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Parce que «nous héritons de la rouille», D’oiseaux racines le désir installe une poésie qui questionne le monde et l’interpelle dans ses tranchées.

Il y a la guerre qui écorche, la paix qui endort, mais aussi les deux à la fois qui arrivent presque à faire bon ménage dans l’aberrance.

Dans une double adresse, Luis Alberto Arellano parle de cette femme tout près, mais aussi de cette société qui s’éloigne de l’homme.

Il faut s’épuiser tièdes au moment d’aimer
s’épuiser profonds et molécule
et ne pas penser au million de morts qui meurent au complet aujourd’hui.

«Tu peux dire n’importe quoi, / parler de ce qui est insignifiant / ou de choses importantes», mais l’essentiel est de rester alerte, les yeux ouverts au maximum, et mettre le pied stable sur le seuil de demain qui arrive vite, criard et silencieux à la fois.

Il s’agit d’arriver à nommer ce que l’on croit innommable et éphémère, pour inscrire le monde pour de bon. Dans le questionnement, l’espoir.

Nous ne devons pas poser de questions au monde :
laisse-le suivre son cours dans sa terrible condition
pour laquelle il n’y a pas de nom.

L’AUTEUR :

Poète et éditeur, LUIS ALBERTO ARELLANO est né à Querétaro en 1976. Plusieurs fois boursier du Fonds d’État pour la Culture et les Arts, il est aussi coordinateur du séminaire de création littéraire du Centre de Formation Artistique et Culturelle de l’Institut de Querétaro pour la Culture et les Arts. La presse nationale et internationale a d’ailleurs présenté ses poèmes, essais et traductions à plusieurs reprises.

Tu es vieille et tu ne connais pas le monde.

D’OISEAUX RACINES LE DÉSIR
DE PAJAROS RAICES EL DESEO
Luis Alberto Arellano
Traduit de l’espagnol : Françoise Roy
LES ÉDITIONS LES ÉCRITS DES FORGES
MANTIS EDITORES
2006 – 128 pages – 14,00$ – 15,00 euros

LES ÉDITIONS LES ÉCRITS DES FORGES

MANTIS EDITORES