Art et culture
Accueil -> culture -> Tous les chroniqueurs du passé -> Chronique auteurs québécois - Essais, biographie, documents ->

Lancé à la mi-octobre, le témoignage La Proie de Martine Ayotte en est déjà à sa première réimpression. Treize mille exemplaires ont été placés sur le marché et en grande partie vendus.

Si beaucoup de livres racontent des passages de vies incestueux, celui-là va beaucoup plus loin, car il s’agit ici du récit inédit d’une dénonciation.

Le pire pour Martine Ayotte dans toute cette histoire, c’est l’abandon des siens pendant le procès : mère, sœur et frère ont préféré en effet se ranger du côté de l’agresseur.

Le juge, pour sa part, a préféré croire le témoignage de la victime et a condamné le prédateur à une peine très sévère.

Dans La Proie, Martine Ayotte raconte les sévices exercés par son père durant toute son enfance et son adolescence.

Chaque nuit, elle recevra la visite de ce dernier, qui usera de diverses stratégies, toutes plus violentes les unes que les autres, afin d’assurer le silence de la jeune fille.

Sauvagement violée et battue, elle sera pendant deux décennies une victime muette.

Souffrant du syndrome de stress post-traumatique, elle cherchera à fuir son passé par le travail jusqu’au jour où elle s’effondrera.

Elle devra alors faire un choix : mourir ou dénoncer.

Avec courage, madame Ayotte choisira la deuxième option.

Mais comment réagiront son mari et sa famille.

auront-ils appuyer sa démarche?

C’est ainsi que vingt ans après sa dernière agression, en 2004, avec l’aide du CAVAC, elle trouvera la force de dénoncer le coupable à la police.

Heureusement, l’enquêteur sera le premier à la soutenir et à la croire.

Il s’acharnera à convaincre la procureure de la Couronne de défendre un dossier qui semblait pourtant voué à l’échec.

S’en suivra une longue remontée vers l’affranchissement et la résilience.

Avec La Proie, l’auteure traite de façon unique du délicat sujet des réactions à la fois étranges, paradoxales et pourtant compréhensibles de sa famille qui l’abandonnera à son triste sort.

Elle détaille avec précision la longue et douloureuse démarche judiciaire et les deuils que doit faire une victime pour passer à travers un système qui curieusement, favorise les agresseurs, au détriment des victimes.

Martine Ayotte raconte aussi ses débats intérieurs, les difficultés rencontrées dans le processus judiciaire, ses émotions vécues, son insécurité et son constant sentiment de rejet.

Il va sans dire que ce livre unique pourra sans doute aider de nombreuses personnes qui ont vécu, qui vivront ou qui connaissent une personne vivant cette problématique encore très actuelle.

Car Martine Ayotte a été crue, mais surtout entendue!

LA PROIE
Martine AYOTTE
LES ÉDITIONS JCL
Collection Victimes
2008 – 404 pages – 24,95$

Découvrez tous les titres publiés chez cet éditeur :

LES ÉDITIONS JCL

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Lancé à la mi-octobre, le témoignage La Proie de Martine Ayotte en est déjà à sa première réimpression. Treize mille exemplaires ont été placés sur le marché et en grande partie vendus.

Si beaucoup de livres racontent des passages de vies incestueux, celui-là va beaucoup plus loin, car il s’agit ici du récit inédit d’une dénonciation.

Le pire pour Martine Ayotte dans toute cette histoire, c’est l’abandon des siens pendant le procès : mère, sœur et frère ont préféré en effet se ranger du côté de l’agresseur.

Le juge, pour sa part, a préféré croire le témoignage de la victime et a condamné le prédateur à une peine très sévère.

Dans La Proie, Martine Ayotte raconte les sévices exercés par son père durant toute son enfance et son adolescence.

Chaque nuit, elle recevra la visite de ce dernier, qui usera de diverses stratégies, toutes plus violentes les unes que les autres, afin d’assurer le silence de la jeune fille.

Sauvagement violée et battue, elle sera pendant deux décennies une victime muette.

Souffrant du syndrome de stress post-traumatique, elle cherchera à fuir son passé par le travail jusqu’au jour où elle s’effondrera.

Elle devra alors faire un choix : mourir ou dénoncer.

Avec courage, madame Ayotte choisira la deuxième option.

Mais comment réagiront son mari et sa famille.

auront-ils appuyer sa démarche?

C’est ainsi que vingt ans après sa dernière agression, en 2004, avec l’aide du CAVAC, elle trouvera la force de dénoncer le coupable à la police.

Heureusement, l’enquêteur sera le premier à la soutenir et à la croire.

Il s’acharnera à convaincre la procureure de la Couronne de défendre un dossier qui semblait pourtant voué à l’échec.

S’en suivra une longue remontée vers l’affranchissement et la résilience.

Avec La Proie, l’auteure traite de façon unique du délicat sujet des réactions à la fois étranges, paradoxales et pourtant compréhensibles de sa famille qui l’abandonnera à son triste sort.

Elle détaille avec précision la longue et douloureuse démarche judiciaire et les deuils que doit faire une victime pour passer à travers un système qui curieusement, favorise les agresseurs, au détriment des victimes.

Martine Ayotte raconte aussi ses débats intérieurs, les difficultés rencontrées dans le processus judiciaire, ses émotions vécues, son insécurité et son constant sentiment de rejet.

Il va sans dire que ce livre unique pourra sans doute aider de nombreuses personnes qui ont vécu, qui vivront ou qui connaissent une personne vivant cette problématique encore très actuelle.

Car Martine Ayotte a été crue, mais surtout entendue!

LA PROIE
Martine AYOTTE
LES ÉDITIONS JCL
Collection Victimes
2008 – 404 pages – 24,95$

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