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Les Éditions du dernier havre , dirigées par Marie José Thériault, se donnent, entre autres objectifs, celui de republier petit à petit les œuvres d’Yves Thériault en les associant, le cas échéant, à leurs éventuels avant-textes ou adaptations et en rétablissant le texte de leur première édition.

En outre, un certain nombre d’inédits (rares, il est vrai), des ouvrages sur Yves Thériault et son œuvre (notamment, la biographie de cet auteur par sa fille) et quelques éditions spéciales plus ponctuelles s’intégreront au fil du temps au catalogue des Éditions du dernier havre.

Ce n’est pas tout : des ouvrages depuis longtemps épuisés et des œuvres méconnues d’Yves Thériault reverront le jour.

Comme suite à la biographie, des extraits de la correspondance du couple Yves et Michelle Thériault contribueront à mettre en lumière la situation de l’édition et les aléas de la vie d’un écrivain professionnel dans le Québec des années quarante, cinquante et soixante.

Articles, reportages et chroniques dont la vie fut, par définition, éphémère, reprendront un nouveau souffle.

Et nous ne nous arrêterons pas là…

Nous espérons ainsi non seulement renouveler le bassin de lecteurs d’Yves Thériault, mais aussi susciter chez tous une lecture rafraîchie, non convenue, de cet écrivain que l’on enferme depuis beaucoup trop longtemps dans la seule notoriété d’Agaguk.

Yves Thériault est beaucoup plus que ce roman.

Et, ainsi que le rappelait Renald Bérubé (UQAR) à l’occasion du colloque Pour une relecture de l’œuvre d’Yves Thériault tenu dans le cadre du dernier congrès de l’Acfas (Rimouski, mai 2003), «l’œuvre de cet auteur [est] importante, nombreuse et polygénérique sinon même éclatée […] Il vaut donc la peine, ainsi que cela se pratique pour les œuvres d’autres auteurs de sa génération […] de relire cette œuvre maintenant achevée définitivement; même, cela apparaît de la plus grande importance à qui veut en prendre la mesure la plus juste possible .»

Il importe de préciser que Les Éditions du dernier havre ne sont pas ouvertes, pour le moment du moins, à tous les écrivains.

Leur orientation est exclusivement thériausienne.

Le corpus littéraire de la famille Thériault et les essais que celui-ci peut susciter sont, en effet, amplement suffisants pour constituer l’assise d’une PME… et amplius.

Nous regrettons les frustrations que ces restrictions, mûrement réfléchies, pourraient provoquer . Elles ont pour but de faciliter la gestion artistique et commerciale d’un corpus considérable en soi et celle de tous ses éventuels prolongements.

En conclusion, nous rappelons à tous qu’Yves Thériault est décédé il y a vingt ans cette année, soit le 20 octobre 1983, à l’âge tendre de 67 ans.

Premières parutions :

AGAGUK (ISBN 2-89598-001-2 / 400 pages / 14,95 $)
LA FILLE LAIDE (ISBN 2-89598-000-4 / 288 pages / 11,95 $)