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Dans L’homme qui voulait penser, Andrée Ferretti écrit de Jérôme Cadrin : « Et il s’était demandé, affolé, si manquer de mots ce n’était pas manquer d’être. ».

Dans Mon chien, le soleil et moi,, la comédienne Pauline Joyaux ajoute : « Mais le pouvoir des mots, c’est aussi le pouvoir débilitant de mentir… Je mens, il ment, vous mentez. Le mensonge, aujourd’hui, c’est notre universel consentement à l’impuissance . »

Les choses pourraient en rester là, mais ça serait mal connaître la portée de cet engagement culturel, social et politique qui est celui d’Andrée Ferretti depuis son entrée en écriture.

Par les beaux personnages de femmes et d’hommes qu’elle crée, qui affrontent leur destin, quel qu’il soit, pour ainsi dire larvaire chez les uns, et homérique chez les autres, elle nous plonge dans toute la complexité et la grandeur du monde québécois contemporain, sous les traits de notables de village comme sous ceux de révolutionnaires dont les passions sont toujours déchirantes parce que formidablement exigeantes.

Ce qui n’empêche pas l’humour, le rouge et le noir, de même que ces clins d’yeux complices à Herman Melville et à Jacques Ferron, comme dans ce titre, authentique bijou d’écriture qui met ANDRÉE FERRETTI au plus haut rang des nouvellistes du Québec.

MON CHIEN, LE SOLEIL ET MOI
Andrée Ferretti
LES ÉDITIONS TROIS-PISTOLES
2006 – 160 pages – 22,95$