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Le journal du baiser ou l’émoi de toi
Julie Huard
Poésie
Collection :
« Fugues/Paroles »
Les Éditions L’Interligne
70 pages
12,95$

Les Éditions L’Interligne ont le plaisir d’annoncer la parution du recueil « Le journal du baiser ou l’émoi de toi » de Julie Huard.

« Du jour au lendemain, des mains secouent les grands arbres, ébranlent les secrets. Des choeurs planent et soudain le désir ne s’apparente plus au rêve. Quelque chose s’éteint, nos doigts touchent la cendre. Chacun fait le tour de son île et puis s’en va. L’espace s’évase entre les êtres, le mystère se dilue. Tout a été bu. Les grands arbres chancèlent et les fruits plongent, têtes premières. »


La photo a été prise par Maurice Brochu

Julie Huard est auteure, réalisatrice, animatrice et scénariste.

Elle est née à Ottawa le 18 juin 1958. Elle a d’abord étudié les sciences humaines au Collège de l’Outaouais, puis l’administration à l’Université du Québec à Hull. Elle est aussi passée par l’école de Jeunesse Canada Monde.

En écriture, elle choisit d’abord la poésie puis la nouvelle, le conte, le récit et le journal intime.

En télévision, depuis plus de quinze ans, on la connaît pour ses reportages culturels, ses coups de cœur et son animation d’émissions culturelles, à la télé de Radio-Canada particulièrement (Expresso – Espace Libre – Ce soir culturel). Elle est aussi réalisatrice d’émissions culturelles et de documentaires à caractère humain, social et international.

Le monde de Julie ? Le monde, les arts et les communications ! Elle est à la fois globe-trotter et communicatrice passionnée via la télé, le livre, la scène (spectacles musico-poétiques).

Affiliation
Elle est membre de l’Union des écrivaines et écrivains québécois (UNEQ), de l’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français (AAOF), de l’Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec (ARRQ), de la Société des auteurs de radio et télévision (SARTEC) et de la Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SOCAN).
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ENTREVUE…

J’ai rencontré cette Julie auteure, réalisatrice, animatrice et scénariste à la Brûlerie, rue Montcalm, le mercredi 11 février. Nous avons passé une heure très agréable à causer ensemble, malgré un rhume qui l’accablait, et voici ses réponses à quelques questions que je lui ai posées :

Tu as réagi comment en apprenant que tu serais une invitée d’honneur de la vingt-cinquième édition du Salon du livre qui se tiendra, du 24 au 28 mars 2004?
J’étais hyper surprise (je suis presque tombée de ma chaise) lorsque Sylvie Gravel a téléphoné mais j’étais très contente. J’en revenais tout simplement pas. Guy Jean m’avait suggéré de poser ma candidature mais…

Je vais entrer dans tout ça comme un petit poisson dans l’eau… j’ai envie d’être heureuse en vivant cet honneur et ce privilège. En plus j’ai un livre qui va sortir, Le journal du baiser ou l’émoi de toi et je suis si contente que tout ça arrive en même temps.

Quand es-tu devenue membre de l’AAAO (l’Association des auteurs et auteures de l’Outaouais)?
C’est Michel-Rémi Lafond qui m’en avait déjà parlé. Il voulait que je collabore à des collectifs. Le président était alors Richard Poulin. Ma première tâche au sein du CA a été l’organisation de soupers littéraires et j’ai fait ça pendant cinq ans avec Richard et Michel-Rémi. Ça marchait très fort. Je suis restée plusieurs années au sein du CA et puis je me suis retirée pour travailler à trois collectifs… On a travaillé un bon huit ou neuf ans à ces collectifs. C’était pas facile! J’pense que pour Amoroso, par exemple, on avait reçu cinq cent textes d’une centaine d’auteur.e.s.

