pour le savoir?

Sa petite patte gauche est brisée et au lieu de poser ses « doigts » par terre, ses doigts sont dirigés vers l’arrière et il court sur son « poignet »!! (((
« PÔVE tit-coeur »!!!

Toutefois, ça ne semble pas le déranger car il est aussi gras que les autres, et je le soupçonne de venir près des gens pour avoir des petites miettes en premier…

Tiens! Un couple passe avec leurs deux chiens et un petit bébé sur le dos du papa!

En face de moi, la mer qui remonte, le bruit du ressac, le cri d’une mouette, le soleil qui commence déjà à baîller et qui illumine de rose et d’orangé des nuages effilochés.

Voilà où je suis en ce jeudi 11 novembre à 15h30.

Quand j’écrirai chez Planète et que vous me lirez, tout ceci sera du domaine du souvenir et de l’anecdote gravés au fond de mon âme; la version originale.

Ce qu’il y a de merveilleux à écrire l’instant présent, c’est que plus tard, juste à relire, on ressent la même émotion.

Ça me fait penser au parfum.

Au travail, je portais toujours le même parfum et je me souviens qu’une collègue me disait: « Maintenant, quand je sens cette fragrance, je pense toujours à toi! »

J’ai quelques parfums préférés: un pour les vacances à la mer – dès que je le vaporise, je SENS les vacances à la mer; un pour l’hiver, plus voluptueux, plus chaud et un pour l’été, piquant, léger, léger.

Je ne porte plus jamais mon parfum « de travail »! ))

La suite #3 plus tard…

Vous pouvez lire les pages précédentes en cliquant sur AUTRES TEXTES.