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Recension:
Daniel Marchildon, Les exilés, roman, collection «Rémanence», Éditions du Nordir, Ottawa/Hearst, 2003, 142 pages, 18 $.

L’auteur met en scène une brochette de personnages franco-ontariens qui oeuvrent tous dans le milieu des arts et qui se retrouvent tous exilés à Montréal.

Marchildon assaisonne son histoire de quelques épices amoureuses et il imagine une intrigue qui lui permet de réfléchir tout haut sur la condition des artistes, sur ce qui sous-tend leur cheminement en terre d’exil.

En essayant de se faire un nom à Montréal, l’artiste exilé cherche-t-il à être considéré comme un artiste québécois? En perdant l’étiquette de Franco-Ontarien, gagnera-t-il la consécration de son œuvre? Faut-il le voir comme un têtard qui tente de se métamorphoser en grenouille? En guise de réponse à ces questions, le romancier avance que «les artistes qui veulent pratiquer leur art emploient tous les moyens à leur disposition pour le faire et suivent un destin des plus incertains peu importe la voie qu’ils choisissent.»

Les exilés demeure un roman à la fois d’une grande simplicité et d’une complexe dynamique. Quiconque connaît le milieu culturel franco-ontarien y découvrira une analyse quasi caustique, certes, non sans pourtant y puiser une réflexion mûrie par une solide analyse. –

Paul-François Sylvestre
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Les EXILÉS
Daniel Marchildon
Éditions du Nordir
Collection : Rémanence
139 pages
18,00 $

Éditions du Nordir
Le Nordir

Le jour de ses quarante ans, Gilles Sincennes, un dramaturge franco-ontarien, vit un drame personnel qui se conjugue avec sa crise artistique.

Débarquant en catastrophe à Montréal, il trouve asile chez son ami poète, Marcel Leboeuf, aux prises avec ses propres démons.

Une histoire de film, une idylle et les déboires de Gilles l’amèneront à découvrir que le chemin de l’exil, que celui-ci soit volontaire ou forcé, mène rarement à la destination fixée au départ.

Style très dynamique. Les dialogues sont vivants et savoureux!

«En arrivant au coin de la rue Saint-Denis, il heurta un autre piéton. Par automatisme, Gilles balbutia des excuses en anglais, mais l’autre avait déjà filé. Il leva les yeux et, en voyant l’inscription de la rue Ontario, il se rendit compte qu’il avait encore du chemin à faire avant de réellement couper le cordon ombilical. « Un refugié culturel ». Gilles repassa l’expression dans sa tête, la vira de bord: un « culturel réfugié ». Il ne s’agissait pas d’un grand rôle mais au moins c’en était un.»

Ses livres…
Les Exilés
Fait à l’os!
Les Géniteurs
Le Pari des Maple Leafs
Le Prochain Pas

Écrivain et rédacteur pigiste depuis 1983, il a publié, entre autres, Le Secret de l’île Beausoleil, un roman jeunesse, aux éditions Pierre Tisseyre, et La Huronie, un manuel d’histoire, au Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques.

Notons que son roman Les géniteurs, a été finaliste au Prix des lecteurs Radio-Canada 2002.

Et son roman, Le pari des Maple Leafs, a, pour sa part, fait l’objet d’une adaptation de 28 minutes pour la télévision, intitulée Le Pari, et a été diffusée à Tfo (la télévision publique de langue française de l’Ontario) en novembre 2002, dans le cadre de la série Télé Litté, réalisée par les Productions Médiatique.