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C’est pendant la peste de Marseille, qui décima la Provence entre 1720 et 1722, que Roland Fuentès campe le fabuleux personnage de Maladite.

Maladite : « revendeur à l’occasion, fieffé coquin de spéculateur sans nul doute, mais capable de s’enthousiasmer avec sincérité pour la chose artistique ».

On entre dans l’univers de ce colosse collectionneur d’art par l’entremise des oeuvres de Vélasquez, Le Caravage, Callot, Frans Huys et Jan Wierix avant de découvrir, avec lui, la puissance brute de l’art et l’envoûtement qu’il peut provoquer.

En effet, égaré dans la campagne profonde de son pays malade, Maladite est recueilli, presque mourant, dans la ferme de martin Escoffier.

Le métayer, ne trouvant pas le sommeil, avait sculpté dans le bois d’olivier une tête humaine qui donna à Maladite
« l’impression qu’une force brute, irrésistible, couvait à l’intérieur du bois ».

Obsédé par l’oeuvre, Maladite la dérobe au fermier et, convaincu de sa puissance protectrice, braVe la mort qui rôde partout.

Mais il ignore qu’il vient de faire son propre malheur.

Critique d’Uparathi

L’AUTEUR :

ROLAND FUENTÈS vit en Provence. Nouvelliste, romancier, scénariste de bande dessinée et professeur d’allemand, il est l’un des fondateurs de la revue littéraire et artistique Salmigondis. Il a été récipiendaire du Prix Prométhée de la nouvelle en 2003.

LE PASSEUR D’ÉTERNITÉ
Roland Fuentès
LES ÉDITIONS L’INSTANT MÊME
2007 – 104 pages – 17,00$

LES ÉDITIONS L’INSTANT MÊME