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L’action du roman L’ENFANT-DE-GUERRE nous transporte dans la ville de Québec où nous pénétrons dans l’intimité de la famille de Gaudiose Beauchemin, vétéran de la Deuxième Guerre mondiale devenu chef jardinier du jardin Saint-Jean-d’Arc, sur les plaines d’Abraham.

Pendant la guerre, Gaudiose a pris l’habitude de dialoguer avec la Pucelle.

Il le fait toujours, des décennies plus tard, alors que sa famille se désagrège et que la société où il vit paraît subir le même sort.

Cette fiction met e relief des préoccupations toutes contemporaines, dont l’euthanasie et la permanence de la guerre.

Le roman s’ouvre sur la jeunesse de Gaudiose, sur la mort de sa ère dont il porte le poids, et sur son expérience de la guerre.

La mort, le meurtre, et son corrollaire, la culpabilité, sont présents dès le début du récit.

Ensuite, ces thématiques ne cesseront de prendre de l’ampleur.

En particulier à travers l’histoire de « l’enfant-de-guerre » lui-même, Jacques, qui est l’aîné de dix enfants des Beauchemin.

Ce premier fils, Gaudiose et sa femme, Delphina, l’ont adopté à la fin de la guerre.

Le bébé était né sur la Grosse Île alors occupée par les militaires.

Jacques sera en quelque sorte l’incarnation du mal et exercera une domination malsaine sur tous les membres de la famille.

Il brisera les tabous, osera les gestes les plus immoraux, et il ne sera défié qu’à la toute fin, par Amélie, accusée d’euthanasie sur la personne de sa ère Delphina, et acquittée au terme d’un bouleversant procès.

L’ENFANT-DE-GUERRE explore la zone trouble des interdits.

L’amour, la mort, le vide, le rien, l’invisible, la spiritualité, l’intolérance sont autant de thèmes qui sculptent la matière de ce roman qui fait aussi place au sacré.

L’ENFANT-DE-GUERRE
Marcel Arteau
LES ÉDITIONS LIBRE EXPRESSION
544 pages – 29,95 $