(Rappelons que si Julie a à son actif trois recueils de poésie et qu’on retrouve plusieurs de ses textes et poèmes dans des collectifs, l’AAAO lui doit la codirection de trois recueils collectifs Jeux d’adresses, nouvelles (Vents d’Ouest – 1996), Le temps est d’abord un visage, poésie (Écrits des Hautes-Terres – 1999), Amoroso, poésie (Écrits des Hautes-Terres – 2001).)

Dernièrement, il y a eu le gala qui a reconnu la collaboration entre le SLO (Salon du livre de l’Outaouais) et l’AAAO. Après vingt-cinq ans de travail, tu vois des fruits de cette collaboration?
Je n’y étais malheureusement pas… étant à Bornéo mais je trouve cette collaboration essentielle. Ce sont deux regroupements qui ont le même objectif, promouvoir les auteurs et les livres. C’est bien, les soirées littéraires qui s’organisent… la place que le SLO fait de plus en plus aux auteur.e.s de l’Outaouais, tout ça vient en partie d’un dialogue entre les deux organismes. Le Salon insiste vraiment de plus en plus sur la littérature régionale… et les auteur.e.s savent prendre leur place de plus en plus. Aussi, les soirées de poésie permettent d’être vus et entendus. Bien entendu, ici, on est encore une
« région »… tous les auteur.e.s qui vivent en situation frontalière partagent une même problématique qu’ils soient dans une ville belge par rapport à Bruxelles, ou en banlieue de Montréal ou ailleurs…

Le prix littéraire Le Droit ne sera pas attribué cette année. Qu’en penses-tu?
Mais où sont les priorités? A-t-on cherché des donateurs, des donatrices? N’y a-t-il pas une solution en quelque part? La littérature a toujours été un parent pauvre au niveau des médias…

Tu aimes la lecture, assurément. Quels livres te viennent spontanément à l’esprit et que tu pourrais suggérer aux lecteurs, lectrices du SLO?
Eh bien, Alexandre Barrico (Soie), j’adore Nicolas Bouvier (L’Usage du monde, La Chambre rouge…) Je voudrais vraiment transmettre ma passion de la lecture et de l’écriture. Ça me fait toujours bien plaisir lorsque je vois des jeunes à la bibliothèque… la lecture, c’est une ouverture sur le monde. Les livres, ce sont des partenaires de la vie.

Tu travailles à des projets littéraires pour 2004 ?
En littérature, <b<Le journal du baiser ou l'émoi de toi (poésie) et Paysâmes (journal de voyage). À la télé, des coups de cœur à l’émission Vues d’artistes et des reportages à ARTV. En ébullition, le documentaire Et si on changeait le monde ?

Et si tu pouvais changer le monde Julie?
(L’émotion visible sur son visage…) J’aimerais donc que tout l’monde mange à sa faim, que la richesse soit mieux partagée…

Enfin, quels seraient tes rêves en ce qui concerne la vie littéraire de la région outaouaise?
J’aimerais que les médias fassent encore plus connaître les auteur.e.s de chez nous. Que les libraires invitent de plus en plus de nos auteur.e.s à faire des séances de signatures. Ce serait bien de voir un auteur qui rencontre son public, attablé un samedi ou un dimanche après-midi, pour un trois heures ou plus. J’aimerais entrer au Troquet, à chaque dernier lundi du mois, et voir encore une foule, des gens qui souhaitent écouter les poètes… À chaque fois que je suis au SLO, je trouve que je vis des moments extraordinaires! Les auteurs se rencontrent, tout gravite autour de stands des maisons d’éditions, il y a des engouements, certaines personnes se greffent à des discussions, j’apprécie ces rencontres informelles… j’aime beaucoup notre Salon. C’est un événement remarquable. J’aimerais qu’il y ait encore plus de monde…

Et ton rêve au niveau personnel?
Je souhaiterais avoir plus de temps à consacrer à l’écriture, ne faire que des projets que j’aime… faire du bénévolat…

Merci Julie!

Voir :
Julie Huard/AAAO
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Les Éditions L’Interligne
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