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En quelques lignes, comment résumeriez-vous votre livre ?

J’essaie de décortiquer notre façon, à nous Québécois, de voir le débat sur notre avenir politique. J’estime que nous sommes prisonniers de plusieurs mythes, qui nous font souvent passer à côté de la réalité. Par exemple, on entend dire depuis plusieurs années que, en raison du déséquilibre fiscal, le Québec est devenu « ingouvernable ». Pourtant, quand on regarde les données objectives, on voit que le Québec va très bien merci, au point de vue économique notamment. Le livre est un appel au réalisme, à apprécier ce que j’appelle « le pays réel », qui n’est pas parfait, bien sûr, mais qui comporte d’extraordinaires avantages dont les souverainistes ne peuvent nous garantir le maintien après un éventuel OUI. C’est aussi un appel aux fédéralistes, qui doivent adopter un discours plus rigoureux, mieux branché sur les préoccupations des Québécois d’aujourd’hui, moins méprisant à l’égard des souverainistes.

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire cet ouvrage et à le publier ?

Mon propre désir de mieux comprendre pourquoi, malgré les formidables progrès réalisés par les Québécois francophones depuis quarante ans, la thèse souverainiste continue d’obtenir de si forts appuis.

À votre avis, à qui votre livre s’adresse-t-il ?

À tous les Québécois qui s’intéressent à la politique, mais peut-être plus particulièrement aux fédéralistes, et aux Québécois qui sont entre les deux.

En quoi se distingue-t-il si on le compare à d’autres livres traitant du même sujet ?

L’avenir du Québec a fait l’objet de centaines, voire de milliers d’ouvrages, alors toute comparaison est difficile. Je n’ai rien inventé, mais je crois aborder le sujet d’une manière concrète et personnelle qui, je l’espère, rend le livre plus facile d’approche.

Quels sont vos rituels d’écriture ?

Quelqu’un a dit : « Je déteste écrire, j’aime avoir écrit. » C’est exactement ce que je sens. J’adore faire de la recherche, lire, réfléchir, discuter avec des gens pour m’enrichir de leurs idées. Mais écrire est pour moi un exercice extrêmement pénible. J’écris en vacances et les fins de semaine.

Quels sont les écrivains et les œuvres qui vous ont le plus marqué ?

J’ai beaucoup d’admiration pour plusieurs personnes. Je lis très peu de romans, alors je ne peux vous citer des romanciers, sauf des noms trop connus pour que ce soit intéressant. Le journaliste qui m’a le plus marqué est certainement Claude Ryan, par sa grande rigueur, son courage intellectuel, son indépendance d’esprit.

Qu’est-ce qui vous passionne ?

Ma famille, à cent lieues devant tout le reste. La politique. Bouquiner. Le vin. Mon chien.

Quels sont vos projets à venir ?

La liste est trop longue…

Source :

VLB ÉDITEUR