Art et culture
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JOUR 1 :

SAMEDI : 6 MARS 2004

HEURE DE DÉPART : 5h47
DE : JOLIETTE, QUÉBEC

Nous traversons la frontière aux Mille-Îles pour prendre la route 81
Déjeuner au Flying J Canadien

HEURE D’ARRIVÉE : 17h30
À : WINCHESTER, VIRGINIA

1078 km parcourus

MOTEL : Red Roof Pike – sortie 313A ***
Très beau motel – 47,91$ avec coupon (toutes les sommes seront en US taxes incluses) Deluxe C. B. inclus

DÎNER au restaurant car trop frais pour manger dehors (Cracker Barrel)
SOUPER : Perkins : excellent – repas 55+ bien suffisant

NOTES :

Jusqu’à ce que je sois assise dans le camion, j’avais peine à croire que nous partirions.

L’année 2003 fut particulièrement pénible : maladie Sophie, décès de ma belle-mère, etc. Les événements négatifs se succédaient sans répit. Puis le ciel s’est éclairci et nous voilà en route.

La journée s’est merveilleusement bien passée. Nous étions tellement heureux de partir et surtout rassurés quand à la santé de Sophie.

Nous étions comme deux enfants en vacances. Bien moi je l’étais ! ))) Luc n’a pas ce genre de « démonstration ».

Combien de temps serons-nous absents ? ON EN SAIT RIEN ! NOUS FERONS UN « NOWHERE » !

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JOUR 2 :

DIMANCHE, 7 MARS 2004 (partiellement nuageux 45F

HEURE DE DÉPART : 8h45
DE : WINCHESTER, VA

HEURE D’ARRIVÉE : 15h15
À : LUMBERTON, NORTH CAROLINA

ROUTE : 17s.e. vers Frederickburg – 66 est – 17 s.e. pour rejoindre la route 95

660 km parcourus

MOTEL : Econolodge sortie 20W – **
Motel économique – propre – 32,95 $ avec coupon – (je ne me souviens plus si c’était Deluxe ou ordinaire – mais le déjeuner était inclus

SOUPER : Resto italien côté EST

NOTES :

Départ à notre rythme. C’est merveilleux ! Oups ! sur la 17, nous prenons la 66 vers l’ouest! Oh! Oh! Nous réalisons que nous ne reconnaissons par le décor. Je sors la carte… Nous nous sommes rallongés d’une demi-heure.

Luc ne SUPPORTE pas une erreur de direction sur la route et déclare : «prendre la mauvaise direction, c’est une insulte à mon intelligence !» Hi! Hi! Si je me fie à mon sens de l’orientation pour évaluer mon intelligence… Moi je me dis qu’on fait un tour en U et ça finit là ! )))

Tout se déroule comme prévu pour la suite de la journée.

Nous avons soupé dans un délicieux resto italien dont je suis incapable de me souvenir du nom – Côté EST et il ne se nomme pas Adélio.

Pour vous donner une idée de leur type de cuisine je vais vous donner leur recette :

Une fois les pâtes cuites et légèrement asséchées, vous les faites revenir dans un peu d’huile, de l’ail et des champignons. Vous placez dans l’assiette et vous versez la sauce chaude sur le tout ! UN RÉGAL !

Juste à lire la suite dans mon cahier, je me mets à rire ! Ce qui peut m’arriver dans la vie n’a aucun bon sens. Que je vous raconte :

Il doit être 21h00. Nous entendons « jouer » après notre porte. Quelqu’un tente d’entrer.

Luc a placé sous la fenêtre à côté de la porte la glacière ainsi qu’un bac bleu qui est ouvert. Devant ces articles, se trouve une table ronde et deux chaises qui sont face à face.

Comme je semble déléguée pour aller voir ce qui se passe, je me lève et me place devant la porte tout en tassant le rideau très légèrement, juste pour voir qui peut bien vouloir entrer CHEZ NOUS.

J’aperçois un vieux monsieur qui tripote sa carte électronique dans le système d’ouverture de notre porte.

Alors, je tente de me ranger sur ma gauche pour ouvrir un peu plus le rideau et lui faire un signe à l’effet qu’il se trompe de chambre.

Comme il fait plutôt noir dans cette partie de la chambre, je ne vois pas que Luc a placé ses souliers juste à côté du bac, près de la porte.

Je me déplace donc vers la gauche… mon pied gauche s’arrête tout net sur les souliers de Luc. Comme j’étais sur mon air d’aller pour me ranger jusqu’au bac, je perds l’équilibre.

Tout ce que verra passer le vieux monsieur dans la fenêtre, c’est une bonne femme qui se suspend après le rideau s’ouvrant un peu plus, disparaissant dans un arc parfait et le rideau se refermant.

De mon côté, je pars en vol plané sur le côté, je tente d’arrêter ma chute avec le rideau de ma main droite, ma main gauche se pose DANS le bac bleu ouvert, ce qui n’arrête pas ma chute bien évidemment. En deux secondes, je suis couchée par terre entre la glacière et le bac, la table et une chaise, dans un espace pas plus large que moi !

Une fois par terre Luc dit : « Mais veux-tu ben me dire ce que tu fais là ! »

Je me relève avec toute la misère du monde, la main gauche endolori, la cheville tordue, la dignité partie chez le voisin.

KOSSÉ QUE JE FAIS LÀ ??? DE LA GYMNASTIQUE B… !

Et quand je réussis à me relever, il me fait son air d’incrédulité qui me donne toujours envie de le griffer au sang !

Je me demande combien de temps j’aurais dû rester étendue avant qu’il daigne venir me dégager !!! Étrange façon de réagir face à l’autre qui vient de tomber non ! Faut dire que ce ne sont pas les occasions qui manquent de me mettre dans des situations impossibles.

Quelques minutes plus tard, comme je n’ai rien de brisé ni tordu, à part ma dignité, je me mets à rire aux éclats en pensant à ce que le vieux monsieur avait bien pu voir de son côté et la position ridicule dans laquelle je m’étais retrouvée; car pour me sortir de là, ce ne fut pas mince affaire !

Pour compléter le tout, nous avons eu des orages avec vents très violents, les vitres de la chambre bougeaient, tout ce qui n’était pas attaché autour du motel roulait sur le sol…

Et nous n’étions qu’au deuxième soir !