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Prix Piché de poésie de

l’Université du Québec à Trois-Rivières

Le prix, créé à la mémoire du poète Alphonse Piché, vise à souligner la qualité de la centaine de textes soumis par des poètes qui n’ont pas encore eu la chance de publier leurs poèmes. Les candidats et candidates devaient faire parvenir une suite poétique d’une vingtaine de textes, en vers ou en prose.

Une soixantaine de manuscrits ont été soumis au jury composé cette année de France Mongeau (poète), Bernard Pozier (poète et directeur littéraire des Écrits des Forges) et Jacques Paquin (chroniqueur de poésie et professeur au département de français de l’UQTR).

La lauréate reçoit une bourse de 2 000$ attribuée par l’Université du Québec à Trois-Rivières et la mention, une bourse de 500$ remise par la Fondation Les Forges. Les textes primés sont publiés dans la collection «Poèmes du lendemain» des Écrits des Forges.

Le Prix Piché de poésie de l’Université du Québec à Trois-Rivières 2006 est attribué aux textes en prose d’Annick Chauvette, qui signe «On exclut la personne qui parle».

Ces poèmes frappent d’abord par leur virulence, qui atteint la poète au plus vif du corps et du coeur. Sous cette mise à nu, on peut lire le témoignage d’un violent désir d’être reconnue par un monde qui semble nier farouchement le sujet du poème. Si, «On exclut la personne qui parle», c’est qu’une entité sans visage – la famille, la société? – exige de la poète un renoncement qui s’en prend à la vie même: «Tu dois ranger l’orage dans un tiroir, le plus éloigné, le petit dernier, fermer les yeux sur tous les scalpels».

Les membres du jury ont été unanimement touchés par des images fortes et singulières (sans complaisance) de la mère, du désordre intérieur, de la douleur.

La mention est attribuée à la suite de poèmes en vers de Marie-Pier Laforge-Bourret, intitulée «Journée». Elle raconte, sous forme d’un journal haletant, d’une chronique de la mort, heure après heure, le bouleversement d’une conscience aux prises avec l’appréhension de la fin.

Les membres du jury ont particulièrement apprécié ce sentiment d’urgence poussé à ses limites mais écrit d’une voix claire et qui sait créer une attente de la part du lecteur. Parce que, comme il est écrit : «demain arrive à toute vitesse».

Source :

FESTIVAL INTERNATIONAL DE POÉSIE DE TROIS-RIVIÈRES