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Publié chez VLB éditeur en 1995, le roman Le vent majeur de Madeleine Gagnon est maintenant réédité chez Typo.

« Enfance », la première partie du roman, nous présente Joseph, un enfant qui n’est pas comme les autres.

Avant-dernier d’une famille de treize, sa destinée change radicalement à l’âge de dix-huit mois lorsqu’il est cédé contre une somme d’argent importante à une petite-cousine du père, devenant l’enfant unique d’un médecin et d’une infirmière.

Les misères de l’époque favorisaient ces « solutions ».

À onze ans, il est victime de ce que, plus tard, il appellera la « catastrophe ».

Alors que son père est en service à l’extérieur de la ville, sa mère est violée.

Joseph, voyant sa mère assaillie par un étranger, tue ce dernier à coups de couteau.

Il refoulera longtemps cet épisode de sa vie, parvenant même à l’oublier grâce à ses rêves éveillés.

Adulte, il en fera le récit écrit pour y voir plus clair.

À l’âge de douze ans, il a sa première vision qui lui apporte la certitude qu’un jour il sera peintre.

Dans « L’hôpital des esprits », la deuxième partie, Joseph, de retour d’un séjour d’études et de travaux de quatre ans en France, est consacré comme l’un des meilleurs peintres de sa génération.

Malgré cela, il en a assez de la torpeur et du mal de vivre qui l’habitent depuis son retour et décide de demander de l’aide à l’hôpital des esprits.

Il fait donc tout ce qu’il faut pour s’y faire admettre, bien que son médecin lui assure qu’il n’est pas fou.

Rapidement, il se rend compte de son erreur et constate qu’il ne trouvera pas là l’aide dont il a besoin.

Après trois semaines, il peut enfin sortir, mais il s’est attaché aux lieux, aux êtres qui lui ont tant appris sur la folie, la normalité et la réalité.

« C’est quoi, la mort? », la troisième partie, consiste en une série de lettres adressées à Véronique, son amour rencontré à l’hôpital des esprits, décédée dans un accident de la route.

Pendant plus de dix ans, il lui parle de leur fils David, de l’évolution culturelle de la société québécoise des années 1970 et 1980 et des bouleversements de sa vie.

Enfin, dans « Le petit sentier », quatrième et dernière partie, Joseph se rend au cimetière Côte-des-Neiges où il brûle le journal et lettres de Véronique, le récit autobiographique de sa propre enfance ainsi que les lettres qu’il a écrites à Véronique durant la dernière décennie.

Il souhaite ainsi lui faire ses adieux et reprendre goût à la vie.

« Le vent majeur souffle où il peut, il souffle plutôt où le veut une Madeleine Gagnon attentive à la grandeur et à la fragilité des femmes et des hommes. C’est un grand roman, c’est un grand poème. Ils nous disent la réalité très prégnante de la littérature, sa richesse infinie. »

-Réginald Martel, La Presse

L’AUTEURE : MADELEINE GAGNON

Poète, romancière et essayiste, Madeleine Gagnon est un des écrivains majeurs du Québec.

De nombreux prix littéraires ont salué son œuvre, notamment le Prix de poésie du Gouverneur général pour Chant pour un Québec lointain (VLB éditeur, 1990) et le prix Athanase-David, la plus haute distinction littéraire du Québec.

Elle a publié plus d’une trentaine de titres, dont Les fleurs du catalpa (VLB éditeur, 1986), Le deuil du soleil (VLB éditeur, 1998), Les femmes et la guerre (VLB éditeur, 2000), Je m’appelle Bosnia (VLB éditeur, 2005).

En 2007, l’ensemble de ses écrits poétiques (1964-2006) a été publié sous le titre À l’ombre des mots (l’Hexagone, coll. « Rétrospectives »).

Elle est membre de l’Académie des lettres du Québec depuis 1987.

LE VENT MAJEUR
JOURNAL D’UN JEUNE HOMME AMOUREUX
Madeleine Gagnon
TYPO ÉDITEUR
2008 – 256 pages – 15,95$

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