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Didier Leclair
Ce pays qui est le mien
roman
Éditions du Vermillon
Ottawa
2003
244 pages
20 $

Né à Montréal, Didier Leclair a passé son enfance et son adolescence en Afrique. L’écrivain vit à Toronto depuis la fin des années 80. Il a remporté le Prix Trillium 2000 pour Toronto, je t’aime, son premier roman. Ce pays qui est le mien est son deuxième roman.

En quatrième de couverture :
Ce pays qui est le mien est une histoire haletante où les personnages se croisent dans une course folle, souvent la nuit.

Un chauffeur de taxi affublé du nom d’Apollinaire, médecin dans son pays d’origine, court soigner des malades et néglige sa famille.

Parmi ses fréquentations, un ancien tortionnaire passionné de scrabble, un sidéen qui s’éclaire à la lampe-tempête et toute une faune de personnages essayant de comprendre ce que la vie signifie pour eux dans ce pays qui est le leur.

De ce récit, suintent la déception d’immigrants incapables de pratiquer leur métier dans leur nouvelle patrie et les remords de certains d’entre eux hantés par leur lâcheté avant le pays enneigé.

Pourtant, cette traversée en taxi dans l’univers de l’immigrant torontois est parsemée d’humour quelque peu grivois, de musique entraînante, d’anecdotes cocasses et surtout d’un amour insatiable de la vie.

Avec Ce pays qui est le mien, Didier Leclair signe une critique socio-politique cinglante et sans compromis.
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Sur la photo : Paul-François Sylvestre

Voici un roman qui lève le voile sur ces immigrants africains incapables de pratiquer leur métier dans leur nouvelle patrie.

L’action du roman se déroule sur environ une semaine et, grâce à une plume aussi alerte que dynamique, l’auteur réussit merveilleusement bien à nous plonger dans un environnement plein d’action, d’émotion et de tension.

Nous voyons le docteur Apollinaire rôder la nuit et pratiquer illégalement la médecine. Nous assistons à sa descente aux enfers puisqu’il devient «un homme sans espoir, ressemblant à un terrain de sable mouvant».

Il risque de s’enfoncer dans la vase en même temps que les personnes qu’il tente désespérément de sauver.

L’histoire d’Apollinaire illustre, bien entendu, la difficulté pour l’immigrant de quitter sa terre natale pour un pays d’adoption.

Mais ce récit se veut aussi, et surtout, un constat de taille : c’est uniquement lorsque le pays d’adoption cesse d’être une nécessité pour l’immigrant et un refuge pour sa famille exilée, qu’il peut devenir le dépositaire de leurs émotions.

Autrement, la colère continue à les habiter et les relents de haine persistent à les contaminer. –
Paul-François Sylvestre

Visitez le site de :
RÉCF/Les éditions du Vermillon

Le livre Ce pays qui est le mien est présentement en nomination au Prix des lecteurs Radio-Canada.
Voir et écouter :
Radio-Canada