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Je mens sur le monde ne s’enracine pas dans la forme, il contrevient aux règles autant dans la langue que dans la graphie, au cœur de la page.

Le monde y est ainsi dépeint et dénaturé parce que sans réelle nature à la base, dans ce quotidien qui intervient comme une vérité qui s’efface quant arrive la nuit.

Ici, la quête s’inscrit au creux de l’espoir.

ici dans les langues arides de la terre ma requête en silence d’un pardon infini’
dans cette épiphanie de l’âme parmi les pierres’ sur le dur branchage de sang’ la soif.

Le monde tourne croche, le mensonge progresse, le temps est compté, minuté et proscrit, car «à chaque 2/5 de flambée de minute un corps s’arrache le sang et se le met une fois de plus sous les ongles et dans les mains».

Il y a que les corps, territoires en mouvances, cherchent cette liberté nécessaire au lendemain.

Tu regardes tes mains serties de crevasses
sans pour autant trouver les fleuves qui un jour y
coulèrent
ni ces villages-là
les enfants
les noms lointains (…)

Et sur quoi une âme peut-elle bien s’enraciner
si ce n’est sur les poings et les nerfs

L’AUTEUR :

ARTURO IPIÉNS, né à San Luis Potosi en 1962, habite à Guadalajara depuis 1970. Il travaille comme pigiste en tant qu’architecte et sculpteur. Il lit et écrit de la poésie depuis sa jeunesse. Je mens sur le monde est son premier livre.

JE MENS SUR LE MONDE
Arturo Ipiéns
Traduit de l’espagnol : Françoise Roy
LES ÉDITIONS ÉCRITS DES FORGES
MANTIS EDITORES
2006 – 136 pages – 14,00$ – 15,00 EUROS

LES ÉDITIONS ÉCRITS DES FORGES

MANTIS EDITORES