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Qui, moi? Un malmeneur? Un guide d’anti-taxage à l’intention des enseignantes et des enseignants de la 4e à la 8e année.
Document préparé par les élèves et l’équipe CAYFO d’Ottawa: l’Amie de la jeunesse
Éditions Baico
Isbn: 1-894494-52-0
9,95$

Première étape en vue du jour où aucun enfant n’aura à avoir peur de quitter son domicile le matin.
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Un document sur le taxage à l’intention des étudiants :

Un malmeneur est quelqu’un qui blesse, effraie ou isole une autre personne qui pourrait être plus petite, vulnérable ou qui est tout simplement perçue comme étant différente des autres.

Il répète ce comportement pendant une période de temps et il le fait intentionnellement. Ceci est important parce que le taxage est un comportement étrange et vraiment pas « cool » qui va bien au-delà du simple taquinage.

Le taxage est indigne! Le malmeneur prévoit généralement de blesser sa victime, il veut exercer et maintenir un contrôle et déploiera de grands efforts pour poursuivre sa mission.

La victime ou la cible de taxage peut connaître un sort misérable qui peut durer toute une vie. Ce sont ces gens qui, non par leur faute, sont blessés, insultés, humiliés, persécutés et torturés.

Dans certains cas, ces personnes se font tuer par des actes ou des circonstances liés au taxage.

Si vous contribuez au taxage en tant que malmeneur ou en tant que témoin du taxage, faites bien attention, ce n’est pas une bonne façon de vivre. Lorsque vous vous couchez le soir, tentez de vous imaginer ce que c’est que d’être une victime.

Tentez de vous imaginer ces victimes qui tentent de s’endormir le soir, sachant que demain apportera plus de tourments, d’isolement, de peur et de menaces.

Le taxage : un acte gui pue au nez! »

La cible du taxage peut être victimisée d’une autre façon, notamment par ce qu’on appelle « le code du silence ». Cela survient lorsque le taxage est déclaré à un adulte et que sa réponse est de blâmer la personne qui le déclare en lui disant qu’elle fabule.

Imaginez comment une personne se sent lorsqu’elle est accusée de raconter des histoires lorsqu’elle rapporte tout simplement les faits. Pourquoi alors se préoccuper de rapporter, si cela veut dire que vous allez vous mettre dans le pétrin?

Les écoles devraient être des lieux d’ouverture où les jeunes gens, qui en voient de toutes les couleurs dans les couloirs, dans les cours d’école et dans les autobus, peuvent partager leurs soucis en toute confidence.

Il existe une autre forme de « code du silence ». II s’agit des instances où une personne est témoin d’un acte de taxage et n ‘y fait rien! Il ne vous suffit que d’être victime une seule fois pour savoir qu’il est affreux de voir des témoins qui n’accordent aucune attention à ce qui s’est passé. Ou pire encore, de voir ces témoins s’impliquer afin de faire partie de cette foule « à la mode ».

Puis, il existe un autre « code du silence ». Il s’agit de ces jeunes qui n’osent rien dire de peur d’aggraver la situation. Ils craignent d’être menacés ou que personne ne saura croire leurs histoires. Certains craignent de le dire à leurs parents par peur que ces derniers arrivent à l’école en blâmant tout le monde sur leur passage! Il s’agit bien de la dernière chose qu’une victime souhaite!

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Baico (Consultants en édition Inc)
Raymond Coderre
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