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Un chant libéré parce que libérant

Au bout du quai, une poésie qui est un chant, beau à entendre les yeux au vent et les cheveux tombant d’ombre fraîche, les horizons tout grands faisant écho du plus près et du plus loin.

Dans Au bout du quai Francine Allard nous offre des mots qui tintent les uns sur les autres, des envolées qui font réfléchir au sujet du vieillir, du guerroyer, du mourir.

Un chant de la femme libérée parce que libérante.

Lorsqu’on meurt, nous restons au bout du quai, ce sont ceux que l’on aime qui continuent à voguer sur la crête des flots. Le monde est sauvé si notre petite-fille applaudit un geai bleu. C’est la vie.

Francine Allard aime les mots, ceux qui portent la vie, qui rient, qui réfléchissent tout haut, qui sont capables de tristesse, qui embrassent les horizons, qui les embrasent aussi.

Elle aime les écrire, les lire, les dire.

Pour Francine Allard, la poésie est un acte d’ouverture, à soi-même et aux autres, qu’elle partage sans ménagement, pour se faire plaisir à elle-même, pour nous faire plaisir à nous-mêmes.

La carrière littéraire de Francine Allard semble s’inspirer du grand large qui n’en finit plus de se déployer à partir du bout du quai.

Elle est au Québec la seule écrivaine à toucher tous les genres, que ce soit l’essai avec Défense et illustration de la toutoune québécoise, le roman (La Couleuvre), le livre jeunesse avec sa collection Tante Imelda ou la poésie.

Est-ce une bonne chose de toucher ainsi à tous les genres ?, demande-t-elle.

Oui, répondrons-nous, tant est rafraîchissante la brise qui voyage du grand large pour le pour plaisir de caresser le bout du quai.

AU BOUT DU QUAI
Francine Allard
LES ÉDITIONS TROIS-PISTOLES
Collection Poésie
2008 – 84 pages – 15,95$

Voici quelques titres dans la collection poésie chez cet éditeur :

Que le cri détaché de ta colère
L’Isthme
Le mobile du temps
Dans le lit des vents stables
Le dessin des mots
Au bout du quai