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Texte d’Andrée-Anne Guénette – PasseportSanté.net

Plus un enfant lit bien à l’âge de 8 ans ou 9 ans, mieux il lira 10 ans plus tard, peu importe son milieu de vie.

C’est l’une des conclusions tirées de l’Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes (ELNEJ), menée par Statistique Canada. Cette enquête a permis de suivre, pendant 10 ans, 1 329 enfants canadiens.

Statistique Canada a analysé les capacités de lecture d’enfants de 8 ans et 9 ans, rapportées par les parents à partir, entre autres, du bulletin scolaire. Les données recueillies ont été comparées à celles obtenues 10 ans plus tard, chez ces mêmes jeunes, grâce à un test de littératie.

Qu’est-ce que la littératie?

La littératie est la somme des aptitudes de lecture et d’écriture qui permettent à un individu de fonctionner en société. Pour la mesurer, Statistique Canada a proposé un test composé de 36 questions mesurant la compréhension de textes suivis (éditoriaux, reportages, poèmes et oeuvres de fiction) et de textes schématiques (tableaux, formulaires, graphiques et diagrammes).

Les enfants qui lisaient mieux que les autres à l’école ont obtenu des résultats plus élevés au test de littératie 10 ans plus tard. Fait surprenant, les chercheurs ont obtenu les mêmes résultats après avoir tenu compte de facteurs sociodémographiques, du comportement de l’enfant, du milieu scolaire et des capacités de lecture des parents.

Ils ont aussi établi un lien entre les capacités de lecture à 18 ans et 19 ans et la scolarité des parents. Les enfants dont le père et la mère n’ont pas terminé leurs études secondaires ont affiché des résultats inférieurs à ceux dont les parents avaient un niveau de scolarité plus élevé.

Les aptitudes de lecture seraient également liées à l’attitude des enfants et de leurs parents face à l’école et à la lecture. Les enfants qui ont déclaré ne pas aimer ou détester l’école à 12 ans et 13 ans ont eu des résultats inférieurs lors de l’évaluation six ans plus tard. Les enfants dont les parents lisaient des livres ont eu des résultats plus élevés que ceux dont les parents n’en lisaient pas.

L’étude indique que l’effort paie. Si un enfant réussit à améliorer ses capacités de lecture, ses résultats au test proposé à 18 ans et 19 ans se rapprocheront de ceux dont les résultats avaient été supérieurs à la moyenne une décennie plus tôt.

Andrée-Anne Guénette –
PASSEPORT SANTÉ